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Est de la RDC: près de 300 rebelles hutus rwandais rapatriés au Rwanda

Les FARDC dans le Parc de Vurunga pour combatre les groupes armés Mai Mai et FDLR 1 er Juin 2017

Près de 300 dissidents d'un groupe armé rwandais hutu actif dans l'est de la République démocratique du Congo ont été rapatriés au Rwanda avec leurs dépendants après avoir été défaits par l'armée congolaise, a-t-on appris lundi de source militaire congolaise.

Les 291 rebelles rwandais appartenaient au groupe armé Conseil national pour la renaissance et la démocratie (CNRD), une dissidence des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). Onze enfants étaient avec eux.

La cérémonie de transfèrement de ces rebelles capturés s'est déroulée au poste frontalier de Ruzizi 1 à Bukavu (Sud-Kivu, est de la RDC) en présence de deux généraux des armées congolaise et rwandaise.

"Ces rebelles ont été capturés par l'armée congolaise lors d'opérations lancées contre leurs fiefs depuis le 26 novembre dans les hauts plateaux de Kalehe", dans le Sud-Kivu, a indiqué le major Louis-Claude Tshimwang, l'un des porte-parole de l'armée congolaise dans la région. "D'autres dépendants qui sont restés dans le camp militaire congolais de Nyamunyunyi ont été mis à la disposition du gouvernement provincial" du Sud-Kivu en vue "d'une bonne prise en charge et des préparatifs de leur rapatriement".

Le 8 décembre, l'armée congolaise avait fait état de la reddition de 1.200 rebelles hutus rwandais du CNRD dans la province du Sud-Kivu.

"A ceux qui hésitent encore à déposer les armes ou à rentrer au Rwanda, je les invite à ne pas avoir peur mais d'arrêter les hostilités et regagner la vie civile," a dit le général-major Alex Kagame, commandant de la 3e division de l'armée rwandaise pour la région Ouest, qui recevait les rebelles défaits.

Il s'est réjoui, indiquant que "les relations entre l'armée rwandaise et l'armée congolaise sont au beau fixe".

Mi-septembre, l'armée congolaise avait annoncé avoir tué le chef suprême du FDLR, Sylvestre Mudacumura, visé depuis juillet 2012 par un mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI).

Le 10 novembre, l'armée congolaise avait affirmé avoir tué un autre chef de guerre FDLR, Musabimana Juvenal, connu sous le nom de général Jean-Michel Africa.

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Kinshasa suspend les vols de Rwand'Air sur le territoire congolais

Un avion de la compagnie Rwand'Air.

Les autorités congolaises ont décidé samedi de suspendre les vols de la compagnie Rwand'Air pour protester contre le soutien que Kigali apporte, selon elles, à la rébellion du M23 dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de source officielle.

Des "mesures conservatoires" ont été annoncées dans la nuit, à l'issue d'une réunion extraordinaire du Conseil supérieur de la défense présidée par le président Félix Tshisekedi.

"Il a été décidé de la suspension immédiate des vols de la compagnie d'aviation Rwand'Air à destination de la République démocratique du Congo", a déclaré le ministre Patrick Muyaya, le porte-parole de cette réunion.

"Il a été également décidé de la convocation de l'ambassadeur du Rwanda pour lui notifier la désapprobation totale du gouvernement congolais", qui qualifie "d'attitude récidiviste" ce nouveau soutien des autorités de Kigali à une rébellion dans l'est congolais déstabilisé depuis plus de 25 ans, a ajouté M. Muyaya.

Accusé de complicité avec les rebelles du M23, Kigali dément
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Pour justifier ces mesures, les autorités de Kinshasa ont affirmé que "des effets militaires trouvés sur place, les images détenues par nos forces armées ainsi que des témoignages de nos populations montrent à suffisance que le M23 (Mouvement du 23 mars, NDLR) est soutenu par l'armée rwandaise".

Kigali a démenti soutenir ces rebelles.

Kinshasa accuse également le Rwanda de vouloir "perturber le processus de paix qui arrive pratiquement à son terme", engagé par les autorités et des dizaines de groupes armés, sous la médiation du président kényan Uhuru Kenyatta qui assure la présidence tournante de la Communauté des États d'Afrique de l'est.

Le M23, défait par l'armée congolaise en 2013, a été exclu de ce processus après la reprise des combats dans le territoire de Rutshuru. En une semaine, 72.000 civils ont été obligés de quitter leurs habitations pour fuir les violences, ont alerté vendredi des humanitaires et les Nations unies.

Les relations entre Kinshasa et Kigali sont tendues depuis le génocide au Rwanda en 1994, avec l'arrivée massive en RDC de Hutu rwandais accusés d'avoir massacré des Tutsi durant ces événements.

