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Plus de 1.000 ex-combattants intègrent les forces armées et de sécurités

Le Général Keba Sangaré lors de la revue des troupes, au Mali, le 8 septembre 2019. (VOA/Kassim Traoré)

Au Mali, 1006 éléments des groupes armés viennent d'intégrer les Forces armées et de sécurités maliennes, les FAMa.

Ils ont été formés dans différents centres d'instruction des FAMa, leur formation entre dans le cadre du processus de désarmement démobilisation et réinsertion D.D.R Accélérée. Il s'inscrit dans l'application de l'accord d'Alger 2015.

C'est dans le vaste centre d'instruction des forces armées et de sécurité maliennes de Bafo dans la région de Ségou, que les 1006 ex-combattants formés ont été présentés.

"Vous devrez toujours garder à l'esprit que le drapeau national est l'emblème de la patrie. C'est la fierté de tout un peuple, le peuple malien", a déclaré Général de Brigade Keba Sangaré, chef d'Etat-major de l'armée de terre.

Loge officielle lors de la cérémonie au camp de BAFO, au Mali, le 8 septembre 2019. (VOA/Kassim Traoré)
Loge officielle lors de la cérémonie au camp de BAFO, au Mali, le 8 septembre 2019. (VOA/Kassim Traoré)

Ils sont 729 militaires du rang dont un personnel féminin, 221 sous-officiers et 66 officiers formés dans différents centres d'instructions du Mali.

"Les FAMa sont prêtes à accueillir tous les éléments qui veulent la paix, qui veulent la stabilité du Mali", a aussi déclaré le Général Ibrahim Dahirou Dembélé, ministre de la Défense et des anciens combattants. "Depuis le moment qu'ils ont quitté leurs mouvements, ils sont à la disposition de l'Etat-major général pour la formation. Ils sont des FAMa, ils resteront FAMa et les FAMa l'armée malienne c'est une famille".

Selon Moussa Ag Attaher, porte-parole de la coordination des Mouvements de l'Azawad (CMA), "ces 1006 éléments constituent un espoir et une raison d'espérer. Nous pouvons arriver à des résultats à la hauteur des uns et des autres".

Général Ibrahim Dahirou Dembélé, ministre de la Défense et Général Keba Sangaré chef d'état major armée de terre, au Mali, le 8 septembre 2019. (VOA/Kassim Traoré)
Général Ibrahim Dahirou Dembélé, ministre de la Défense et Général Keba Sangaré chef d'état major armée de terre, au Mali, le 8 septembre 2019. (VOA/Kassim Traoré)

Pour Lassine Bouaré, ministre de la Cohésion sociale, de la réconciliation nationale et de la paix, leur intégration ne doit pas tarder : "il serait souhaitable que le reste de la procédure d'intégration puisse être davantage accélérée".

C'est dans le cadre de la démobilisation, désarmement et réinsertion (D.D.R) accélérée que ces ex-combattants vont intégrer les forces armées et de sécurités maliennes.

"Avoir une armée comme ça, vous avez tous les fils du pays. Les retrouvailles de tous les Maliens du nord, du sud, du centre, c'est un grand pas pour notre unité nationale", souligne Zahaby Ould Sidi Mohamed, président de la commission nationale du D.D.R.​.

Les 1006 éléments officiers sous-officiers et militaires du rang ont été invités à l’observation stricte et entière des principes républicains.

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Neuf soldats tués et des dizaines blessés dans le centre du Mali

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Neuf militaires maliens tués dans le centre du pays

Un engin blindé est garé devant la base militaire française à l'aéroport malien de Gao, le 9 mars 2013.

Au moins neuf militaires maliens ont été tués jeudi soir dans une attaque contre la gendarmerie dans le centre du Mali, où sévissent des groupes jihadistes, a indiqué vendredi une source militaire, alors que de premiers bilans faisaient état de huit gendarmes tués.

"Le nouveau bilan est de neuf morts dans nos rangs", a dit à l'AFP cette source militaire ayant requis l'anonymat.

Une source militaire avait indiqué auparavant qu'il y avait "eu une attaque contre le détachement de la gendarmerie de Bandiagara par les individus armés non identifiés" entre 21H00 et 22H00 jeudi. "Le bilan provisoire est de huit morts et neuf blessés, dont cinq graves", avait-elle précisé.

