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Mali

L'armée malienne tue quatre membres d'un groupe armé au Mali

Les FAMA patrouillent dans le cercle d'Ansongo, dans la région de Gao, au Mali, le 13 mars 2017. (VOA/Kassim Traoré)

Au Mali, un affrontement entre l'armée et le groupe armé Dan Nan Ambassagou mardi a fait quatre morts et cinq blessés dans la région de Mopti, au centre du Mali.

Quatre membres du groupe armé Dan Nan Ambassagou ont été tués par l'armée malienne à Koromatintin, localité dangereuse dans le cercle de Koro, région de Mopti.

Les FAMA (forces armées maliennes) ont procédé à l'arrestation de 15 personnes. Les chasseurs dogons dénoncent cette "attaque" qui pourrait assombrir les relations entre eux et les soldats maliens.

Le point avec Kassim Traoré après des affrontements au Mali
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''Dimanche dernier, des hommes armés non identifié ont réveillé les populations du village de Koromatintin par des coups de feu. Face à cette situation, les combattants de Dan Nan Ambassagou sont allés s’installer dans le village'', a confié à VOA Afrique Youssouf Toloba, chef d'Etat major de la milice dogon.

Le même jour, vers 5 heures du matin, cinq pick-up d’un détachement des Fama, basé à Koro et conduit par le Colonel Modibo Koné ont encerclé le village.

Selon le gouverneur de la région de Mopti, le général Sidi Aalassane Touré, des Fama étaient en patrouille dans le cercle de Koro quand ils ont entendu des coups de feu.

Ils se sont rendu dans la localité, mais dès que les chasseurs Dogon ont aperçu leur véhicule, ils ont immédiatement ouvert le feu.

L'armée a riposté et quatre chasseurs ont été tués. Cinq blessés ont été admis à l'hôpital de Mopti.​

Cessez-le-feu

Selon le responsable de Dan Nan Ambassagou, "le lendemain (lundi) des djihadistes armés sont venus occuper le village". Rappelant que la même unité avait confisqué ou détruit en juillet de nombreuses motos appartenant à son groupe, M. Toloba a appelé le gouvernement à muter l'officier qui la commande.

De son côté, le gouverneur a estimé que ces heurts ne remettaient pas en cause le cessez-le-feu annoncé en septembre par le groupe de chasseurs.

"C'est à eux de nous indiquer où ils sont basés. Mais ils ne peuvent continuer à tourner partout comme par le passé, parce qu'ils ont été clairs lors de la signature de la convention de cessez-le feu-avec le gouvernement", a-t-il néanmoins déclaré.

Les Peuls dénoncent des exactions de la part de groupes de chasseurs, tolérées voire encouragées selon eux au nom de la lutte contre les djihadistes, par les autorités ou l'armée, ce que dément le gouvernement.

Par ailleurs, au moins trois civils sont portés disparus à la suite d'une attaque armée le 16 novembre contre les villages de Perga et de Perkoy, également dans le centre du Mali, selon des élus locaux et une source proche d'une ONG étrangère.

Le 2 octobre dernier, le groupe armé Dan Nan Ambassagou, a signé une convention de cessez-le-feu avec le gouvernement malien.​

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Le G5 Sahel cherche une "nouvelle stratégie" après le retrait du Mali

"La situation sécuritaire demeure préoccupante notamment dans la zone des 'trois frontières'", aux confins du Burkina, du Mali et du Niger, souligne le communiqué du G5 Sahel.

Les ministres de la Défense et les chefs d'état-major des pays du G5 Sahel ont tenu jeudi une réunion extraordinaire à Niamey pour réfléchir à une "nouvelle stratégie" pour cette force antijihadiste après le retrait du Mali en mai, a appris vendredi l'AFP.

Cette réunion d'une journée visait à "échanger sur la nouvelle configuration" de la Force conjointe après "le retrait du Mali" et le "départ de Barkhane" de ce pays, selon le communiqué final. "Cette situation nous impose d'adopter de nouvelles stratégies pour lutter efficacement contre les groupes armés terroristes dans l'espace commun", indique le texte.

