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Le Mali confirme que le chef jihadiste Koufa a "probablement" été éliminé

Des membres de l'Armée malienne (FAMA), du Groupe Autodefense Touareg Imghad et Alliés (GATIA) et du Mouvement pour le salut de l'Azawad (MSA) sont observés lors d'une patrouille mixte dans les environs du district du nord du Mali. le 19 avril 2017.

Le prédicateur radical peul Amadou Koufa, important chef jihadiste du centre du Mali, fait "probablement" partie les victimes d'une opération combinée des armées malienne et française contre sa base, dans la nuit de jeudi à vendredi, a confirmé le ministère malien de la Défense.

L'armée malienne et la force française Barkhane "ont mené une opération coordonnée, dans le centre du Mali le 23 novembre 2018, sur une base abritant le commandement de la Katiba d’Ansar Dine du Macina" dirigée par Amadou Koufa, indique le ministère dans un communiqué posté vendredi soir sur son site d'information.

"Cette opération coordonnée a permis de neutraliser une trentaine de terroristes dont Djourétou, le chef de base; Bobala, le chef des opérations et probablement Amadou Koufa", ajoute-t-il, confirmant une information donnée par la France.

Dans un communiqué publié vendredi soir, l'armée française avait annoncé avoir mené dans la nuit de jeudi à vendredi une opération dans le centre du Mali qui a permis la "mise hors de combat" d'une "trentaine de terroristes".

La ministre des Armées Florence Parly a salué "une action d'ampleur, complexe et audacieuse qui a permis de neutraliser un important détachement terroriste au sein duquel se trouvait probablement l'un des principaux adjoints de Iyad ag Ghali, Amadou Koufa, chef de la katiba Macina".

Le groupe de Koufa est apparu il y a trois ans dans le centre du Mali. Depuis lors, les violences intercommunautaires notamment se sont multipliées. Elles opposent les Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l'agriculture.

Amadou Koufa était apparu aux côtés de l'ex-chef rebelle touareg malien Iyad Ag Ghaly, chef du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans" (GSIM), et l'Algérien Djamel Okacha dit Yahia Aboul Hammam, dirigeant d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dans une vidéo diffusée le 8 novembre, appelant à "poursuivre le jihad".

Amadou Koufa, qui disait parler "au nom d'Ag Ghaly", invitait les musulmans en général à "faire le jihad", avant de s'adresser en particulier aux membres de l'ethnie peule.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.

Les violences jihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées vers le centre et le sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires.

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Dix pays africains où des dames ont dirigé la Primature

Une poignée des 15 Premières ministres qui ont exercé en Afrique. (Photo montage)

Le nombre des femmes à la Primature est aussi modeste que celui des présidentes, mais on note toutefois une évolution. En tout, 93 Premières ministres ont exercé à travers le monde, dont 15 en Afrique.

Treize femmes sont actuellement cheffes de gouvernement, dont trois en Afrique. Il s'agit de la Togolaise Victoire Tomégah-Dogbé, la Gabonaise Rose Christiane Ossouka Raponda et Saara Kuugongelwa, qui dirige le gouvernement namibien.

Les trois dames en exercice

Togo: Victoire Tomegah-Dogbé

Victoire Tomegah-Dogbé, nommée Première ministre le 28 septembre 2020 par le président Faure Gnassingbé, est devenue la première femme à diriger le gouvernement togolais. Gestionnaire de formation, cette ancienne cadre de l'ONU a succédé à Komi Sélom Klassou qui avait remis sa démission quatre jours avant.

"J'ai une pensée pour toutes ces filles qui travaillent dur pour réaliser leur rêve", avait declaré Mme Tomegah-Dogbé, en remerciant le président "pour le choix historique d'une femme à la Primature et pour son engagement à promouvoir le leadership féminin."

Dans le précédent gouvernement, elle avait la charge des portefeuilles du Développement, de l’Artisanat et de la Jeunesse, tout en cumulant la fonction de directrice du cabinet de la présidence.

