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Funérailles nationales pour John McCain dans une Amérique divisée

L’ancien secrétaire d’Etat Henry Kissinger prend la parole lors d'une cérémonie d'hommage au sénateur John McCain, R-Ariz. (AP Photo / Pablo Martinez Monsivais)

George W. Bush et Barack Obama ont rendu samedi un vibrant hommage au "héros américain" John McCain, saluant une personnalité politique porteuse d'unité dans une Amérique de Donald Trump profondément divisée.

L'actuel président a affiché son détachement, voire son mépris à l'égard de ces funérailles, en se rendant au même moment dans l'un de ses clubs de golf près de la capitale.

M. McCain, connu pour son anticonformisme et pour sa capacité à transgresser les clivages politiques, avait fait savoir avant sa mort qu'il ne souhaitait pas que M. Trump assiste à ses obsèques, les deux hommes se vouant un mépris mutuel.

Plusieurs centaines de personnalités politiques de tous bords ont assisté avec la famille de M. McCain, sa veuve Cindy, ses sept enfants ainsi que sa mère Roberta, 106 ans, à cette cérémonie organisée dans la cathédrale nationale de Washington et retransmise en direct sur les grandes chaînes de télévision.

L'ancien sénateur républicain et ancien prisonnier de guerre au Vietnam a fait d'eux de "meilleurs" présidents, ont affirmé Barack Obama et George W. Bush, visiblement émus, dans des discours qui contenaient des critiques à peine voilées de M. Trump.

- "Nous valons mieux" -

"Notre vie publique peut paraître petite, méchante et mesquine, porteuse d'insultes et de suffisance", a affirmé M. Obama, ajoutant: "C'est une politique qui se prétend courageuse et ferme mais qui est basée sur la peur".

"John était avant tout un homme avec un code", a pour sa part assuré M. Bush. "Il respectait la dignité de chaque vie, une dignité qui ne s'arrête pas aux frontières et qui ne peut être effacée par les dictateurs".

Il "a combattu des politiques et des pratiques qu'il estimait indignes de notre pays, John McCain insistait: +nous valons mieux que ça+", a souligné l'ex-président républicain, alors que le sénateur s'était fermement opposé aux méthodes d'interrogatoire de la CIA après le 11-Septembre, pendant son mandat.

Auparavant, la fille de John McCain, Meghan, s'en était ouvertement pris au président actuel, dans une oraison souvent interrompue par les sanglots.

"L'Amérique de John McCain n'a pas besoin qu'on lui rende sa grandeur parce qu'elle a toujours été grande", a-t-elle lancé, longuement applaudie après avoir moqué le slogan de campagne - "Rendre à l'Amérique sa grandeur" - de M. Trump.

C'est coiffé d'une casquette portant ce slogan que le magnat de l'immobilier a quitté samedi matin la Maison Blanche pour jouer au golf, son sport favori.

Ses seuls messages postés sur Twitter pendant la matinée, des menaces adressées au Canada, concernaient la renégociation de l'Aléna.

Il avait délégué à la cathédrale son plus proche collaborateur, le général John Kelly ainsi que son ministre de la Défense Jim Mattis et son conseiller à la sécurité nationale John Bolton.

La fille et conseillère du président, Ivanka Trump, était aussi dans l'assistance avec son époux Jared Kushner, nouveau signe des différences qu'elle affiche régulièrement avec son père.

- Turbulent et indiscipliné -

Décédé le 25 août à 81 ans après une année de combat contre un cancer du cerveau, McCain avait minutieusement préparé cette semaine d'hommage, d'abord à Phoenix, dans son Etat d'Arizona, puis au Capitole à Washington, et enfin au cimetière de l'Académie navale d'Annapolis (Maryland, nord-est) où il sera enterré dimanche dans l'intimité.

L'ancien pilote de chasse fut dans les années 50 un élève turbulent et indiscipliné de l'Académie, se signalant déjà par son anticonformisme et son franc-parler.

Aux yeux de ses amis, républicains comme démocrates, John McCain incarnait une tradition politique radicalement opposée à celle de Donald Trump. "Héros américain", fils et petit-fils d'amiraux, il avait été prisonnier et torturé pendant la guerre du Vietnam, avant d'entamer une carrière de 35 ans au Congrès.

"Malgré toutes nos différences et le temps passé à nous combattre, je n'ai jamais tenté de cacher, et je pense que John l'a finalement compris, l'admiration profonde que j'avais pour lui", a déclaré Barack Obama.

- "Une nation reconnaissante" -

John McCain avait été son adversaire lors de sa première élection victorieuse en 2008. Il avait aussi sauvé sa réforme du système de santé, l'Obamacare, une dizaine d'années plus tard au Sénat, en votant contre un projet de réforme voulu par Donald Trump.

En juillet, il avait décoché ses flèches les plus acérées contre l'actuel président, en qualifiant sa rencontre controversée avec Vladimir Poutine à Helsinki d'"un des pires moments de l'histoire de la présidence américaine".

Vendredi déjà, Donald Trump s'était fait représenter par le vice-président Mike Pence pour une cérémonie d'hommages au Capitole.

Avec AFP

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La cheffe de la police de Seattle, Carmen Best, annonce sa retraite

La cheffe de la police de Seattle, Carmen Best, tient une conférence de presse à Seattle, dans l'État de Washington, aux États-Unis, le 29 juin 2020.

La cheffe de la police de Seattle, Carmen Best, a annoncé lundi soir, à la surprise générale, qu’elle prendrait la retraite à partir du 2 septembre, selon les médias locaux.

