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RDC

Un opposant, condamné pour viol, libéré

Le président Félix Tshisekedi arrive à la présentation du programme de ses 100 premiers jours, à Kinshasa, RDC, 2 mars 2019. (Twitter/Présidence RDC)

Un opposant congolais, condamné pour viol sous la présidence de Joseph Kabila, a été libéré jeudi sur décision du nouveau chef d'Etat en République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi.

L'ex-député Eugène Diomi Ndongala, condamné à dix ans de prison pour viol sur mineure en 2014, a quitté la prison centrale de Kinshasa à la mi-journée.

Il a bénéficié d'une libération conditionnelle décidée par le ministre de la Justice sur ordre du président Félix Tshisekedi.

M. Diomi a déclaré à sa sortie de prison qu'il se considérait comme un prisonnier politique. "Plus jamais les Congolais ne devront subir ce que j'ai subi à cause de mes opinions publiques. Plus jamais la justice de notre pays ne devrait être instrumentalisée", a-t-il affirmé à ses partisans.

Ce n'est pas l'avis du ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, nommé sous la présidence Kabila et toujours en place dans l'attente de la composition d'un nouveau gouvernement: "Monsieur Diomi n'est rien d'autre qu'un délinquant, un prédateur sexuel", a-t-il déclaré mercredi à la radio Top Congo.

Le garde des Sceaux a soumis la libération de M. Diomi à plusieurs conditions: ne pas s'approcher d'une école pour filles mineures, ne pas quitter la RDC, se présenter régulièrement à la justice, et ne pas participer à des activités politiques qui troublent l'ordre public.

Cette remise en liberté survient cinq jours après celle de deux autres opposants emblématiques, dont l'un, Franck Diongo, s'est confié jeudi à l'AFP.

Libéré samedi matin, Franck Diongo a déclaré qu'il était "toujours traumatisé" par les conditions de sa détention à la prison centrale de Kinshasa.

"J'étais privé de tout. J'ai fait plus de deux ans sans voir les rayons solaires. Pour me voir, il fallait entrer dans ma cellule", a-t-il souligné.

"J'ai accordé mon pardon à tous ceux qui ont voulu me tuer, les commanditaires et les exécutants, y compris l'administration de la prison qui m'avait torturé. Je n'ai pas de penchant ou de pensées revanchards. J'ai besoin qu'on construise le pays. J'ai besoin qu'on accorde aux Congolais le bien-être et la dignité, la liberté et la démocratie. Mon combat, ce n'est pas ma petite personne", a-t-il ajouté.

Elu député en 2011, président d'un petit parti d'opposition, le Mouvement lumumbiste progressiste (MLP), M. Diongo avait été condamné à cinq ans de prison pour avoir séquestré trois militaires de la garde présidentielle de Joseph Kabila en décembre 2016.

Un troisième opposant, l'avocat et défenseur des droits de l'homme Firmin Yangambi, a également été libéré vendredi sur décision présidentielle après dix ans en prison.

Au total, la grâce présidentielle pourrait profiter à 700 personnes, selon la présidence.

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Deuil national décrété après un naufrage en RDC

Le président de la RDC, Felix Tshisekedi, arrive le 16 avril 2019 dans un centre de traitement Ebola de l'hôpital général de Beni.

Treize personnes sont mortes et 114 sont portées disparues après le naufrage d'une embarcation sur le lac Kivu dans l'est de la RDC où le président Félix Tshisekedi a décrété une journée de deuil national, a indiqué jeudi la présidence.

"Le président de la République a décrété un jour de deuil national (vendredi) à la suite du naufrage d'un bateau" dont le bilan est de 13 morts et de "114 personnes qui manquent à l'appel", indique la présidence congolaise dans un communiqué.

Le président Tshisekedi a fait cette annonce dans la région du Kivu où il se trouve depuis dimanche. Le chef de l’État a aussi décidé du port obligatoire de bouées de sauvetage par des passagers voyageant sur le lac Kivu.

Mardi, la présidence congolaise avait avancé dans un tweet le chiffre de "150 disparus", repris par des grands médias et le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, qui a proposé son aide à la RDC, avait évoqué de "nombreux disparus".

Ce bateau avait embarqué dans la nuit de lundi à mardi "49 adultes et sept enfants", selon le "manifeste" (liste des passagers) établi par le commissaire fluvial de Kalehe, consulté par l'AFP. Cette liste omet souvent des passagers clandestins.

En RDC, les naufrages se soldent souvent par des bilans très lourds en raison de la surcharge et de la vétusté des embarcations, de l'absence de gilets de sauvetage à bord et du fait que beaucoup de passagers ne savent pas nager.

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