Mme Tomegah-Dogbé, 61 ans, a joué un rôle fédérateur au sein de la jeunesse togolaise, qu'elle est parvenue à rassembler autour de projets innovants, y compris dans la lutte contre la maladie COVID-19, notamment en matière de sensibilisation et de production de matériel de protection.

Quatre jour après sa nomination, la Première ministre a nommé le nouveau gouvernement, le 1er octobre 2020, dont une femme à la tête du ministère de la Défense. Son équipe ministérielle est composée de 33 membres dont 10 femmes et plusieurs jeunes. Le précédent gouvernement comptait 7 femmes pour 26 ministères.

La correspondante de VOA Afrique à Lomé, Kayi Lawson, a rapporté que plusieurs organisations avaient fait campagne pour avoir 35% de femmes et 15% de jeunes dans le nouveau gouvernement. Bien que l'on frôle encore ce chiffre, c'est un premier pas encourageant pour le Togo, selon les féministes.

Une amorce qui annonce d'autres ouvertures pour les femmes au sein du gouvernement car les associations féminines ont engagé des échanges avec la présidente de l'Assemblée nationale, Yawa Djigbodi Tségan, pour faire adopter une loi sur un quota des femmes en politique.

Gabon: Rose Christiane Ossouka Raponda

Quelques semaines avant la nomination de Mme Tomegah-Dogbé au Togo, le Gabon avait déjà opté pour une femme à la tête de son gouvernement. Il s'agit de Rose Christiane Ossouka Raponda, 56 ans, nommée le 16 juillet 2020.

Rose christiane Ossouka Raponda, candidate du Parti démocratique gabonais (PDG) aux élections locales, vote dans un bureau de vote à Libreville, le 6 octobre 2018.
Rose christiane Ossouka Raponda, candidate du Parti démocratique gabonais (PDG) aux élections locales, vote dans un bureau de vote à Libreville, le 6 octobre 2018.

Cette économiste spécialisée dans la finance publique, avait fait son entrée au gouvernement en 2012 comme ministre du budget. Deux ans plus tard, en 2014, elle est élue maire de la capitale gabonaise, Libreville. Elle occupe ensuite les fonctions de ministre de la Défense, de février 2019 à juillet 2020.

Durant son mandat de cinq ans à l'hôtel de ville, elle a notamment mené d'importantes réformes et assaini les finances de la mairie, laissant un excédent budgétaire de 27 milliards de francs CFA.

Namibie: Saara Kuugongelwa-Amadhila

La troisième Première ministre en Afrique en poste actuellement est Saara Kuugongelwa-Amadhila, 53 ans. Auparavant, elle a été ministre des Finances durant 12 années sous les présidents Sam Nujoma, Hifikepunye Pohamba et Hage Geingob, l'actuel président de la Namibie, qui la nomme a la tête du gouvernement le 21 mars 2015.

Sa carrière dans la fonction publique a débuté en 1994 lorsqu'elle travaille comme responsable du bureau de Sam Nujoma, premier président de la Namibie. En moins d'un an, elle est nommée directrice générale de la Commission nationale de planification de cette jeune république en 1995.

Saara Kuugongelwa-Amadhila, Première ministre de la Namibie, à Windhoek, le 21 mars 2015.
Saara Kuugongelwa-Amadhila, Première ministre de la Namibie, à Windhoek, le 21 mars 2015.

Son mandat au ministère des Finances a été applaudi pour ses objectifs ambitieux et sa discipline qui a permis de limiter les dépenses publiques et de maximiser les revenus. Elle aussi est devenue la première chef de gouvernement à présenter un excédent budgétaire sur trois ans.

Les anciennes Premières ministres

Sénégal: Mame Madior Boye et Aminata Touré

Mame Madior Boye, née en 1940 à Saint-Louis, a été la première femme Premier ministre du Sénégal, après sa nomination par l'ancien président Abdoulaye Wade, le 3 mars 2001. Elle est issue d'une famille d'avocats qui l'a encouragée à poursuivre une carrière en droit et a passé une grande partie de sa carrière professionnelle au sein de l'administration de la justice, plaidant pour l'autonomisation et les droits des femmes.

