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RDC

20 morts dans une nouvelle attaque des ADF à Beni

Une patrouille de la Monusco pour traquer les rebelles ougandais des Forces Démocratiques Alliés (ADF), le 13 novembre 2018.

Vingt civils ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi dans une attaque du groupe des Forces démocratiques alliées (ADF) à Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris auprès de l'administrateur du territoire.

"Il y a eu incursion des ADF à Apetina-Sana dans la nuit de dimanche à lundi. Ces ADF ont tué à l'arme blanche dix-huit civils", a déclaré à l'AFP Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni.

"Nous avons suspendu la fouille à cause de la nuit. Nous reprendrons demain (mardi). Nous avons retrouvé deux autres corps. Le bilan est donc de vingt corps", a déclaré à l'AFP Lewis Salikoko, l'un des responsables de la société civile d'Oicha, qui supervise la fouille.

Dans cette attaque, plusieurs maisons ont été incendiées. "Les autorités ont pourtant été alertées depuis dimanche soir sur la présence d'hommes suspects à l'ouest d'Oïcha", a regretté Teddy Kataliko, l'un des responsables du réseau des organisations de la société civile de Beni.

"Nous continuons à demander aux Forces armées de la RDC (FARDC) de lancer les opérations du côté ouest aussi afin d'épargner les civils", a-t-il ajouté.

Apetina-Sana est une cité située à 16 km à l'ouest d'Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni, sur la route nationale numéro 4, dans ce que les habitants appellent le "triangle de la mort", Mbau-Eringeti-Oicha.

Depuis le 28 novembre, le chef d'état-major des Forces armées de la RDC (FARDC), le général d'armée Célestin Mbala, s'est installé avec son équipe à Beni. Un autre général d'armée, John Numbi, inspecteur général des FARDC et proche de l'ex-président Joseph Kabila, a été envoyé en renfort quelques jours après.

Les ADF étaient à l'origine des rebelles musulmans ougandais installés, en 1995 dans l'est du Congo pour mener des attaques contre Kampala.

Mais ils ont cessé de longue date leurs actions contre l'Ouganda voisin et ils ont fait souche dans la population congolaise. Ils sont accusés d'avoir massacré plusieurs centaines de civils depuis octobre 2014 dans la région de Beni.

Depuis le lancement le 30 octobre des opérations militaires contre leurs fiefs, ils ont tué plus de deux cents civils, selon un décompte d'organisations locales de la société civile.

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Heurts entre musulmans à Kinshasa: 30 condamnations à mort

Des policiers montent la garde devant la Cour suprême à Kinshasa, le 18 novembre 2006.

Trente personnes ont été condamnées à mort en République démocratique du Congo (RDC) pour leur participation aux violences contre la police ayant marqué jeudi la fin du ramadan à Kinshasa, la capitale, a-t-on appris de sources judiciaires.

Le verdict a été prononcé au petit matin samedi dans le procès en flagrance tenu depuis vendredi à Kinshasa, selon un enregistrement dont l'AFP a eu copie. Un avocat des parties civiles, Me Chief Tshipamba, a confirmé à l'AFP ces trente condamnations à la peine capitale.

Régulièrement prononcée, notamment dans les affaires impliquant les groupes armés dans l'est du pays, la peine de mort n'est plus appliquée en RDC depuis un moratoire décidé en 2003, et systématiquement commuée en condamnation à la perpétuité.

Jeudi, de violents heurts avaient éclaté entre fidèles musulmans se disputant l'accès au stade des Martyrs, le grand stade de la capitale congolaise, pour y organiser la prière officielle de clôture du ramadan. Les protestataires s'en étaient pris en particulier à la police présente sur les lieux pour encadrer la cérémonie.

Un premier bilan officiel faisait état d'un policier tué, dont les images ont largement circulé sur les réseaux sociaux. Une policière est entre la vie et la mort, affirment désormais les autorités, tant que 46 autres policiers ont été blessés, dont huit sont dans un état critique. Une dizaine de véhicules de la police ont été endommagés, dont l'un complètement incendié.

Trente-huit personnes ont été interpellées sur les lieux des violences et jugées en comparution immédiate à partir du lendemain au Tribunal de grande instance de la commune de la Gombe, dans le centre de Kinshasa. Retransmise toute la journée en direct à la télévision publique, l'audience a duré jusqu'au petit matin samedi.

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Le Sénat de la RDC refuse de lever l'immunité de l'ex-Premier ministre Matata Ponyo

Augustin Matata Ponyo Mapon, Premier ministre congolais, Kinshasa, Avril 2012

Le Sénat de la RDC a, au terme d'une réunion à huis clos, rejeté vendredi une requête des tribunaux visant à autoriser des poursuites contre le sénateur Augustin Matata Ponyo, accusé de malversations dans une affaire qui remonte au temps où il était Premier ministre.

Le Sénat a rejeté la requête émanant de la Cour constitutionnelle pour "vice de procédure", a expliqué à VOA Afrique un sénateur qui a requis l'anonymat car il n'était pas autorisé à donner les détails de la session à huis clos.

Selon le sénateur qui s'est confié à VOA Afrique, le vote de vendredi ne met pas fin à cette saga car il était fondé principalement sur le fait que le dossier est venu initialement de la Cour constitutionnelle en lieu et place de la Cour de cassation comme le recommandent les juristes.

M. Matata Ponyo, 56 ans, avait dirigé le gouvernement de la RDC de 2012 à 2016 sous l'ancien président Joseph Kabila.

Mis en cause dans une affaire de détournements de fonds publics liés à la gestion d'un parc agro-industriel, il a toujours clamé son innocence.

A son tour, M. Matata Ponyo a porté plainte contre l’Inspection générale des finances pour fausses allégations.

Violents combats dans le Sud-Kivu, en RDC

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Un fidèle et un policier tués dans des affrontements entre musulmans à Kinshasa

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