Depuis, le Rwanda a été régulièrement accusé par Kinshasa d'incursions au Congo et de soutien à des groupes armés dans l'est du pays.

Accusé de complicité avec les rebelles du M23, Kigali dément

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Kinshasa accuse le Rwanda de complicité avec les rebelles du M23, Kigali dément

L'armée congolaise demande à la population proche de Goma de rentrer chez elle suite aux affrontements avec le M23.

Kinshasa accuse le Rwanda de complicité avec les rebelles du M23, ce que Kigali a une nouvelle fois démenti jeudi, et la tension monte à Goma depuis que les combats se sont rapprochés du chef-lieu de la province du Nord-Kivu, dans l'est explosif de la RDC.

"J'ai peur, je crains que le M23 arrive à Goma, il faut que l'armée repousse les rebelles", s'inquiète auprès de l'AFP Charlotte Kavira, vendeuse d'une trentaine d'années, à l'instar de nombreux habitants de la ville, où des renforts policiers sont visibles aux carrefours stratégiques. D'autres restent cependant confiants, poursuivent normalement leurs activités et, comme Muinguko Tulinabo, motard, considèrent que "la guerre est encore loin".

"Des soupçons se cristallisent sur un soutien qu'aurait reçu le M23 de la part du Rwanda", déclarait mercredi soir le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, au sortir d'une réunion de crise autour du Premier ministre.

Au même moment à Malabo, où étaient réunis les ministres des Affaires étrangères en prélude à deux sommets de l'Union africaine prévus en fin de semaine en Guinée équatoriale, le chef de la diplomatie congolaise, Christophe Lutundula, n'a pas mâché ses mots: "le Rwanda, je le dis sans hésitation, a attaqué le camp de Rumangabo", importante base des forces armées de RDC (FARDC) à une quarantaine de km au nord de Goma.

Kinshasa n'a "pas la volonté de faire la paix" en RDC, selon le M23
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Selon des sources locales, des combats se sont poursuivis jeudi aux abords de ce camp, qui abrite le quartier général du parc national des Virunga, célèbre pour ses gorilles de montagne. "Le M23 soutenu par le Rwanda a attaqué les troupes internationales" de l'ONU, a poursuivi le ministre, selon une vidéo mise en ligne par ses services. "C'est le summum de l'outrecuidance, nous ne pouvons pas rester indifférents, nous ne pouvons pas ne rien dire", a-t-il ajouté.

L'armée congolaise avait auparavant affirmé que "plus de 20 obus" venus de "l'Est" étaient tombés en territoire congolais, où des effets militaires dont les rebelles du M23 ne sont pas censés être équipés avaient par ailleurs été découverts. Elle ajoutait avoir demandé une enquête au Mécanisme de vérification conjoint élargi (MCVE), un organisme régional qui surveille et mène des enquêtes sur les incidents de sécurité dans la région des Grands Lacs.

"Discours de haine"

Ancienne rébellion tutsi, le M23, pour "Mouvement du 23 mars", avait brièvement occupé Goma fin 2012 avant d'être vaincu l'année suivante par l'armée congolaise. Il est réapparu en fin d'année dernière, en reprochant aux autorités de Kinshasa de ne pas avoir respecté des engagements sur la démobilisation de ses combattants.

Lundi, c'était le Rwanda qui demandait une enquête au MCVE, affirmant que des roquettes venues de RDC avaient fait plusieurs blessés en territoire rwandais. Dans une déclaration de sa porte-parole Yolande Maloko transmise à l'AFP, le gouvernement rwandais a réfuté les accusations congolaises. "Alors qu'il serait légitime que le Rwanda réponde aux attaques répétées des FARDC sur son territoire, il n'est pas impliqué dans les combats en cours", affirme Kigali, en qualifiant ces affrontements de "conflit intra-congolais".

Les relations entre Kinshasa et Kigali sont tendues depuis le génocide au Rwanda en 1994, avec l'arrivée massive en RDC de Hutu rwandais accusés d'avoir massacré les Tutsi. Elles s'étaient apaisées après l'arrivée au pouvoir, début 2019, de Félix Tshisekedi, mais la résurgence du M23 a ravivé les tensions.

Depuis mardi, un nouveau front a été ouvert, lorsque des combats ont éclaté autour de Kibumba, à une vingtaine de km au nord de Goma, provoquant de nouveaux déplacements de populations et la coupure de la RN 4, vitale pour l'approvisionnement de la ville. La région de Kibumba était calme jeudi mais la route demeurait fermée.