Après que M. Wade a renvoyé tout son cabinet en novembre 2002, Mme Boye a poursuivi ses idéaux féministes grâce à un poste a l’Union africaine pour la protection des civils dans les conflits armés et la promotion des droits des femmes et des filles.

Aminata Touré a été la seconde femme Première ministre du Sénégal, du 1er septembre 2013 au 8 juillet 2014, après avoir été ministre de la justice, période durant laquelle elle a géré plusieurs affaires de corruption impliquant d'anciennes personnalités du gouvernement. Elle a été surnommée "Dame de fer" en raison de ce combat et s'est aussi consacrée aux droits des femmes dans sa carrière comme son prédécesseur.

Aminata Touré sourit à ses partisans après avoir assisté à une cérémonie de passation de pouvoirs à la Primature, à Dakar, le 8 juillet 2014.
Aminata Touré sourit à ses partisans après avoir assisté à une cérémonie de passation de pouvoirs à la Primature, à Dakar, le 8 juillet 2014.

Aminata Touré est une personnalité qui vaut le détour anecdotique: en 2017, alors qu'elle était envoyée spéciale du président Macky Sall, elle a écrit une lettre ouverte au maire de Montréal de l'époque, Denis Coderre, qui avait publiquement apporté son soutient au maire de Dakar, Khalifa Sall, arrêté en mars pour une affaire de fausses factures.

Ce coup de gueule avait défrayé la chronique au Sénégal. L'ancienne Garde de Sceaux y ressortait les affaires de corruptions de la mairie de Montréal, affirmant que "les conclusions sulfureuses" de la commission Charbonneau mettaient "en exergue un vaste système de corruption basé sur des appels d’offres truqués au sein de la mairie de Montréal avec versement de pots de vin à divers politiciens."

"Monsieur le Maire de Montréal", poursuivait-elle dans sa lettre, "Les affaires qui ont secoué les mairies de Montréal et de Laval ressemblent comme deux soeurs jumelles à celles de la mairie de Dakar. Pour autant, avez-vous eu à adresser des vidéos de soutien aux maires Applebaum et Vaillancourt? Avez-vous eu à suggérer un seul instant que la Justice canadienne est politisée et cherche à régler des comptes politiques?" Et de conclure:"la corruption des élites est tout aussi inacceptable à Montréal qu’à Dakar".

Mali: Mariam Kaïdama Sidibé Cissé

Mariam Kaïdama Sidibé Cissé a été Première ministre du Mali du 3 avril 2011 au 22 mars de l'année suivante, lendemain du coup d'Etat de 2012. Elle a occupé trois postes ministériels entre 1991 et 2002 et été plusieurs fois conseillère à la présidence.

Elle a également été secrétaire exécutive du Comité Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse au Sahel (Cilss) et ambassadrice de l'Autorité du Bassin du Niger à la COP21 qui s'est tenue à Paris en 2015. Le 26 mai 2011, Mme Sidibé Cissé était l’un des principaux orateurs du lancement du Partenariat mondial de l’UNESCO pour l’éducation des filles et des femmes.

Mozambique: Luísa Diogo

pendant six ans, du 17 février 2004 au 16 janvier 2010, tout en continuant d'occuper le poste de ministre des Finances jusqu'en février 2005. Mme Diogo s'est attaquée à la pauvreté et a oeuvré pour la croissance économique.

Entrée dans le monde de la finance à l'âge de 22 ans, cette négociatrice réputée habile est parvenue à obtenir de nombreuses aides extérieures qui ont permis le développement des télécommunications, l'augmentation de la production agricole et une lutte efficiente contre le VIH/sida. Ses réformes ont permis à l'économie du Mozambique de redémarrer progressivement.

Luísa Diogo, ancienne Première ministre du Mozambique.
Luísa Diogo, ancienne Première ministre du Mozambique.

