Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Niger

Des centaines d'hectares de riz détruits par des inondations au Niger

Un panier de riz dans la banlieue de Marlborough à Harare, le 18 octobre 2018.

Plusieurs centaines d'hectares de riz ont été détruits dans les inondations survenues début novembre dans la région de Diffa, dans le sud-est du Niger, déjà éprouvée par des attaques meurtrières des jihadistes de Boko Haram, ont annoncé les autorités locales.

Plus de 400 hectares de riz soit une production de près de 3.000 tonnes ont été perdus, a déclaré le gouverneur de la région Mahamadou Bakabé à la télévision publique dimanche soir.

M. Bakabé a chiffré à plus de 717 millions de francs CFA (plus d'un million d'euros) les pertes, qui risquent d'aggraver la situation alimentaire de milliers paysans de Diffa dont de nombreux villages accusent cette année des déficits céréaliers, selon le gouvernement.

Les inondations ont été provoquées par la crue de la Komadougou Yobé, une rivière prenant sa source au Nigeria voisin, selon les services de la météorologie.

A Diffa, le riz et le poivron sont cultivés dans le bassin du lac Tchad, situé à cheval entre le Niger, le Tchad et le Nigeria, et sur les rives de la Komadougou Yobé. Ce cours d'eau sert également de frontière naturelle entre le Niger et le Nigeria.

La région de Diffa qui est le théâtre de nombreuses attaques de Boko Haram depuis février 2015, abrite plus de 300.000 réfugiés et déplacés, dont des milliers vivent aux dépens d'une population locale déjà très pauvre, selon l'ONU.

Son économie qui repose essentiellement sur la pêche et l'agriculture subit les contrecoups des mesures sécuritaires visant à contenir les attaques incessantes et les infiltrations des islamistes nigérians de Boko Haram. Les autorités avaient interdit le commerce du poisson et fermé quelques marchés.

Les activités agricoles ne sont pas encore autorisées sur les terres trop proches de la frontière nigériane, d'après les autorités.

En revanche, la culture du poivron, un pilier de l'économie locale, a été de nouveau autorisée après deux ans d'interdiction dans la région où cette filière, qui génère entre 7 et 10 milliards de FCFA de revenus par an (10 à 15 millions d'euros), est soupçonnée de financer les activités des islamistes. En octobre, le Parlement a reconduit l'état d'urgence imposé dans la région depuis 2016.

Toutes les actualités

Les inondations font 33 morts et plus de 10.000 sinistrés au Niger

Les inondations font 33 morts et plus de 10.000 sinistrés au Niger
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:33 0:00

Les autorités nigériennes enquêtent sur les tueries de Kouré

Les autorités nigériennes enquêtent sur les tueries de Kouré
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:54 0:00

Massacre des humanitaires: les Nigériens réagissent

Massacre des humanitaires: les Nigériens réagissent
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:19 0:00

Les organisations humanitaires présentes dans le pays sont inquiètes

Les organisations humanitaires présentes dans le pays sont inquiètes
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:28 0:00

Les humanitaires resteront "aux côté des populations", malgré les meurtres de Kouré

Des responsables de l'ONG française ACTED en conférence de presse au siège du groupe à Paris, le 10 août 2020.

La communauté des humanitaires intervenant au Niger ont affirmé mardi leur "détermination" à "rester aux côtés des populations nigériennes", même après l'assassinat dimanche de huit personnes dont six humanitaires français à Kouré à 60 km au (sud-est)de Niamey.

Les six Français, leur guide et leur chauffeur nigériens, dont la plupart sont des employés de l'ONG Acted, ont été froidement abattus lors d'une excursion touristique dans la localité de Kouré, une zone très boisée où vivent les dernières girafes d'Afrique de l'Ouest à 70 km de Niamey.

"Loin de nous décourager, ces assassinats renforcent notre détermination à poursuivre notre mission et à rester aux côtés des populations nigériennes", a assuré dans un communiqué, Khardiata Lo Ndiaye, la coordonnatrice humanitaire pour le Niger, s'exprimant au nom de toutes les ONG internationales au Niger.

Dénoncée comme "terroriste" par Niamey et Paris, l'attaque a été perpétrée dans un pays où les activités sur le terrain des ONG internationales étaient déjà affectées par les violences jihadistes, rendant difficile l'assistance à des milliers de réfugiés et de déplacés.

"Je réitère notre engagement à poursuivre nos activités humanitaires en appui au gouvernement, partout où les besoins existent, surtout en ces moments extrêmement difficiles", a tranché Mme Ndiaye, dans ce communiqué transmis à l'AFP.

Selon elle, "rien ne peut justifier le lâche assassinat" de personnes qui, "au prix de sacrifices incommensurables ont choisi de servir les plus démunis". "Je suis indignée et attristée par ces assassinats".

"Nous espérons vivement que tout sera mis en oeuvre par le gouvernement pour appréhender les auteurs de cette attaque afin de les traduire devant les juridictions compétentes pour qu’ils répondent de leurs actes et qu’ils subissent la rigueur de la loi", a souligné la Coordonnatrice humanitaire pour le Niger.

"Les humanitaires sont très utiles, ils apportent quelque chose. On a besoin de leur présence, on ne souhaite pas qu'ils quittent" le pays à cause de l'insécurité, avait souligné Moussa Tchangari, le responsable d'Alternative espace citoyen (AEC), une des plus importantes ONG nigériennes.

D'autant plus que "par rapport au budget d'investissement de l'Etat nigérien, l'apport de l'extérieur est énorme et représente près de 80%", pointe Moussa Tchangari.

Voir plus

XS
SM
MD
LG