Dans la ville, la tension était montée d'un cran mercredi quand un haut responsable de la police, le général François-Xavier Aba van Ang, a encouragé les habitants à préparer leurs machettes pour se défendre. "La guerre contre l'ennemi doit devenir populaire", disait-il en lingala lors d'une parade de policiers.

Des organisations de défense des droits de l'Homme se sont émues de ces propos, dans une région ultrasensible où cohabitent difficilement certaines communautés. Sur Twitter, le porte-parole du gouvernement a lui aussi estimé que "le recours aux machettes, au discours de la haine, à la stigmatisation, est extrêmement dangereux et à bannir".

Combats en RDC, près de la frontière rwandaise, le M23 soupçonné

Le Rwanda est régulièrement accusé par Kinshasa d'incursions au Congo et de soutien à des groupes armés dans l'est du pays.

Des combats ont éclaté mardi à une vingtaine de km au nord de Goma, chef-lieu de la province troublée du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, au lendemain d'accusations rwandaises contre l'armée congolaise, a-t-on appris de sources locales.

Certaines de ces sources affirment que des rebelles du M23 ("Mouvement du 23 mars"), en conflit avec l'armée dans cette province frontalière du Rwanda et de l'Ouganda, ont attaqué une position militaire. D'autres accusent "des Rwandais" d'avoir participé aux combats.

Selon des témoignages d'habitants, des tirs d'armes lourdes ont été entendus à partir de 03H00 (01H00 GMT) dans le groupement de Buhumba et ses environs en territoire de Nyiragongo, dans la zone du massif des Virunga autour du mont Mikeno, région connue pour ses gorilles de montagne. Le calme semblait revenu en fin de journée.

"Une position des FARDC (armée congolaise) a été attaquée", les villageois se sont enfuis, certains allant vers Goma, d'autres vers le Rwanda, a déclaré à l'AFP Olivier Nzabonimpa, président de la société civile du groupement Buhumba. Selon lui, plusieurs villages "se sont vidés de leurs habitants".

Boniface Kagumyo, bourgmestre de la commune de Kibumba, une des localités touchées, a accusé les rebelles du M23 d'être à l'origine de l'attaque dans cette zone de Buhumba où, selon lui, les militaires n'étaient pas déployés en grand nombre.

"Ce sont des Rwandais qui ont attaqué les FARDC (...) Il y a deux blessés parmi les civils", a de son côté déclaré Augustin Mirere, chef de la localité de Rubiranga, également ciblée.

"C'est calme pour l'instant, nous attendons de voir comment se passera la nuit", a déclaré en fin d'après-midi à l'AFP sous couvert d'anonymat un haut responsable militaire congolais, affirmant avoir "saisi des tenues de l'armée rwandaise et récupéré des armes. Nous avons repoussé l'attaque de l'ennemi, ils ont fui vers la frontière, nous les avons pourchassés", a affirmé cet officier. "Nous avons compté 22 corps de leur côté et avons perdu 9 militaires", a-t-il ajouté.

"Déposer les armes"

Lundi, le Rwanda avait affirmé que plusieurs civils avaient été blessés par des tirs congolais de roquettes en territoire rwandais à la frontière avec la RDC, et appelé à une "enquête urgente" sur cet incident. La veille, les Nations unies avaient accusé le M23 d'avoir "délibérément" attaqué des Casques bleus dans le territoire congolais voisin de Rutshuru.

Dans un communiqué daté de lundi, le président de la Commission de l'Union africaine Moussa Faki Mahamat a appelé "les rebelles du M23 à déposer définitivement leurs armes, à cesser toute hostilité et à s'inscrire dans l'esprit du processus de Nairobi pour une résolution des crises à l’Est de la RDC".

Des consultations ont été menées en avril dans la capitale kényane entre le gouvernement congolais et des groupes rebelles, nouvelle initiative lancée pour tenter de mettre fin à plus d'un quart de siècle de violence. Une branche du M23, accusée par Kinshasa d'avoir relancé les hostilités au moment des discussions, en avait été exclue.

Le M23 est une ancienne rébellion tutsi vaincue en 2013 par les forces armées de RDC et réapparue en fin d'année dernière, qui reproche aux autorités de Kinshasa de ne pas avoir respecté des engagements sur la démobilisation de ses combattants.

Les relations entre Kinshasa et Kigali sont tendues depuis le génocide au Rwanda en 1994 avec l'arrivée massive en RDC de Hutu rwandais accusés d'avoir massacré des Tutsi durant le génocide. Depuis, le Rwanda a été régulièrement accusé par Kinshasa d'incursions au Congo et de soutien à des groupes armés dans l'est du pays.

La Rwanda accuse l'armée congolaise d'avoir tiré des roquettes vers son territoire

La Rwanda accuse l'armée congolaise d'avoir tiré des roquettes vers son territoire
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