La Banque mondiale tire la sonnette d'alarme sur l'urgence climatique au Sahel
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Aucun détail n'a été donné sur cette nouvelle stratégie. Le G5 Sahel est une force militaire conjointe qui regroupait jusqu'au mois de mai le Niger, le Burkina, la Mauritanie, le Tchad et le Mali.

Largement financée par l'Union européenne, cette force représentait aux yeux des partenaires internationaux du Sahel une porte de sortie dans une région en proie aux violences jihadistes. Mais en cinq ans, les opérations conjointes sont restées peu nombreuses et la situation sécuritaire au Sahel n'a cessé de se dégrader.

En dépit des "efforts" des Etats avec "l'appui" des partenaires "la situation sécuritaire demeure préoccupante notamment dans la zone des 'trois frontières'", aux confins du Burkina, du Mali et du Niger, souligne le communiqué.

"La formule actuelle (...) ne peut plus répondre à nos préoccupations opérationnelles", a observé en ouverture de la réunion, le général Gninguengar Mandjita, chef d'état-major des Armées du Tchad, pays qui assure la présidence du G5 Sahel.

Alkassoum Indatou, ministre nigérien de la Défense, juge quant à lui qu'"au delà des difficultés financières", le G5 Sahel souffre désormais d'un "problème de cohésion et d'unité d'action (...) mise à mal depuis le retrait du Mali".

Mi-mai, les autorités de transition au Mali, empêchées d'en assurer la présidence, ont décidé de se retirer du G5 Sahel et de sa force conjointe, invoquant une "perte d'autonomie" et "une instrumentalisation" au sein de l'organisation. En juillet, Mahamat Idriss Déby du Tchad et Mohamed Bazoum du Niger avaient martelé vouloir garder le G5 en vie, malgré le départ du Mali.

La junte au pouvoir depuis 2020 au Mali a récemment poussé vers la sortie la France qui a déployé via son opération Barkhane pendant des années des milliers de militaires dans le pays, dont une partie s'est repliée au Niger voisin.

Depuis New York, la Cédéao annonce des sanctions contre la junte en Guinée

Le colonel Mamady Doumbouya (au centre) quitte une réunion avec des représentants de la CEDEAO à Conakry, le 17 septembre 2021.

En plus de "sanctions progressives" contre les dirigeants guinéens, la Cédéao va aussi envoyer trois chefs d'État au Mali pour obtenir la libération des 46 militaires ivoiriens détenus depuis juillet.

Les dirigeants des Etats ouest-africains, réunis en sommet extraordinaire jeudi à New York, ont annoncé des "sanctions progressives" contre la junte militaire en Guinée face à l'inflexibilité des militaires sur une date de retour des civils au pouvoir.

Les leaders des pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao, 15 pays membres) se sont enfermés plusieurs heures à huis clos dans un hôtel new-yorkais, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, dans un climat tendu entre certains de ses membres et autour de multiples crises qui secouent le sous-continent.

A l'issue du sommet, "nous avons décidé de prendre des sanctions contre la Guinée", a annoncé à l'AFP le président de la commission de la Cédéao, Omar Aliou Touray.

Selon un document résumant cette réunion de chefs d'Etat, consulté par l'AFP, "il a été arrêté la prise de sanctions progressives sur des individus et contre la junte guinéenne".

"Très rapidement, le président en exercice de la Cédéao et le président de la commission de la Cédéao vont établir une liste de personnes à sanctionner et, de manière graduelle, appliquer ces sanctions", selon ce texte.

Crise Mali/Côte d'Ivoire

Autre crise en Afrique de l'Ouest: une querelle ouverte en juillet entre le Mali et la Côte d'Ivoire après que Bamako a arrêté des soldats ivoiriens. Tous les dirigeants ouest-africains --à l'exception du Mali, de la Guinée et du Burkina Faso dirigés par des juntes et suspendus de la Cédéao-- ont réclamé la libération de 46 militaires ivoiriens encore détenus au Mali.