Elle s'est notamment engagée à développer les services de santé et d'éducation, recrutant chaque année des centaines d'enseignants et de personnels soignants. Elle a par ailleurs effectué une refonte du système judiciaire et des forces de police.

Pour rendre son cabinet redevable, Mme Diogo avait créé une plateforme composée de citoyens et de journalistes qui évaluaient périodiquement les stratégies gouvernementales. Et comme ses homologues africaines, la Première ministre mozambicaine s'est concentrée sur l'égalité entre hommes et femmes et l'autonomisation des femmes, notamment à travers le Réseau des femmes ministres et parlementaires.

São Tomé et Príncipe​: Maria das Neves et Maria do Carmo Silveira

Tout comme le Sénégal, São Tomé et Príncipe a déjà eu deux femmes Premières ministres. Il s'agit de Maria das Neves (du 3 Octobre 2002 au 18 September 2004), et Maria do Carmo Silveira (du 8 juin 2005 au 21 Avril 2006). Neves et Carmo Silvera sont toutes deux issues du milieu de la finance de cet archipel, avec quelque 220.000 habitants, isolé dans l'Atlantique.

Maria do Carmo Silveira, ancienne Première ministre de São Tomé et ancienne secrétaire exécutive de la Lusophonie.
Maria do Carmo Silveira, ancienne Première ministre de São Tomé et ancienne secrétaire exécutive de la Lusophonie.

La seconde aura été capable de réaliser des prouesses lors de son très court mandat, notamment la résolution d'un différend salarial avec les syndicats du secteur public et la signature d'un accord de coopération pétrolière avec l'Angola, entre autres succès.

Primatures à haut risque

Rwanda: Agathe Uwilingiyimana

Agathe Uwilingiyimana a été Première ministre au Rwanda, du 18 juillet 1993 au 7 avril 1994, jour de son assassinat au début du génocide.

Mme Uwilingiyimana était une pionnière des droits des femmes et de l'éducation des filles, et, comme Sylvie Kinigi pour le Burundi, elle a tenté de réconcilier Tutsis et Hutus, en vain. En sa mémoire, le Forum des Educatrices Africaines (FAWE) a créé le prix Agathe Innovative, qui finance des projets générateurs de revenus visant à améliorer les perspectives des filles en Afrique.

Cette mère de cinq enfants a enseigné la chimie et les mathématiques au niveau universitaire et a promu ces matières auprès des filles. En 1989, elle a été nommée directrice du ministère du Commerce et ministre de l'Education en 1992.

Elle a aboli le système de quotas ethniques universitaires, attribuant les places et les bourses d'études dans les écoles publiques en fonction du mérite. Ce qui lui a valu l'hostilité des extrémistes durant la guerre civile. Alors qu'elle voulait démissionner, d'éminentes personnalités l'en ont dissuadée.

Sous la présidence de Juvenal Habyarimana, Agathe Uwilingiyimana a eu la tâche ardue de négocier les accords d'Arusha le 4 août 1993, mais les pourparlers entre le président et le Front Patriotique Rwandais n'ont jamais abouti et l'avion du président sera abattu le 6 avril 1994. C'est ainsi qu'Agathe Uwilingiyimana est devenue chef de l'État et du gouvernement pendant environ 14 heures.

Son parcours présente des similitudes avec celui de la Burundaise Sylvie Kinigi. Mais celle qu'on appelait "Madame Agathe" aura eu une fin tragique, au lendemain de la mort d'Habyarimana. Le 7 avril 1994, Agathe Uwilingiyimana et son mari ont été tués par la garde présidentielle rwandaise dans l'enceinte de l'ONU, selon des témoins.

Madagascar: 48h pour Cécile Manorohanta

Cécile Manorohanta est nommée Premier ministre intérimaire par le président Andry Rajoelina le 18 décembre 2009, alors que Madagascar traverse une crise politique majeure. Elle remplace l'éphémère Eugène Mangalaza, limogé après deux mois en poste. Elle quitte la Primature deux jours plus tard.

