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RDC

Tibor Nagy attendu en RDC le 13 mars

Tibor Nagy à Addis Abeba en Ethiopie le 30 novembre 2018.

Le secrétaire d'Etat adjoint aux affaires africaines de Donald Trump, Tibor Nagy, se déplacera en RDC, au Cameroun, en Ouganda, au Rwanda, en France et en Belgique du 4 au 22 mars 2019.

M. Nagy devrait séjourner en RDC du 13 au 15 mars prochain selon l’ambassade américaine à Kinshasa.

Il rencontrera le nouveau président congolais Félix Tshsiekedi mais aussi d’autres acteurs de la scène politique de la RDC comme Martin Fayulu, le candidat malheureux de l’opposition.

La société civile pourra aussi discuter avec le "M. Afrique” des Etats-Unis.

Le voyage a pour but de “promouvoir des liens commerciaux entre les Etats-Unis et l’Afrique et de consolider des partenariats pour renforcer paix et sécurité,“ indique le Département d’Etat.

Le voyage de M. Nagy est prévu après celui, la semaine dernière, de l’Envoyé spécial américain pour la région des Grands Lacs, Peter Pham.

M. Pham a également eu des réunions avec les mêmes personnes et a fait savoir au terme de son voyage que son pays attendait avec impatience de travailler avec le nouveau gouvernement congolais.

M. Pham s'est entretenu jeudi avec Moïse Katumbi à Bruxelles.

Peu de détails ont filtré de la rencontre. La plateforme Ensemble pour le changement a publié un seul message laconique sur Twitter : "Un échange productif sur la situation politique de la RDC".

"Les Etats-Unis se tiennent aux côtés du peuple de la République démocratique du Congo, à la suite du transfert historique et pacifique du pouvoir en RDC," a déclaré M. Pham lundi après la série des réunions avec les acteurs congolais.

Les Etats-Unis ont annoncé une semaine plutôt qu'ils interdisaient désormais leur territoire à plusieurs responsables de l'élection présidentielle en RDC, notamment le chef de la Commission électorale pour des faits de corruption grave et des violations de droits de l'homme.

Le président de la Commission électorale Corneille Nangaa, le vice-président de cette instance Norbert Basengezi, le président de l'Assemblée nationale Aubin Ndjalandjoko et le président de la Cour constitutionnelle Benoît Lwamba Bindu sont les personnes sanctionnées ainsi que leur proche famille.

L’Envoyé spécial amériain a également été, par ailleurs, reçu à Brazzaville par le président Denis Sassou Nguesso, président en exercice de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs et médiateur des crises en RDC.

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Démission du ministre de la Justice en RDC

Le ministre de la Justice Célestin Tunda ya Kasende, à Kinshasa, le 3 mars 2020. (Facebook/Célestin Tunda Ya Kasende)

Le ministre de la Justice de la République démocratique du Congo, Célestin Tunda Ya Kasende, a annoncé samedi sa démission, quinze jours après sa brève arrestation en pleine crise politique au sein de la coalition au pouvoir.

M. Tunda Ya Kasende a présenté sa démission au Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, après avoir fait "un examen personnel de la situation", a-t-il indiqué.

"En cette occasion pathétique, j'ai pu présenté au chef du gouvernement tous mes remerciements, et mes remerciements également au président de la République", a-t-il ajouté dans un message vidéo diffusé à la presse.

"Je pars du gouvernement avec la conviction que mon action au sein du ministère de la Justice a apporté une pierre à la consolidation de l'Etat de droit dans notre pays", a-t-il conclu.

Il s'agit de la première démission au sein du gouvernement de coalition qui regroupe des partisans du président de la République Félix Tshisekedi, et de son prédécesseur, Joseph Kabila.

Ce gouvernement pléthorique avait été annoncé le 26 août, après huit mois de tractations entre MM. Tshisekedi, vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre 2018, et Kabila, qui avait quitté le pouvoir en gardant une confortable majorité au Parlement.

Avocat de profession, M. Tunda Ya Kasende est un membre du Front commun pour le Congo (FCC, pro-Kabila), comme la majorité des 67 membres du gouvernement.

Il y a deux semaines, M. Tunda Ya Kasende avait été arrêté par la police à son domicile et conduit au parquet où il a été entendu pendant quelques heures avant d'être relâché.

La veille en Conseil des ministres, le président Tshisekedi lui avait sévèrement reproché d'avoir transmis à l'Assemblée nationale l'avis du gouvernement sur trois propositions de loi très controversées, sans consulter personne.

Une "initiative personnelle", avait relevé le compte-rendu du Conseil des ministres.

Sa brève interpellation avait été fortement dénoncée par les partisans de M. Kabila.

Le parti du président Félix Tshisekedi manifeste contre le nouveau president de la CENI

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Manifestations en RDC: "Non à Malonda"

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Destitution du seigneur de guerre congolais Shimiray Mwisa Guidon

Des membres présumés de groupes armés présentés à la presse à Goma, RDC, 1er août 2016. (VOA / Charly Kasereka)

Shimiray Mwisa Guidon, chef de guerre d'un des groupes armés les plus importants à l'est de la République démocratique du Congo, a été destitué par ses lieutenants. C'est ce qu'annonce cette milice dans un communiqué et que confirment des experts des Kivu.

Le "haut commandement du mouvement politico-militaire Nduma defense of Congo/Renové" a annoncé dans un communiqué qu'il destituait "Shimiray Mwisa Guidon du poste de commandant en chef du mouvement".

Il est remplacé par un certain Gilbert Bwira, d'après ce communiqué daté du 8 juillet.

Se présentant comme un groupe d'auto-défense, le NDC/R prétend lutter contre les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans les micro-conflits du Nord et du Sud-Kivu. Des conflits qui continuent à tuer des dizaines de civils et contraindre des milliers d'autres à fuir.

"Le NDC-R est le groupe armé qui contrôle la plus vaste étendue de territoire du Kivu", selon les experts du "Baromètre sécuritaire du Kivu" (KST en anglais) répertoriant chaque mois les victimes de ces conflits dans une région riche en minerais très prisés comme le coltan.

Cette destitution a entraîné des combats au sein du groupe, ajoute sur Twitter le KST, évoquant "sept morts du côté #Guidon et deux du côté Bwira, selon un bilan provisoire".

Dans son communiqué, l'état-major du groupe armé reproche à son chef destitué un "comportement déviationniste à l'endroit des idéaux" du groupe, qui "donnent un sens à la lutte que nous menons contre les génocidaires rwandais FDLR".

Lui sont également reprochées "des violations graves du droit international humanitaire", qui lui ont valu "des sanctions des Nations unies en 2018" et un mandat d'arrêt de la justice militaire congolaise en juin 2019.

Le haut commandement du groupe réitère sa volonté de "déposer les armes et de quitter la brousse le plus tôt possible", en espérant que le gouvernement congolais acceptera ses conditions, notamment l'intégration de ses combattants à l'armée régulière.

Impayés depuis 3 mois, des médecins congolais en grève

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