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Tshisekedi promet une grâce présidentielle aux prisonniers politiques

Le président Félix Tshisekedi arrive à la présentation du programme de ses 100 premiers jours, à Kinshasa, RDC, 2 mars 2019. (Twitter/Présidence RDC)

Le nouveau président congolais Félix Tshisekedi a promis samedi d'accorder, dans les dix jours, sa grâce aux prisonniers politiques et d’œuvrer pour un retour rapide des exilés politiques en République démocratique du Congo.

"Pour consolider les acquis de la démocratie dans notre pays, j'ai décidé de faire de la décrispation un objectif majeur pendant les cent premiers jours" de mon mandat, a déclaré M. Tshisekedi lors d'une cérémonie devant les membres du gouvernement et autres responsables des institutions congolaises.

Mais M. Tshisekedi n'a pas encore nommé un gouvernement et continue à travailler avec les collaborateurs de l'ancien président Kabila, qui reste encore le maître du jeu politique en RDC.

"A cet effet, dans les dix jours, je vais prendre une mesure de grâce présidentielle au bénéfice des prisonniers politiques ayant été condamnés", a annoncé le chef de l’État en présentant son programme pour ses cent premiers jours au pouvoir.

M. Tshisekedi a également promis d'"instruire le ministre de la Justice de prendre dans le même délai toutes les mesures nécessaires, dans les conditions prévues par la loi, pour une libération conditionnelle de toutes les personnes détenues pour des délits d'opinion, notamment dans le cadre des manifestations politiques avant les élections" du 30 décembre dernier.

"Dans le même ordre d'idée, je vais œuvrer activement à créer les conditions d'un retour rapide des compatriotes qui se trouvent actuellement à l'extérieur du pays pour des raisons politiques afin qu'ils y exercent leurs activités dans le respect de la loi et des institutions républicaines", a-t-il ajouté.

Parmi les personnes considérées comme exilés politiques figure l'opposant Moïse Katumbi, ex-meilleur allié de l'ancien président Joseph Kabila, et qui vit aujourd'hui en Belgique. M. Katumbi est passé à l'opposition en 2015 et a quitté la RDC en mai 2016 pour des raisons médicales en plein démêlés judiciaires. Il n'a pas pu se présenter à l'élection de décembre.

Ancien opposant, Félix Tshisekedi a été investi président de la RDC le 24 janvier pour succéder à M. Kabila (2001-2018).

M. Katumbi et un autre poids lourd de l'opposition, l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, avaient soutenu la candidature d'un autre opposant, Martin Fayulu, contre Félix Tshisekedi et Emmanuel Ramazani, dauphin désigné par le président sortant Joseph Kabila.

M. Fayulu qui revendique la victoire avec 60% des voix conteste la victoire de M. Tshisekedi et réclame "la vérité des urnes".

Mais la victoire de M. Tshisekedi a été acceptée pacifiquement par la population congolaise.

Présentant samedi le programme d'urgence de ses 100 premiers jours à la tête du pays, M. Tshisekedi a fait un tour d'horizon de la situation sécuritaire, politique, sociale, ... et a fait des promesses pour un mieux être de la population.

Quant au secteur de la justice, "je vais veiller à ce que la justice soit administrée par des personnes intègres et aux valeurs morales irréprochables, disposées à lutter contre la corruption" dans le pays, a-t-il ajouté.

S’agissant de l'important secteur économique des mines, "nous allons assainir le climat des affaires par la vulgarisation du nouveau code minier et dans la conclusion des contrats miniers gagnant-gagnant. Je serai attentif aux doléances des opérateurs miniers et autres secteurs à travers un dialogue permanent", a-t-il promis.

M. Tshisekedi a appelé les Congolais "au changement de mentalité notamment par le respect de la vie humaine, de droit et de liberté pour tous" et les a invités à faire le suivi de son programme.

Dans ce programme d'urgence contenu dans un document de 78 pages, M. Tshisekedi promet de réhabiliter et construire des routes, écoles, hôpitaux dont un centre de traitement d'Ebola dans la province de l'Ituri (nord-est, touché par la dixième épidémie d'Ebola depuis sept mois).

