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RDC

Quarante combattants du groupe armé ADF capturés dans l'Est, selon l'ONU

Une patrouille de la Monusco pour traquer les rebelles ougandais des Forces Démocratiques Alliés (ADF), le 13 novembre 2018.

Quarante combattants du groupe armé Forces démocratiques alliées (ADF) ont été capturés dans la région de Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo après un massacre de civils, a indiqué mercredi la Mission de l'ONU dans le pays.

"Le 9 février 2020, aux environs de 22H30 (20H30 GMT), une action conjointe (Casques bleus - armée congolaise) lancée contre les ADF a permis aux FARDC d'appréhender 40 combattants des ADF près de Makeke et de les emmener à la base des FARDC à Mangina" dans la province du Nord-Kivu, a déclaré le lieutenant-colonel Claude Raoul Djehoungo, porte-parole militaire de la Monusco.

Cette action a eu lieu en réaction au meurtre d'au moins sept civils à Makeke dans la même soirée, a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse.

Les forces armées congolaises (FARDC) mènent des opérations "d'envergure" depuis fin novembre dans la région de Beni.

"Acculés à l'est de Beni, les ADF se sont dispersés dans la forêt pour se retrouver dans la zone au nord-ouest de Beni où de nombreuses exactions, en guise de représailles, ont été perpétrées contre les civils", a expliqué le lieutenant-colonel Djehoungo.

Ces attaques ont fait au moins 350 morts parmi les civils, selon les organisations congolaises de défense de droits de l'homme.

"Les ADF qui ont été capturés ont été remis aux FARDC" afin d'obtenir des renseignements, a affirmé le porte-parole militaire de la Monusco, en réponse à des questions sur leur lieu de détention.

Interrogés par l'AFP, des hauts responsables de l'armée congolaise n'ont ni infirmé ni confirmé la capture ou la détention de 40 ADF par les forces régulières.

Mystérieux et repliés sur eux-mêmes, les ADF sont à l'origine, des rebelles ougandais musulmans qui se sont installés dans l'est de la RDC en 1995.

Depuis des années, ils ne lancent plus d'attaques contre l'Ouganda mais sont accusés d'être responsables de massacres de plus d'un millier de civils depuis octobre 2014.

Des dizaines de groupes armés locaux et étrangers sont répertoriés dans la partie est de la RDC, en proie à l'insécurité depuis 25 ans.

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Epidémie d'Ebola en RDC: aucun nouveau cas depuis sept jours

Campagne de vaccination contre Ebola dans le Nord-Kivu, RDC, 20 novembre 2019. (Twitter/OMS)

Très préoccupée par la propagation mondiale du coronavirus, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) affiche mercredi un optimisme prudent sur le front de l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola en République démocratique du Congo, son autre urgence sanitaire de portée internationale.

"Aucun nouveau cas confirmé n’a été rapporté, ni aucun décès confirmé, et ceci pour le 7ème jour consécutif", se félicite l'OMS sur Twitter, à partir de données s'arrêtant au 24 février.

"L'épidémie d'Ebola en #RDC est désormais réduite à une seule zone sanitaire, Beni", a ajouté l'OMS, qui a élevé en juillet la dixième épidémie d'Ebola sur le sol congolais au rang d'urgence sanitaire mondiale, en raison des risques de propagation aux pays voisins (Rwanda, Ouganda).

"L'équipe de l'OMS et ses partenaires sur le terrain restent en alerte et continuent à travailler dur, malgré l'insécurité et de nombreux autres obstacles, pour parvenir à 0 cas", ajoute l'OMS.

L'épidémie d'Ebola a été déclarée le 1er août 2018 dans l'est de la RDC. "Au total, il y a eu 2.264 décès (2.130 confirmés et 134 probables) et 1.167 vainqueurs (personnes guéries, ou survivants)", indique le dernier bulletin des autorités sanitaires congolaises.

Il y a "453 cas suspects en cours d’investigation", ajoute-t-il.

La "riposte" anti-Ebola a été compliquée par l'insécurité dans la zone de l'épidémie (territoire de Beni, Butembo et extrême sud de l'Ituri).

16.637 personnes ont été vaccinées, en date du 22 février 2020, avec le second vaccin Ad26.ZEBOV/MVA-BN-Filo (Johnson&Johnson) dans les deux Aires de santé de Karisimbi à Goma (est).

L’enquête sur la gestion de grands travaux à Kinshasa continue

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En RDC, les proches des "martyrs de la démocratie" demandent justice

La photo de Rossy Mukendi relayée sur les réseaux sociaux pour lui rendre hommage.

Quelques trois cent personnes ont célébré mardi à Kinshasa une messe à la mémoire des "martyrs de la démocratie" tués début 2018 dans des marches demandant le départ de l'ancien président Joseph Kabila, a constaté l'AFP.

A l'origine de la messe et des marches de 2018, le collectif chrétien du Comité laïc de coordination (CLC) a demandé aux autorités "justice" pour les familles des victimes.

Le CLC a envisagé de "porter plainte et se constituer partie civile aux côtés de toutes ces victimes".

La messe a été dite à l'occasion du deuxième anniversaire de la mort du militant des droits de l'homme Rossy Mukendi, tué dans la dernière des trois marches le 25 févrierv 2018. Un policier avait été arrêté le jour suivant.

Une quinzaine de manifestants avaient été tués les 31 décembre 2017, 21 janvier et 25 février 2018.

Les noms des militants morts lors de ces marches étaient inscrits sur un pagne imprimé pour la circonstance.

C'étaient "des dignes fils qui ont donné leur vie pour la démocratie dans notre pays", a résumé l'officiant, Mgr Edouard Kisonga, évêque auxiliaire de Kinshasa.

"Le CLC demande avec insistance au gouvernement que la date du 16 février soit reconnue officiellement dans le calendrier national comme jour férié en hommage aux martyrs de la démocratie", a déclaré Gertrude Ekombe, membre de la coordination du Le CLC.

Une autre marche des chrétiens avait été sévèrement réprimée (plusieurs dizaines de morts) le 16 février 1992 sous l'ex-dictateur Mobutu Sese Seko.

Après la présidentielle organisée en décembre 2018, l'ancien opposant Tshisekedi a été proclamé vainqueur du scrutin et investi le 24 janvier 2019 en présence de son prédécesseur Kabila.

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