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RDC

Un milicien condamné à perpétuité pour de nombreux viols et meurtres

Les membres d'une milice dans les haut-plateaux, au Sud-Kivu, RDC, avril 2017. (VOA/Charly Kasereka)

Un milicien a été condamné à la perpétuité pour de nombreux viols et meurtres en 2018 dans l'est de la République démocratique du Congo, jeudi, au terme d'un procès qui comptait parmi les parties civiles la Fondation Panzi du prix Nobel de la paix 2018 Denis Mukwege.

Fréderic Masudi Alimasi dit Koko a été reconnu coupable de "crimes contre l'humanité par viol, empoisonnement, torture, meurtre, esclavage sexuel, disparition forcée", a indiqué le président d'un tribunal militaire à Bukavu.

Masudi Alimasi est le chef de l'une des dizaines de milices armées qui terrorisent les civils dans les deux Kivus depuis 25 ans.

Le milicien Fréderic Masudi Alimasi dit Koko condamné à perpétuité
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Il s'agit en l'occurrence des Raïa Mutomboki, à l'origine un groupe d'auto-défense contre les hutu rwandais du FDLR.

Dans la nuit du 8 au 9 février 2018, Masudi Alimasi et ses miliciens ont fait une incursion dans le village de Kabikokole, dans le territoire de Shabunda.

Ils ont "pris en otage plus d'une centaine de femmes (...) pour les violer l'une après l'autre", affirme la Fondation Panzi du docteur Mukwege.

Moins de deux mois après les faits, l'AFP avait recueilli le témoignage de trois victimes qui corroborent ces accusations. Il s'agissait de deux femmes de 19 et 36 ans et d'une fillette de dix ans, hospitalisées à la clinique de Panzi du docteur Mukwege près de Bukavu qui soigne les femmes violées.

Deux autres miliciens ont été condamnés à 15 et 20 ans de prison. Deux prévenus ont été acquittés.

Des dommages et intérêts doivent être versés aux 307 victimes, selon le tribunal.

"Dans ce dossier, l'État congolais est incriminé pour avoir failli à son devoir régalien de protéger et sécuriser la population et ses biens", avait écrit la Fondation Panzi.

"Je salue l'accompagnement de certaines organisations pour l'aboutissement de ce processus", a déclaré un des avocats des parties civiles Me Charles Cicura.

"Nous irons en appel à la Cour militaire du Sud Kivu", a déclaré l'une des avocates des prévenus Me Esther Bashugi.

Le procès a été ouvert le 12 septembre, moins de deux ans après les faits, un délai extrêmement rapide dans une région où de nombreuses ONG locales et étrangères luttent contre l'impunité des chefs de guerre.

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Modeste Bahati Lukwebo élu président du Sénat de la RDC

Modeste Bahati Lukwebo, leader de l'AFDC-A (Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés), Kinshasa, 5 décembre 2018. (Facebook/Bahati Lukwebo).

Modeste Bahati Lukwebo, leader de la deuxième plateforme majoritaire au parlement, l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) a été élu mardi président de la chambre haute de la RDC. C'est lui qui a fait basculer la majorité en faveur du président Félix Tshisekedi.

Une victoire sans surprise car M. Bahati, 65 ans, était le candidat unique au poste du chef du Sénat congolais.

Sur les 98 sénateurs présents, 89 ont voté en sa faveur.

Nommé "informateur" après les consultations au terme desquelles le président Félix Tshisekedi a proclamé la rupture de l’alliance de gouvernement conclue avec le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Joseph Kabila, M. Bahati est parvenu à se positionner comme un incontournable dans la classe politique congolaise.

Comme informateur, sa tâche était d’identifier la nouvelle majorité. Ce qu’il a fait en permettant à l’Union sacrée, chère au chef de l'État, d'asseoir son emprise sur l'échiquier politique national.

Ancien du FCC, M. Bahati était en fait l’un de tous premiers transfuges à changer de bord.

Son départ avait déclenché l’avalanche d’autres traversées des Kabilistes qui jusque là avaient fait voeu de fidélité à l'ex-président.

Des indiscrétions du FCC affirment que M. Bahati avait demandé à M. Kabila le fauteuil du Premier ministre et s'était aussi proposé comme candidat à M. Kabila à la succession de M. Kabilia lors de la présidentielle de décembre 2018. En vain.

Frustré, M. Bahati, ancien syndicaliste et membre de la société civile, a bataillé dur et s’est fait allié au président Tshisekedi.

Cette alliance a même donné des ailes au président Tshisekedi qui, n’ayant pas la majorité, y a vu une opportunité de faire basculer le poids au parlement en sa faveur.

M. Bahati, pour sa part, confirmait ses appétits et ses ambitions.

Comme président du Sénat, M. Bahati devient la deuxième personnalité du pays et à ce titre, la Constitution lui accorde de remplacer le chef de l’Etat en cas d’empêchement.

L’élection de M. Bahati est le tout dernier mouvement dans le cadre de la vague de l’Union sacrée qui a fait tomber le bureau définitif de deux chambres, jusqu'ici dominées par des Kabilisites.

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