Le colonel Mamady Doumbouya à Bamako
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"Mardi (27 septembre, NDLR), la Cédéao dépêchera au Mali les présidents du Ghana, du Togo et du Sénégal pour obtenir leur libération. (...) L'heure des coups d'Etat est révolue", a martelé Omar Aliou Touray.

C'est la Côte d'Ivoire qui avait appelé il y a huit jours à la tenue d'un sommet "dans les meilleurs délais" devant l'aggravation du contentieux avec le Mali, réclamant même des sanctions contre son voisin.

Le président ivoirien Alassane Ouattara est considéré comme l'un des moins conciliants vis-à-vis de la junte malienne. Les relations se sont détériorées avec l'arrestation des soldats ivoiriens à leur arrivée à Bamako le 10 juillet.

Ils devaient, selon Abidjan et l'ONU, participer à la sécurité du contingent allemand des Casques bleus au Mali mais Bamako a dit les considérer comme des "mercenaires" venus attenter à la sûreté de l'Etat.

Invectives de la Guinée

Quant au dossier guinéen, le sommet de New York a été précédé par des invectives de la junte à Conakry.

Elle a dénigré jeudi avec virulence un sommet très loin de l'Afrique et a critiqué le président en exercice de la Cédéao, le Bissau-Guinéen Umaro Sissoco Embalo. Ce dernier avait prévenu dès mercredi que la Guinée (Conakry) allait au devant "de lourdes sanctions" si la junte persistait à vouloir se maintenir au pouvoir pendant trois ans.

L'Afrique de l'Ouest a vu se succéder les coups de force de colonels et de lieutenants-colonels en moins de deux ans: putsch le 18 août 2020 au Mali, nouveau fait accompli parachevant le premier le 24 mai 2021, putsch le 5 septembre 2021 en Guinée, putsch le 24 janvier 2022 au Burkina Faso.

La Cédéao, alarmée du risque de contagion dans une région vulnérable, multiplie les sommets, les médiations et les pressions pour abréger les périodes dites de transition avant un retour des civils à la direction de leur pays. Elle est confrontée à des autorités qui n'entendent pas lâcher les commandes de sitôt.

Les nouveaux gouvernants en uniforme invoquent la gravité des crises auxquelles ils sont confrontés, sécuritaire au Mali et au Burkina, sociale et politique dans les trois pays. Ils veulent avoir le temps nécessaire à ce qu'ils présentent comme leur entreprise de "refondation" de leur Etat, et à l'organisation d'élections crédibles.

La Cédéao a infligé en janvier un sévère embargo commercial et financier au Mali. La junte dirigée par le colonel Assimi Goïta s'est depuis engagée sous la pression à organiser des élections en février 2024, et la Cédéao a levé l'embargo.

La junte guinéenne avait été parmi les rares à se solidariser avec le Mali face aux sanctions, et avait maintenu les frontières ouvertes. Son chef, le colonel Mamady Doumbouya, sortant du pays pour la première fois depuis septembre 2021, a pris part jeudi au côté de son homologue malien, le colonel Assimi Goïta, aux célébrations du 62e anniversaire de l'indépendance malienne.

Le colonel Mamady Doumbouya à Bamako

Le colonel Mamady Doumbouya à Bamako
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Le président de la transition guinéenne, le colonel Mamady Doumbouya, s’est rendu à Bamako. Cette visite intervient alors que Conakry a rejeté catégoriquement les récentes déclarations du chef de la Cédéao qualifiant d’inacceptable une transition de trois ans en Guinée.

Mamady Doumbouya reçu à Bamako par Assimi Goïta

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Rencontres de la photographie de Bamako: les préparatifs vont bon train

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Le Mali prépare les rencontres de la photographie de Bamako prévues du 8 décembre 2022 au 8 février 2023. Plus de deux mois à l’avance, le ministre de la Culture a procédé au lancement officiel des activités qui doivent déboucher sur cet événement culturel.

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