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RDC

L'opposant Katumbi annonce son retour en RDC le 20 mai

Moïse Katumbi à Johannesburg, Afrique du Sud, le 12 mars 2018.

L'opposant congolais Moïse Katumbi a annoncé lundi son retour le 20 mai dans son fief de Lubumbashi, en République démocratique du Congo, afin d'empêcher les partisans de l'ancien président Joseph Kabila de modifier la Constitution, après trois années passées en exil, selon un communiqué.

"Je rentre le 20 mai à Lubumbashi pour rester avec les miens, pour consoler les familles qui ont été maltraitées. Moi j'étais à l'étranger, eux ils ont vécu l'enfer", a déclaré l'ex-gouverneur du Katanga dans une interview à Radio France Internationale (RFI) et la chaîne France 24.

"Je rentre pour que la population soit éveillée et qu'on ne touche pas à la Constitution" en utilisant les partisans de l'ancien président Joseph Kabila qui sont largement majoritaires à l'Assemblée nationale et au Sénat, a-t-il ajouté.

L'opposant a régulièrement annoncé son retour en RDC, mais cette nouvelle annonce se fait dans un contexte où Félix Tshisekedi a succédé à Joseph Kabila comme président, le passeport congolais de M. Katumbi lui a été délivré et une condamnation à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière a été annulée.

M. Katumbi a affirmé qu'il ferait de l'opposition et ne figurerait pas dans le gouvernement du président Tshisekedi issu de l'opposition et proclamé vainqueur de la présidentielle du 30 décembre lors des élections générales que l'opposant a qualifiées de "chaotiques, pleines d'irrégularités".

Toutefois, il a souhaité malgré tout "aller de l'avant" avec Félix Tshisekedi comme président de la République dans le but de préserver "la cohésion nationale et l'unité du pays".

En sa qualité de coordonnateur de la coalition Lamuka qui avait soutenu la candidature de l'opposant Martin Fayulu, qui revendique toujours une victoire avec 60% des voix, il a assigné à ce regroupement comme missions : "La défense stricte de la Constitution, du peuple, de la démocratie et (d'assurer) la mobilisation populaire".

M. Katumbi avait quitté la RDC le 20 mai 2016 pour se faire soigner à l'étranger.

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Grève des agents des sociétés pétrolières dans le sud-est de la RDC

Le personnel du gouvernorat du Sud-Kivu et de la DPMER radicalisent leur grève à Bukavu, Sud-Kivu, RDC, 8 août 2017. (VOA/Ernest Muhero)

La grève des employés des sociétés pétrolières a été largement observée jeudi dans plusieurs villes du sud-est de la République démocratique du Congo, provoquant la fermeture de stations-services, a-t-on appris de sources concordantes.

"Tous les membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) ont respecté le mot d'ordre de grève. Aucune station de distribution de carburant n'a fonctionné dans plusieurs villes: Lubumbashi, Likasi, Kasumbalesa et Kolwezi", a déclaré Patrick Muland, vice-président de la section FEC de la province du Haut-Katanga.

A Lubumbashi, capitale provinciale, toutes les stations services étaient fermées, et des attroupements s'étaient formés pour attendre un moyen de transport en commun.

"J'ai marché cinq kilomètres pour rejoindre mon lieu de travail, à cause de la fermeture des stations services", a déclaré Umba Ilunga, un habitant de Likasi, joint au téléphone par l'AFP.

"Pourquoi le gouvernement a-t-il laissé les sociétés pétrolières aller en grève au lieu d'anticiper en négociant avec elles ? Pour cinq litres d'essence, j'ai dû payer 10.000 francs congolais au lieu de 6.000 hier (mercredi)", a réagi auprès de l'AFP Kayembe Mwangal, un taxi de Kolwezi (Lualaba), remonté.

La ministre congolaise de l'Économie Acacias Babundola a invité "les pétroliers du Sud à faire montre d'un esprit patriotique et d'un sens élevé de responsabilité" afin d'obtenir la révision du prix du litre "dans un esprit de concertation et pour l'intérêt de tous".

Les sociétés pétrolières en grève assurent que le prix de vente actuellement appliqué dans leur zone "décapitalise leurs entreprises au point qu'elles ne sont plus en mesure de renouveler leurs stocks" et dénoncent des disparités de traitement.

A Lubumbashi, deuxième ville du pays, dans la région minière du Katanga, le prix de l'essence à la pompe est fixé à 1.390 francs congolais (0,73 dollar) depuis mai, alors qu'à Kinshasa, le prix du litre est de 1.995 francs congolais (1,05).

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