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Niger

Les inondations forcent 23.000 personnes à quitter leur foyer au Niger

Quelques familles sortent leurs biens menacés par des inondations à Agadez, Niger, 15 août 2018. (Twitter/ Rhissa Feltou)

Quelque 23.000 personnes ont dû quitter leurs foyers depuis début octobre à cause d'inondations dans la région de Diffa, dans le sud-est du Niger, ont annoncé samedi des députés de la région, dans une déclaration publique au Parlement.

Les pluies exceptionnelles enregistrées ces dernières semaines dans cette zone semi-désertique ont fait déborder la rivière Komadougou Yobé, qui alimente le lac Tchad.

La radio nationale, La Voix du Sahel, a évoqué samedi deux villages "complètement inondés", totalisant "2.500 ménages" qui ont dû se déplacer, et de nombreuses rizières noyées dans le périmètre de la ville de Diffa.

Plus de 400 ménages ont trouvé refuge dans un gymnase de la ville.

"Depuis des jours nous nous sommes mobilisés pour arrêter cette montée d'eau, mais en vain. Les sacs de sable que nous avons placés comme digue de protection ont été complètement submergés", a témoigné Amadou Issa, un riziculteur contacté par l'AFP.

Ces inondations ont crée une nouvelle crise humanitaire dans cette région en proie aux attaques du groupe jihadiste Boko Haram.

Selon le Bureau des affaires humanitaires de l'Onu (OCHA), la région accueille près de 120.000 réfugiés et 109.000 déplacés internes.

Dans le reste du pays, de graves inondations ont fait 57 morts et plus de 130.000 sinistrés de juin à septembre, selon un bilan gouvernemental.

Etat sahélien très sec, le Niger fait face depuis quelques années à des inondations, y compris dans les zones désertiques.

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L'opposant Hama Amadou est rentré au Niger

Hama Amadou à Niamey, le 16 septembre 2013.

Hama Amadou, principal opposant nigérien qui vit en exil depuis trois ans et est candidat à la prochaine présidentielle, est rentré jeudi à Niamey après le décès fin octobre de sa mère, ont annoncé des militants de son parti.

"Son excellence Hama Amadou a regagné Niamey ce jour. Il s'est directement rendu au cimetière musulman de Yantala pour se recueillir sur la tombe de sa mère", ont indiqué ces militants sur les réseaux sociaux et ont diffusé des photos de lui près de la tombe.

"Il portera son deuil comme cela convient en pareille circonstance (...) il est demandé à toutes les militantes et à tous les militants de respecter scrupuleusement cette période de recueillement de notre leader dans le calme, la discipline et l'humilité".

Dans un tweet, Omar Hamidou Tchiana, un proche de Hama Amadou et ex-ministre des Transports qui a rejoint l'opposition, a annoncé être "de retour à Niamey avec le président Hama Amadou". Il a publié des photos le montrant à son côté dans l'avion qui ramenait M. Amadou au Niger.

Le 14 novembre 2015, à son retour d'un premier exil, l'ex-président de l'Assemblée nationale avait été arrêté dès sa descente d'avion puis emprisonné. Ses partisans, qui comptaient lui réserver un accueil triomphal, s'étaient heurtés aux forces de l'ordre aux environs de l'aéroport.

Ancien allié du président Mahamadou Issoufou, Hama Amadou avait quitté le Niger fin août 2014, après l’autorisation par les députés de son audition par la justice dans une affaire de trafic international de bébés, qu'il a toujours qualifiée de cabale politique.

Hama Amadou, 69 ans, également ex-Premier ministre, était arrivé deuxième à la présidentielle de 2016, sans pouvoir faire campagne, étant emprisonné.

Après le premier tour, il avait été évacué d'urgence de sa cellule pour recevoir des soins médicaux en France. Il n'était plus rentré au Niger jusqu'à son retour ce jeudi.

Il a été désigné en août candidat à la présidentielle de décembre 2020 par son parti, le Mouvement démocratique nigérien (Moden), principal mouvement d'opposition.

Mais il risque de se voir écarter du scrutin pour avoir été condamné à un an de prison dans l'affaire de trafic de bébés. En 2018, il avait été déchu de son poste de député et remplacé par son suppléant.

Fin octobre, pouvoir et opposition au Niger ont annoncé vouloir entamer un "dialogue" en vue "d'apaiser" le climat politique tendu à un an de la présidentielle.

Depuis 2017, l'opposition refuse de siéger à la commission électorale et conteste le nouveau code électoral élaboré sur une base "non consensuelle, sans sa participation" et adopté en juin par le Parlement. Plusieurs tentatives de révision consensuelle du code entre partis présidentiels et opposition ont échoué.

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Assassinat d'un autre chef traditionnel dans l'ouest du Niger

Le président nigérien Issoufou Mahamadou devant des militaires à Diffa, le 9 novembre 2019. (Crédit : Présidence de la république du Niger)

Un chef traditionnel a été tué mardi dans le sud-ouest du Niger, près de la frontière malienne, dans la région de Tillabéri en proie aux attaques jihadistes.

Entre avril et juillet, au moins trois chefs traditionnels et quatre responsables touaregs ont été tués dans des attaques attribuées à l'Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS) par des sources sécuritaires.

"Ali Maïnassara, chef du village de Boni a été enlevé lundi dernier par des hommes armés et son corps a été retrouvé hier après-midi (mardi)", a affirmé à l'AFP un de ses proches.

"Les assaillants ont incendié sa maison et sont repartis avec lui", a-t-il précisés.

"La stratégie de l'EIGS est d'en finir avec la chefferie traditionnelle (très influence au Niger) dans les zones frontalières. C'est une façon de vider la zone de la présence effective de l'Etat à travers cette représentation pour s'installer et imposer la loi", avait expliqué à l'AFP une source sécuritaire.

Les attaques jihadistes ont contraint des milliers de civils à fuir leur village pour se réfugier plus au Sud, selon les ONG. Le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a dénombré fin octobre, 78.044 déplacés internes dans les régions de Tillabéri et Tahoua (ouest).

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