Avant ce rôle Mme Manohoranta était ministre de la défense. Elle annonce sa démission en février 2009 après des actes de violence perpétrés par les forces de l'ordre contre des civils. Selon le quotidien L'Express de Madagascar, elle écrit dans sa lettre de démission qu'en tant que mère, elle "ne pouvait accepter la violence qui a eu lieu".

Ancienne rectrice de l'Université malgache d'Antsiranana, Cécile Manorohanta a fait ses études post-doctorales à l'Université de Californie à Los Angeles en 1993, précise le quotidien.

Centrafrique: Elisabeth Domitien, pionnière

La CentrafRicaine Elisabeth Domitien s'est engagée dans le mouvement d'indépendance à l'âge de 20 dans les années 50. Cette jeune charismatique et entreprenante s'est imposée en tant que leader communautaire, devenant rapidement populaire en milieu rural.

Nommée Première ministre par Jean Bedel Bokassa, le 2 janvier 1975, cette agricultrice et femme d'affaires a placé son mandat sous le sceau de l’agriculture, le commerce et la promotion de la femme. Elisabeth Domitien a été la première femme à occuper un poste de Premier ministre en Afrique.

Alors que Bokassa s'affairait a envoyer en prison les voix dissidentes, elle s'évertuait à les faire libérer. Elle a été remerciée le 7 avril 1976 pour avoir conseiller au futur "empereur" de ne pas faire de la Centrafrique un royaume.

Après le renversement de Bokassa en septembre 1979, Mme Domitien purge une peine de prison et se voit interdire de retourner en politique. Treize ans plus tard sous le président Ange-Félix Patassé, elle a reçu une compensation pour le traitement injuste auquel elle avait été exposée.

Elisabeth Domitien est décédée le 26 avril 2005, à l’âge de 80 ans.

L'armée malienne commémore ses 60 ans sans son traditionnel défilé

La Fama (force armée malienne) patrouille dans le cercle d'Ansongo, région de Gao, au Mali, le 13 mars 2017. (VOA/Kassim Traoré)

L'armée malienne commémore son 60e anniversaire ce mercredi 20 janvier 2021. Ces festivités se dérouleront dans la sobriété à cause du coronavirus. À cette occasion, le président de transition a exprimé sa reconnaissance envers les forces étrangères qui apportent un grand appui à celles du Mali.

Le traditionnel défilé militaire n’aura pas lieu cette année à cause de la pandémie de covid-19. Ce 60e anniversaire sera marqué par le dépôt d'une gerbe de fleurs à Kati et par la pose, par le vice-président, le colonel Assimi Goïta, de la première pierre de l’hôpital militaire de Banacoroni à une trentaine de Kilomètres de Bamako.

Cet anniversaire est aussi marqué par une manifestation des organisations de la société civile, de partis politiques et d'activistes, le même jour à Bamako, le même jour à Bamako, pour le départ de l'armée française du Mali.

Mardi soir, à l'occasion du 60e anniversaire le président de la transition malienne, Bah Ndaw, a renouvelé "la gratitude" son pays aux armées étrangères, engagées dans la guerre contre les jihadistes, rapporte l'AFP.

Il a appelé à une "alliance sacrée" autour de l'armée malienne, "d'autant plus salutaire que [ce] 60e anniversaire s'inscrit dans un contexte particulièrement éprouvant pour notre pays qui est en guerre depuis bientôt dix ans" contre les jihadistes, a-t-il affirmé.

"Je voudrais renouveler la gratitude de notre pays envers la communauté internationale dont les armées sont à nos côtés et dont les soldats risquent leu vie pour la libération de notre pays", a déclaré M. Ndaw dans un discours sur la télévision publique.

La classe politique malienne dénonce une "oligarchie militaire"

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Le colonel Malick Diaw hausse le ton contre les propos anti-Barkhane

Le Colonel Malick Diaw.