L'attaque a visé un petit bâtiment abritant l'escadron de la gendarmerie à la sortie de la ville, sur la route de Bankass, selon cette source. Un autre responsable sécuritaire a pour sa part évoqué une attaque "simultanée" contre trois positions de la gendarmerie à Bandiagara.

"Les coups de feu ont duré (une partie) de la nuit", a déclaré à l'AFP un élu de Bandiagara.

Selon le porte-parole d'un collectif d'associations du pays dogon, Adama Dionko, "les échanges de tirs ont duré parce que les assaillants étaient en nombre important". Il a aussi évoqué des "dégâts matériels considérables".

Depuis 2012 et le déclenchement de rébellions, indépendantiste puis jihadiste, dans le nord, le Mali est plongé dans une tourmente multiforme qui a fait des milliers de morts, civils et combattants, et des centaines de milliers de déplacés, malgré le soutien de la communauté internationale et l'intervention de forces de l'ONU, africaines et françaises.

Les violences se sont propagées vers le centre du pays, qui en est devenu un des principaux foyers, et vers le Burkina Faso et le Niger voisins.

Les groupes armés apparus en 2015 dans le centre du Mali ont prospéré sur les anciens antagonismes liés à la terre, entre éleveurs et agriculteurs et entre ethnies peul, bambara et dogon. Ils attaquent tout ce qui reste de représentation de l'Etat et fomentent ou attisent ces tensions. Des "groupes d'autodéfense" communautaires sont également accusés d'exactions.

L'ONU accuse des Maliens d'avoir violé ses sanctions

Cérémonie de signature du cessez-le-feu entre l'ex-rébellion à dominante touareg dans le nord du Mali et les groupes armés soutenant le gouvernement à Bamako, Mali, 20 septembre 2017. (Facebppk/Azawad)

Des sanctions individuelles imposées par l'ONU à des Maliens accusés d'entraver le processus de paix au Mali ont fait l'objet de violations en 2020, indiquent dans un rapport publié jeudi les experts indépendants chargés de leur application, en regrettant des entraves onusiennes à leur travail.

"Le groupe d'experts a reçu des informations selon lesquelles des personnes inscrites sur la liste relative aux sanctions imposées par la résolution 2374 auraient continué de se déplacer pendant la période considérée, en violation de l'interdiction de voyager", indique leur document.

Les experts évoquent notamment un voyage en octobre en Mauritanie de Mohamed Ould Mataly, qui figure parmi les personnes sanctionnées par l'ONU. Ils précisent avoir rappelé aux autorités mauritaniennes qu'elles sont tenues de demander une dérogation avant d'accepter de telles personnes sur leur sol.

Le groupe d'experts a aussi demandé des éclaircissements aux autorités maliennes sur des fonds versés par l'Etat malien à huit personnes, frappées de gels d'avoirs suite à leur inscription sur la liste des sanctions, qui "sont restés sans réponse".

Le rapport cite notamment le cas de Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune, secrétaire général de la Coalition du peuple de l'Azawad, qui a été nommé membre du Conseil national de transition au Mali début décembre. Ce responsable avait été placé sur la liste de sanctions de l'ONU en décembre 2018 pour avoir pris des mesures faisant obstacle à la mise en oeuvre de l'accord de paix au Mali de 2015.

Les experts disent par ailleurs regretter les obstacles qui ont été opposés à leur travail par l'ONU. Depuis leur nomination en octobre 2020, ils indiquent n'avoir pas été en mesure de se rendre au Mali ni ailleurs.

En particulier, ils précisent n'avoir pu se rendre dans plusieurs capitales européennes "en raison de (leur) nomination tardive par le secrétaire général" de l'ONU, Antonio Guterres. Ils ajoutent que la mission de paix onusienne Minusma "a refusé" aux experts de réduire de 14 à 7 jours la quarantaine qu'elle s'est imposée elle-même au Mali ou de leur accorder une exemption.

Entre octobre et décembre, leur voyage au Mali a dû être reporté à trois reprises pour finalement être annulé au dernier moment, précise leur rapport.

VOA60 Afrique du 25 février 2021

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