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Le Rwanda n'a aucun soldat en RDC, affirme Kagame

Le président de la RDC, Felix Tshisekedi (à gauche) et son homologue rwandais Paul Kagame à New York, le 23 septembre 2019 (Facebook / RDC Présidence)

Le président rwandais, Paul Kagame, a affirmé lundi que, contrairement à des rumeurs persistantes, son pays n'a déployé aucun soldat en République démocratique du Congo (RDC) voisine pour y lutter contre des groupes rebelles.

"Le gouvernement de la RDC sait qu'il n'y a pas le moindre soldat (rwandais) dans l'est de la RDC. Vous pouvez me croire, il n'y a aucun soldat des RDF (Forces de défense rwandaises) dans cette partie du monde", a déclaré M. Kagame lors d'une conférence de presse notamment consacrée au nouveau coronavirus.

Depuis plusieurs mois, des rumeurs font état d'une présence directe de l'armée rwandaise sur le sol congolais pour mener une offensive avec les forces congolaises contre les rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Les FDLR sont un groupe de rebelles hutu rwandais réfugiés en RDC, dont certains des fondateurs au début des années 2000 ont participé au génocide contre les Tutsi au Rwanda en 1994.

L'armée congolaise avait annoncé en septembre avoir tué le chef des FDLR, Sylvestre Mudacumura, poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes de guerre dans l'est de la RDC.

Cette annonce avait été saluée par Kigali, qui reprochait auparavant à la RDC de ne pas en faire assez contre les FDLR.

M. Kagame s'est d'ailleurs réjoui lundi de la volonté de collaboration affichée par le gouvernement congolais depuis l'élection en janvier 2019 du président Félix Tshisekedi.

"Heureusement, nous avons en RDC un gouvernement qui a accepté de travailler avec les pays de la région pour résoudre un problème qui dure depuis 25 ans", a-t-il souligné.

Le Groupe des experts du Congo (GEC), rattaché à l'Université de New York, avait affirmé en se basant sur "plusieurs sources militaires, diplomatiques et de la société civile" que des soldats des forces spéciales rwandaises avaient participé à une offensive sur le sol congolais fin novembre.

Le Rwanda avait immédiatement démenti, en affirmant que l'opération contre les FDLR et leurs groupes dissidents était "conduite par l'armée congolaise". Mais il s'était dit prêt à fournir de l'assistance ou des renseignements.

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Plus de 1000 détenus se sont évadés de la prison de Beni

Un garçon passe devant le mur d'un centre de traitement du virus Ebola à Beni, en RDC, le 1er avril 2019. REUTERS/Baz Ratner

Au moins un millier de prisonniers, dont des présumés membres des Forces démocratiques et alliées (ADF), se sont évadés de la prison de Beni dans l'Est de la République démocratique du Congo, après une attaque attribuée à ce groupe armé, ont indiqué mardi des sources administrative et policière.

"La prison de Kangbayi a été attaquée par des ADF", a déclaré à l'AFP Modeste Muhindo Bwakanamaha, maire par intérim de Beni.

"Seule une centaine de détenus n'ont pas quitté la prison sur les 1.455 qui s'y trouvaient", a-t-il ajouté.

Selon Radio Okapi, les assaillants étaient lourdement armés et ils ont d'abord attaqué une position de l'armée qui surveillait la prison.

"Deux prisonniers (ont été) tués par balles et sur 1.300 détenus, un grand nombre s'est volatilisé dans la nature" après cette attaque conduite "par des rebelles ADF, vers 4h30", a pour sa part indiqué la police sur Twitter.

Des dizaines de militaires et policiers sécurisaient la prison mardi avant midi, tandis que les autorités locales visitaient le lieux, a constaté un correspondant de l'AFP.

Deux véhicules blindés de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) étaient positionnés sur les lieux.

Des riverains venus sur le lieux disaient craindre une recrudescence de "l'insécurité" après cette spectaculaire évasion, d'après les témoignages recueillis par l'AFP.

Les ADF sont accusés du massacre de plus d'un millier de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.

Ils sont accusés d'avoir tué des centaines de civils rien que depuis novembre l'année dernière, quand l'armée congolaise a annoncé une offensive contre leurs bases et leurs leaders dans la forêt et la jungle autour de Beni.

La radio onusienne Okapi précise que des combattants Maï-Maï faisaient aussi partie de ceux qui se sont évadés lors de l'attaque de mardi.

Les évasions ne sont pas rares dans les prisons surpeuplées de la RDC, construite pour la plupart pendant l'époque coloniale, avant 1960.

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