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Destitution du seigneur de guerre congolais Shimiray Mwisa Guidon

Des membres présumés de groupes armés présentés à la presse à Goma, RDC, 1er août 2016. (VOA / Charly Kasereka)

Shimiray Mwisa Guidon, chef de guerre d'un des groupes armés les plus importants à l'est de la République démocratique du Congo, a été destitué par ses lieutenants. C'est ce qu'annonce cette milice dans un communiqué et que confirment des experts des Kivu.

Le "haut commandement du mouvement politico-militaire Nduma defense of Congo/Renové" a annoncé dans un communiqué qu'il destituait "Shimiray Mwisa Guidon du poste de commandant en chef du mouvement".

Il est remplacé par un certain Gilbert Bwira, d'après ce communiqué daté du 8 juillet.

Se présentant comme un groupe d'auto-défense, le NDC/R prétend lutter contre les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans les micro-conflits du Nord et du Sud-Kivu. Des conflits qui continuent à tuer des dizaines de civils et contraindre des milliers d'autres à fuir.

"Le NDC-R est le groupe armé qui contrôle la plus vaste étendue de territoire du Kivu", selon les experts du "Baromètre sécuritaire du Kivu" (KST en anglais) répertoriant chaque mois les victimes de ces conflits dans une région riche en minerais très prisés comme le coltan.

Cette destitution a entraîné des combats au sein du groupe, ajoute sur Twitter le KST, évoquant "sept morts du côté #Guidon et deux du côté Bwira, selon un bilan provisoire".

Dans son communiqué, l'état-major du groupe armé reproche à son chef destitué un "comportement déviationniste à l'endroit des idéaux" du groupe, qui "donnent un sens à la lutte que nous menons contre les génocidaires rwandais FDLR".

Lui sont également reprochées "des violations graves du droit international humanitaire", qui lui ont valu "des sanctions des Nations unies en 2018" et un mandat d'arrêt de la justice militaire congolaise en juin 2019.

Le haut commandement du groupe réitère sa volonté de "déposer les armes et de quitter la brousse le plus tôt possible", en espérant que le gouvernement congolais acceptera ses conditions, notamment l'intégration de ses combattants à l'armée régulière.

Impayés depuis 3 mois, des médecins congolais en grève

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Un influent chef de guerre destitué par ses lieutenants en RDC

Des militaires congolais patrouillent contre les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) et de l'Armée nationale pour la libération de l'Ouganda (NALU) près de Beni, dans la province du Nord-Kivu.

Le chef de guerre d'un des groupes armés les plus importants de l'est de la République démocratique du Congo a été destitué par ses lieutenants, a annoncé cette milice dans un communiqué, ce que confirment vendredi des experts du Kivu.

Le "haut commandement du mouvement politico-militaire Nduma defense of Congo/Renové" a annoncé dans un communiqué qu'il destituait "Shimiray Mwisa Guidon du poste de commandant en chef du mouvement".

Il est remplacé par un certain Gilbert Bwira, d'après ce communiqué daté du 8 juillet.


Le NDC/R prétend lutter contre les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans les micro-conflits du Nord et du Sud-Kivu, qui continuent à tuer des dizaines de civils et contraindre des milliers d'autres à fuir les violences.

"Le NDC-R est le groupe armé qui contrôle la plus vaste étendue de territoire du Kivu", selon les experts du "Baromètre sécuritaire du Kivu" (KST en anglais) répertoriant chaque mois les victimes de ces conflits dans une région riche en minerais comme le coltan.

Cette destitution a entraîné des combats au sein du groupe, ajoute sur Twitter le KST, évoquant "sept morts du côté #Guidon et deux du côté Bwira, selon un bilan provisoire".

Dans son communiqué, l'état-major du groupe armé reproche à son chef destitué un "comportement déviationniste à l'endroit des idéaux" du groupe, qui "donnent un sens à la lutte que nous menons contre les génocidaires rwandais FDLR".

Lui sont également reprochées "des violations graves du droit international humanitaire", qui lui ont valu "des sanctions des Nations unies en 2018" et un mandat d'arrêt de la justice militaire congolaise en juin 2019.

Le haut commandement du groupe réitère sa volonté de "déposer les armes et de quitter la brousse le plus tôt possible", en espérant que le gouvernement congolais acceptera ses conditions, notamment l'intégration de ses combattants à l'armée régulière.

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