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Niger

57 morts et 130.000 sinistrés dans des inondations depuis juin

Une rue inondée par le fleuve Niger dans le quartier Saga de Niamey le 11 septembre 2017.

Les inondations qui affectent le Niger, y compris le Nord désertique, depuis le début de la saison des pluies en juin, ont fait 57 morts et plus de 130.000 sinistrés, selon le dernier bilan du gouvernement publié mardi soir.

"La situation des inondations à la date du 10 septembre 2019 est de : "57 décès" et "132.528 personnes sinistrées", soit "16.093 ménages", selon un communiqué du conseil des ministres nigériens.

En outre, les eaux ont détruit 12.241 maisons, décimé 851 têtes de bétail et englouti plus de 2.251 hectares de cultures, déplore le gouvernement.

La capitale Niamey est particulièrement touchée cette année par une crue exceptionnelle du Niger qui a déjà fait un total de 6.310 personnes sinistrées.

Les régions de Maradi (sud-est) et de Zinder (centre-sud) sont les plus durement affectées avec respectivement 25.040 et 39.060 sinistrés.

La région de Dosso (sud-ouest), très humide, a enregistré 11.231 sinistrés.

Le Nord désertique du pays a été inhabituellement affecté : 18.255 sinistrés ont été répertoriés dans la région d'Agadez.

Un précédent bilan publié le 2 septembre par le ministre nigérien chargé de l'Action humanitaire faisait état de 42 morts et 70.000 sinistrés, dont plus de 2.000 à Niamey.

La saison des pluies bat son plein au Niger. En dépit de sa courte durée - au plus trois mois - et de la faiblesse des précipitations, ce pays fait face depuis quelques années à des inondations, y compris dans les zones désertiques du Nord.

Un paradoxe dans cet Etat très sec où les mauvaises récoltes sont habituellement dues à la sécheresse.

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Une dizaine de chefs d'accusation contre Hama Amadou

Une dizaine de chefs d'accusation contre Hama Amadou
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L'opposant Amadou Hama emprisonné à Niamey après sa garde à vue

Un homme se tient devant une affiche de campagne du candidat présidentiel Hama Amadou à Niamey le 27 février 2016.

L'opposant Amadou Hama été emprisonné lundi à Niamey après trois jours de garde à vue pour son rôle présumé dans les troubles ayant suivi la proclamation des résultats de la présidentielle au Niger, ont annoncé à l'AFP les services du procureur.

Amadou Hama "a été placé sous mandat de dépôt à (la prison de) Filingué" à Niamey sous "beaucoup de chefs d'accusation", dont "sa complicité" dans des manifestations et destructions de biens, selon ces services.

M. Hama, ancien Premier ministre et ancien président de l'Assemblée nationale, est également accusé "de propagande régionaliste" et "de propos de nature à dresser les gens les uns contre les autres".

"D'autres personnes" détenues en lien avec les troubles ayant suivi la proclamation des résultats provisoires du second tour la présidentielle du 21 février "ont également été placées sous madat de dépôt", selon les services du procureur, qui n'ont pas cité leurs noms.

M. Hama s'était présenté de lui-même vendredi à la police de Niamey où il a passé trois jours en garde à vue avant d'être emprisonné sur décison du doyen des juges d'instruction chargé de son dossier.

Le ministre de l'Intérieur, Alkache Alhada, l'avait accusé la veille "d'être le principal auteur" des troubles ayant éclaté à Niamey après l'annonce le 23 février par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) de l'élection de Mohamed Bazoum au second tour de la présidentielle.

Ces troubles ont fait deux morts, entraîné des pillages de commerces, des destructions d'infrastructures et de biens privés, et ont conduit à l'interpellation de 468 personnes, selon le ministre de l'Intérieur.

La victoire de M. Bazoum, dauphin du président sortant Mahamadou Issoufou, avec 55,7% des voix, est contestée par l'opposant et ancien chef d'Etat Mahamane Ousmane. Celui-ci s'est proclamé vainqueur, revendiquant 50,3% des voix.

Lundi, la coalition de l'opposition Cap 20/21 et ses alliés ont annoncé leur détermination à "défendre" la "victoire" de l'opposant Mahamane Ousmane "par tous les moyens de droit".

La coalition "exige" la "libération sans condition" des personnes interpellées, dont Amadou Hama.

Considéré comme un sérieux challenger à la présidentielle, Amadou Hama n'a pas pu se présenter à l'élection en raison de sa condamnation à un an de prison pour une affaire de trafic de bébés, affaire qu'il a qualifiée de "complot" pour l'écarter du scrutin.

Il avait apporté son soutien à Mahamane Ousmane.

Parmi les personnes arrêtées figure également l'ancien chef d'état-major des armées Moumouni Boureima, proche de Amadou Hama, accusé d'être l'un des "meneurs" des troubles à Niamey.

Selon la presse locale, Djibrilla Baré Maïnassara, candidat au premier tour qui a soutenu M. Ousmane et frère de l'ex-président Ibrahim Baré Maïnassara, assassiné lors d'un coup d'Etat en 1999, fait aussi partie des personnes détenues.

Le weekend a été calme à Niamey

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Sidi Bilan: "Ce qui se passe en ce moment c'est du jamais vu au Niger"

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Les interpellations des opposants continuent à Niamey

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