Un des hommes forts des autorités de transition maliennes dominées par les militaires a élevé la voix vendredi pour affirmer le soutien officiel à la présence militaire française dans le pays et contrer des expressions hostiles.

Le colonel Malick Diaw, président du Conseil national de transition (CNT) qui vient d'être constitué et fait office d'organe législatif, a publié un communiqué où il relève avec "regret" de récentes déclarations contre la présence française, émanant selon lui de mouvements auxquels appartiennent des membres du CNT.

Ces déclarations "n'engagent que leurs auteurs", dit-il. Il "tient à réaffirmer le soutien et la disponibilité du CNT à l'endroit de tous les partenaires qui oeuvrent au côté du Mali dans la lutte antiterroriste".

Le CNT comporte quelques opposants notoires à l'engagement militaire français au Mali. Parmi eux, Adama Diarra, alias Ben le Cerveau, est coauteur d'un appel à manifester le 20 janvier à Bamako contre la présence française.

La France, engagée militairement depuis 2013 au Mali, y déploie ainsi qu'au Sahel 5.100 soldats dans la force antijihadiste Barkhane. Cette présence suscite régulièrement des expressions d'animosité sur les réseaux sociaux, dans la bouche de certaines personnalités et lors de manifestations épisodiques à Bamako.

L'émergence de sentiments antifrançais, associée à des pertes françaises et aux revers infligés par les jihadistes aux armées nationales, avait poussé le président français Emmanuel Macron à réunir les dirigeants du Sahel en janvier 2020 dans le Sud-Ouest de la France pour resserrer les rangs.

La France répète s'engager au Sahel à la demande de ces dirigeants. Un nouveau sommet est prévu à N'Djamena (Tchad) courant février.

Après huit ans d'intervention militaire ininterrompue au Sahel, des voix de plus en plus nombreuses s'interrogent en France sur la pertinence de cet engagement, à l'heure où Paris réfléchit à l'alléger.

Une quinzaine de jihadistes tués près de la frontière Mali-Burkina

Des soldats de l'armée malienne patrouillent avec des soldats de la force française Barkhane à Ménaka, dans la région de Liptako, le 21 mars 2019.

L'armée française a tué une quinzaine de jihadistes le week-end dernier dans la région malienne de Boulikessi, près de la frontière avec le Burkina Faso, où agit le groupe GSIM affilié à Al Qaïda, a annoncé vendredi l'état-major.

"Le 9 janvier, en identifiant un groupe armée terroriste à moto, les militaires français ont pu guider un aéronef et réaliser une frappe. Le lendemain, dans le même secteur (...), le groupe commando a décelé un autre groupe armé terroriste, a expliqué le porte-parole de l'état-major, le colonel Frédéric Barbry, lors d'un point-presse.

"Appuyés par des hélicoptères de reconnaissance et d'attaque, les militaires ont pu remporter ce combat et procéder au ratissage de la zone".

Les opérations ont permis de neutraliser une quinzaine de jihadistes, d'en interpeller quatre et de saisir armement, motos et diverses autres ressources dans un secteur réputé être "une zone de prédation" du Groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans (GSIM), alliance jihadiste sahélienne affiliée à Al-Qaïda, a-t-il encore précisé.

Par ailleurs, l'officier a fait état de la saisie "de très nombreux matériels entrant dans la confection et la pose d'engins explosifs improvisés (IED)" ces dernières semaines au Mali.

Entre fin décembre et début janvier, cinq militaires de la force antijihadiste Barkhane ont été tués au Mali dans l'explosion d'un IED au passage de leur véhicule blindé léger, et six autres blessés par une voiture piégée conduite par un kamikaze.

Au total, sur les 50 militaires français morts au combat depuis 2013 dans la région, 23 ont été tués par des IED ou des véhicules piégés, selon l'état-major français.

En 2020, la France a engagé 600 soldats supplémentaires au Sahel, portant ses effectifs à environ 5.100. Elle examine actuellement l'évolution de cet engagement.

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