Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Mali

Les composantes d'une alliance de groupes armés veulent fusionner

Un combattant touareg de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) près de Kidal, dans le nord du Mali, le 28 septembre 2016.

Les trois composantes de la principale alliance de groupes armés dans le nord du Mali se sont toutes prononcées pour une fusion en un mouvement politico-militaire, avec le ralliement du dernier d'entre eux, selon un document consulté lundi par l'AFP.

Dans la déclaration finale de son congrès qui s'est achevé ce week-end près de Tombouctou, le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA) appelle à "la fusion dans les meilleurs délais de tous les mouvements composant la CMA au profit d'un seul mouvement politico-militaire capable de faire face aux défis".

Avant le MAA, les deux autres groupes armés de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) et le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), avaient également appelé à une fusion de leurs groupes en un mouvement politique uni, lors de leurs congrès respectifs fin 2019.

La CMA est une alliance de groupes armés rebelles du nord du Mali qui, regroupés sous une même bannière, ont signé un accord de paix avec Bamako en 2015 après des années de conflit. Cet accord prévoit plus de décentralisation et une meilleure intégration des populations du nord du Mali.

La communauté internationale voit dans sa mise en oeuvre un facteur important d'une éventuelle sortie de crise malienne. Mais, confronté à de nombreux obstacles, cet accord peine à être appliqué.

Son comité de suivi (CSA) ne s'est plus réuni depuis plus de quatre mois.

Une autre aile du MAA, appelée MAA-Plateforme, a fait scission en 2014 et rejoint l'autre alliance de groupes armés signataire de l'accord, la Plateforme.

Le Mali fait face depuis huit ans à une crise profonde. D'abord confronté à une rébellion indépendantiste en 2012, Bamako lutte depuis contre les agissements jihadistes qui ne cessent de s'étendre, malgré la présence de forces françaises, africaines et onusiennes.

Toutes les actualités

Un ancien chef du renseignement arrêté à Bamako

Un ancien chef du renseignement arrêté à Bamako
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:22 0:00

Libération de deux Mauritaniens kidnappés le 18 juillet au Mali

umugabo washakaga guhitana Koloneli Asimi Goita Perezida w'inzibacyuho wa Mali aryamye mu ikamyoneti nyuma yo gutabwa muri yombi

Deux Mauritaniens enlevés au Mali le 18 juillet en compagnie de trois ressortissants chinois ont été libérés mardi, a indiqué une source proche du gouvernement mauritanien.

Les cinq hommes avaient été enlevés lors d'une attaque contre un site de construction d'une route à quelque 55 km de la ville de Kwala, dans le sud-ouest du Mali, non loin de la frontière mauritanienne, selon l'armée malienne.

Les deux Mauritaniens "ont été libérés cet après-midi par leurs ravisseurs et se trouvent désormais aux mains des autorités mauritaniennes", a dit à l'AFP un responsable du ministère mauritanien de la Communication, confirmant une information de l'Agence mauritanienne d'information (AMI, officielle).

"Ils se trouvent à Vassala, sur la frontière sud-est avec le Mali. Ils sont en bonne santé", a ajouté cette source, qui n'était pas en mesure de donner de détails sur les circonstance de leur libération ou sur l'identité des ravisseurs.

Ce responsable ayant requis l'anonymat et l'AMI n'ont pas non plus donné d'indications sur le sort des trois ressortissants chinois enlevés en même temps qu'eux.

L'agence de presse mauritanienne Al-Akhbar avait rapporté que les assaillants, arrivés à moto, avaient incendié des réservoirs de carburant avant de s'enfuir avec les otages. Des équipements de chantier avaient également été détruits, avait indiqué l'armée malienne, sans plus de détails.

Les rapts, à la fois de Maliens et de ressortissants étrangers, sont monnaie courante dans le pays, foyer de violences jihadistes, intercommunautaires ou crapuleuses qui ensanglantent cette partie du Sahel depuis des années.

Cinq catholiques maliens avaient été kidnappés le 21 juin après leur départ de Ségué, une localité située sur le plateau dogon (centre) peuplé en grande partie de catholiques. Quatre d'entre eux avaient été libérés deux jours plus tard et le cinquième à la mi-juillet.

Le journaliste français Olivier Dubois, enlevé dans le nord du Mali le 8 avril, est pour sa part toujours aux mains de ses ravisseurs.

Tentative d’assassinat d’Assimi Goïta : l’auteur présumé est mort

Tentative d’assassinat d’Assimi Goïta : l’auteur présumé est mort
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:07 0:00

Décès de l'homme soupçonné d'avoir tenté de poignarder le président malien de transition

Le personnel de sécurité escorte un agresseur présumé du président malien, le colonel Assimi Goita, hors de la grande mosquée Fayçal à Bamako, le 20 juillet 2021.

Un homme accusé d'avoir tenté de poignarder le président intérimaire du Mali, Assimi Goita, la semaine dernière, est mort à l'hôpital alors qu'il était détenu par les services de sécurité, a déclaré le gouvernement dans un communiqué dimanche.

Assimi Goita, un colonel des forces spéciales qui a orchestré deux coups d'État en moins d'un an, s'en est sorti indemne après que l'agresseur a tenté de le poignarder pendant la prière dans une mosquée de la capitale Bamako mardi dernier.

Le gouvernement malien annonce le décès de l'agresseur du président Goïta
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:17 0:00


Des agents de sécurité ont jeté un homme à l'arrière d'un pick-up militaire, selon une vidéo obtenue par Reuters, alors que le colonel Goita était aussitôt entouré de gardes du corps.

"Au cours des investigations (...) son état de santé s'est dédradé", lit-on dans le communiqué du gouvernement. Il a été transporté à l'hôpital, où il est décédé, ajoute le communiqué.

Une enquête est en cours pour déterminer la cause du décès.

Le Mali, théâtre d'opérations soutenues par la France contre les insurgés liés à Al-Qaïda et à l'État islamique pendant une décennie, a été plongé dans la tourmente politique après qu'une junte militaire dirigée par M. Goita a renversé le président Ibrahim Boubacar Keita en août 2020.

M. Goita a été le vice-président du dirigeant de transition Bah Ndaw jusqu'à l'éviction de ce dernier en mai.

Le gouvernement malien annonce le décès de l'agresseur du président Goïta

Le gouvernement malien annonce le décès de l'agresseur du président Goïta
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:17 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG