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RDC

Abandon des poursuites contre six gardes de Katumbi

Moïse Katumbi na lisanga na ye "Ensemble pour le changement" na Johannesburg, Afrique du Sud, le 12 mars 2018.

La justice militaire de la République démocratique du Congo a décidé d'abandonner des poursuites contre six ex-gardes de corps de l'opposant en exil Moïse Katumbi dans le cadre d'une affaire de recrutement de mercenaires pour renverser l'ancien président Joseph Kabila en 2016.

Les six gardes du corps de M. Katumbi étaient accusés par le régime du président Kabila d'avoir participé au recrutement des mercenaires, notamment américains, pour déstabiliser les institutions. En détention depuis avril 2016, ils ont été libérés en mars en la faveur d'une mesure de grâce du nouveau président congolais, Félix Tshisekedi.

"Le parquet près la haute cour militaire a décidé d'abandonner les poursuites engagées contre les six policiers, anciens gardes du corps de l'ex-gouverneur Moïse Katumbi dans l'affaire de recrutement des mercenaires", a déclaré à l'AFP Me Joseph Mukendi, membre du collectif d'avocats de l'opposant.

Dans une décision consultée par l'AFP, le chef du parquet militaire congolais, le lieutenant-général Tim Mukunto a ordonné que le dossier à charge de ces six ex-gardes de M. Katumbi dans l'affaire de recrutement des mercenaires "soit classé sans suite pour inopportunité des poursuites".

"Les enquêtes qui ont été ouvertes autour du dossier du recrutement des mercenaires par Monsieur Moïse Katumbi n'ont pas établi la présence effective de ces mercenaires au Katanga à l'époque des faits", a estimé la justice militaire dans sa décision.

Le 19 avril, dans une autre affaire de spoliation immobilière, la condamnation à trois ans de prison de M. Katumbi avait été annulée par la justice.

Toujours dans cette affaire, un ancien soldat américain, Darryl Lewis, et ex-garde du corps de M. Katumbi, accusé par les autorités d'appartenir à un "réseau" d'infiltration d'agents armés en RDC avait été détenu en 2016 pendant un mois et demi avant d'être remis aux autorités américaines pour son retour dans son pays.

Ex-allié puis adversaire de l'ex-président Kabila, M. Katumbi avait quitté la RDC en mai 2016 pour l'Afrique du Sud puis la Belgique, pour raisons de santé. Il avait été ensuite condamné en juin.

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La CPI rend son jugement sur l'ex-chef de guerre Ntaganda le 8 juillet

L'ancien chef de guerre congolais Bosco Ntaganda, à droite, salue son avocat Stéphane Bourgon, à gauche, dans la salle d'audience de la Cour pénale internationale (CPI) lors des déclarations finales de son procès à La Haye, le 28 août 2018.

La Cour pénale internationale (CPI) rendra le 8 juillet son jugement sur l'ancien chef de guerre congolais Bosco Ntaganda, détenu à La Haye depuis 2013 pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

Surnommé "Terminator", Bosco Ntaganda est accusé d'avoir recruté des enfants soldats et d'avoir commandité des meurtres, pillages et viols commis par ses troupes en 2002 et 2003 en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).

La Chambre de première instance rendra son jugement en l'affaire "lors d'une audience publique le 8 juillet 2019 à 10 heures (8 heures GMT) au siège de la Cour à La Haye", a annoncé lundi la CPI.

"Lors de l'audience, la Chambre de première instance annoncera si elle déclare l'accusé innocent ou coupable, au-delà de tout doute raisonnable, des charges portées à son encontre", a-t-elle précisé dans un communiqué.

Aujourd'hui âgé de 45 ans, l'ancien général redouté de l'armée congolaise doit répondre de 13 crimes de guerre et de cinq crimes contre l'humanité, pour lesquels il a plaidé non coupable en 2015.

Selon des ONG, plus de 60.000 personnes ont perdu la vie depuis l'éclatement en 1999 de violences sanglantes en Ituri, région instable et riche en minéraux.

Bosco Ntaganda a joué un rôle central dans la planification des opérations de l'Union des patriotes congolais et de son bras armé, les Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), avait martelé en août l'accusation lors de la dernière phase de son procès, qui s'est ouvert en septembre 2015.

Né au Rwanda, où il a fait ses armes avec le Front patriotique rwandais (FPR), Ntaganda, issue d'une famille tutsie, général de l'armée congolaise de 2007 à 2012, avait la réputation d'être un leader charismatique avec un penchant pour les chapeaux de cow-boy et la gastronomie.

Fondée en 2002 pour juger des pires atrocités commises dans le monde, la CPI a subi une série de revers ces dernières années, avec l'acquittement de plusieurs suspects. Certains pays d'Afrique reprochent également à la Cour de principalement viser des suspects africains.

En mars 2012, la CPI avait condamné à 14 ans de prison Thomas Lubanga, ancien chef de M. Ntaganda dans les FPLC.

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