La décision de Mme Best intervient quelques heures après que le conseil municipal de la ville ait décidé de couper le budget de la police à hauteur de 14 %, selon plusieurs sources.

L’annonce de son départ a causé la consternation au sein de la communauté noire de Seattle, selon la chaîne de télévision KOMO News. Mme Best, la cinquantaine, est la première femme noire à diriger la police de la plus grande ville de l’État de Washington, situé dans le nord-ouest des États-Unis, à la frontière avec le Canada.

Selon la chaîne de télévision King 5, Mme Best est née et a grandi dans la ville voisine de Tacoma. C’est en 1992 qu’elle débute sa carrière au sein du département de police de Seattle. En juillet 2018 la mairesse de Seattle, Jenny Durkan, nomme Carmen Best au poste de cheffe de police.

Résultat du mouvement "Defund the police"

Selon le quotidien Seattle Post-Intelligencer, les réductions budgétaires approuvées par le conseil municipal entraîneront la suppression de 100 postes au sein de la police.

La rectification budgétaire, estimée à environ 3,5 millions de dollars, comprend également des réductions de salaire pour la cheffe et ses principaux adjoints.

Difficile de savoir, pour l’heure, si ces mesures suffiront à apaiser les manifestants. Ces derniers exigeaient une réduction de 50% du budget de la police, qui s’élève cette année à 400 millions de dollars.

Depuis la mort de George Floyd à Minneapolis, dans l’État du Minnesota, les manifestants défilent à Seattle.

En juin, ils ont investi une partie de la ville et l'ont déclarée zone autonome, avec interdiction formelle à la police d’y entrer. Le président américain Donald Trump a voulu déployer des agents fédéraux sur place, mais le gouverneur démocrate Jay Inslee a dit non, arguant que leur présence ne ferait que durcir les manifestants. Au final, la police municipale a repris le contrôle du quartier en juillet sous les ordres de Mme Best.

Avec plus de 750.000 habitants, Seattle est la capitale de l'État de Washington. C'est la ville où se trouvent les sièges d'Amazon et de Starbucks.

Black Lives Matter: pourquoi il ne faut pas abolir la police
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Un agent des services secrets ouvre le feu sur un homme près de la résidence du président Trump

Un agent des services secrets chuchote à l'oreille du président américain Donald Trump avant de l'escorter hors d'un briefing sur la maladie COVID-19 à la Maison Blanche à Washington, aux États-Unis, le 10 août 2020. REUTERS/Kevin Lamarque

Le président américain Donald Trump a été brusquement escorté d'un point de presse de la Maison Blanche lundi après-midi par un agent des services secrets en raison d'une fusillade près du bâtiment.

En retournant au pupitre de la salle de presse quelques minutes plus tard, M. Trump a dit : "Il y a eu une vraie fusillade, et quelqu'un a été emmené à l'hôpital".

Tom Sullivan, chef de division aux services secrets, a expliqué qu’un homme de 51 ans a approché un agent des services secrets en uniforme en poste autour de l’enceinte de la residence présidentielle et lui a dit qu'il avait une arme.

"Le suspect s'est alors retourné, a couru agressivement vers l'agent tout en retirant un objet de ses vêtements", a déclaré M. Sullivan. "Il s'est ensuite accroupi comme s'il allait tirer avec une arme. L'agent a tiré et l'individu a été atteint au torse".

L'agent et l'homme sur lequel il a tiré ont tous deux été emmenés à l'hôpital.

M. Sullivan n'a répondu à aucune question de la presse. Il n'a pas non plus précisé si l'homme avait effectivement une arme, s'il a tiré, ou pourquoi l’agent a été emmené à l’hôpital.

Auteur: Steve Herman. Traduit et adapté de l'anglais par VOA Afrique. Lire l'article original >>

Biden est donné en tête dans certains sondages

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Nouveau record de femmes candidates à la Chambre des représentants aux Etats-Unis

Des parlementaires écoutant le discours du président Donald Trump qui s'adresse au Congrès, à Washington, le 28 février 2017. (REUTERS/Kevin Lamarque)

Un nombre record de femmes se présentent pour être élues à la Chambre des représentants en novembre, a annoncé vendredi le Centre pour les Femmes Américaines en Politique (CAWP).

Déjà "243 femmes ont décroché leur candidature pour un siège à la Chambre américaine" lors des élections parlementaires du 3 novembre, "un nouveau record", écrit le CAWP, qui dépend de l'université Rutgers.

"Le précédent record de 234 avait été atteint en 2018", poursuit-il, en précisant que puisque des primaires doivent encore être organisées dans 13 Etats, le nombre actuel de candidates "devrait encore augmenter".

Fait marquant cette année, 74 femmes républicaines sont déjà candidates pour la Chambre en novembre, alors que leur précédent record, bien moindre avec 53 candidates, remontait à 2004.

En face, 169 femmes démocrates sont déjà candidates, moins que leur record de 182 atteint en 2018, souligne le CAWP.

Moins d'un quart des sièges du Congrès sont actuellement occupés par des femmes: 101 élues à la Chambre, dont 88 démocrates, et 26 sénatrices, dont 17 démocrates.

La présidente démocrate de la Chambre Nancy Pelosi a repris, en janvier 2019, le marteau de Speaker, qu'elle avait déjà tenu entre 2007 et 2011, lorsqu'elle était devenue la première femme de l'histoire américaine à accéder à ce poste crucial.

Donald Trump propose un nouveau plan d'aide par décret

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