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Mali

22 ex-combattants enlevés lors d'un trajet en autocar au Mali

Des militaires maliens en patrouille mixte avec des membres des Gatia et MSA autour de Menaka, le 19 avril 2017

Vingt-deux ex-combattants maliens, membres d'une unité militaire formée notamment d'anciens rebelles touareg et d'ex-membres de groupes armés pro-gouvernementaux, ont été enlevés par des hommes armés mercredi dans le centre du Mali, alors qu'ils circulaient à bord d'un autocar.

On était toujours sans nouvelle vendredi de ces 22 éléments du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC), une unité mixte formée de soldats maliens et d'anciens rebelles qui forme l'embryon de la future armée malienne, reconstituée pour la rendre plus représentative, en particulier des populations du Nord.

L'autocar dans lequel ils avaient pris place pour rejoindre Gao, plus grande ville du nord du Mali, a été braqué par des hommes armés entre Douentza et Hombori, une zone du centre du pays où sévissent des groupes jihadistes, a expliqué à l'AFP le chauffeur de la société de transport Sonef qui effectuait la liaison.

L'enlèvement, qui n'a pas été revendiqué, s'est produit au lendemain de l'explosion d'une mine artisanale au passage d'un car de la même compagnie qui a fait 15 morts, dans la même région de Douentza.

"Je conduisais lentement parce que la route est très mauvaise. Cinq hommes ont braqué sur moi des armes. Je me suis arrêté, ils sont montés dans le bus et nous avons quitté la route principale pour une autre route. A sept kilomètres, le bus s'est enfoncé", a raconté à l'AFP le chauffeur, joint par téléphone depuis Bamako.

"Vingt-deux éléments des groupes armés qui allaient à Gao ont été enlevés, les autres passagers ont été laissés", a-t-il ajouté.

L'information a été confirmée par un responsable de la Sonef, qui a précisé que la compagnie avait "décidé de suspendre le transport sur le trajet Bamako-Gao-Bamako en raison de l'insécurité".

Interrogés par l'AFP, des responsables de la Coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA, ex-rébellion à dominante touareg) et de la "Plateforme" (composée de groupes pro-gouvernementaux) ont confirmé avoir appris "l'enlèvement" de 22 de leurs camarades.

"Deux autres ont pu s'enfuir. Nous avons appris que ce sont des terroristes qui ont mené l'opération. (...) Ils veulent empêcher la réussite du processus de paix", a déclaré à l'AFP, un responsable de la Plateforme.

L'objectif du MOC est d'instaurer la confiance entre l'armée malienne et les groupes armés impliqués dans le processus de paix, lancé en 2015, mais aussi de rassurer les populations dans ce pays du Sahel toujours confronté à la violence jihadiste et aux conflits intercommunautaires malgré six années d'interventions militaires internationales.

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Sept Maliens meurent dans l'attaque de deux villages

Les communautés de la région de Mopti, dans le centre du Mali, demandent une présence accrue de l’armée et une plus grande coordination de la lutte contre le terrorisme au centre du pays. (Kassim Traoré / VOA)

Sept personnes ont été tuées mardi dans l'attaque de deux villages dans le centre du Mali, l'un des foyers des violences intercommunautaires et jihadistes au Sahel, a-t-on appris mercredi auprès d'une autorité locale.

"Des hommes armés sont venus à moto" mardi matin "et ont tué sept cultivateurs dogons qui étaient au champ", a déclaré à l'AFP Ali Dolo, maire de la commune de Sangha, dont les deux villages attaqués font partie.

Les assaillants, non identifiés, "sont les mêmes qui ont attaqué les autres villages les mois passés", a-t-il dit.

L'attaque est également rapportée dans un rapport onusien consulté par l'AFP.

Au moins quatre personnes avaient été tuées en juin, et douze fin avril dans l'attaque de plusieurs villages de Sangha, commune rurale regroupant des dizaines de villages situés à une trentaine de kilomètres de Bandiagara, l'une des principales villes de la région.

Le centre du Mali est le théâtre d'un grand nombre de violences depuis 2015 et l'apparition d'un groupe jihadiste emmené par Amadou Koufa, un prédicateur peul qui a largement recruté dans sa communauté. Ce groupe a rejoint le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance jihadiste du Sahel affiliée à Al-Qaïda, dès sa création en 2017.

Les attaques, souvent suivies de représailles, se sont multipliées. Elles ont pris un tournant intercommunautaires entre les Peuls, majoritairement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, qui pratiquent essentiellement l'agriculture.

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