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États-Unis

Vers un accord sur le DACA à la chambre des représentants

Les immigrants et les sympathisants manifestent lors d'un rassemblement en soutien à l'action différée pour les arrivées d'enfants (DACA) devant la Maison Blanche, à Washington DC, le 5 septembre 2017.

Les dirigeants républicains de la Chambre ont tenté de conclure un accord sur la sécurité des frontières et le sort des jeunes sans-papiers protégés contre la déportation jeudi lors d'une réunion de dernière minute.

"Nous sommes heureux que nous soyons au point où nous pouvons maintenant discuter de la législation possible. Le signe révélateur est quand ils commencent à mettre le stylo sur le papier", a indiqué un membre du groupe.

L'un des dirigeants de cet effort a déclaré que même si la réunion était encourageante, la pétition était toujours en cours. Le principal point de friction: la citoyenneté pour des centaines de milliers de jeunes sans-papiers amenés aux États-Unis comme enfants.

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"En fin de compte, la question de la citoyenneté et comment vous y parvenez est la question la plus épineuse depuis le début", indique le député républicain Meadows.

Les républicains conservateurs considèrent la citoyenneté pour la loi DACA (l'Action différée pour les arrivées d'enfants, ou les bénéficiaires) comme amnistie.

Après la réunion, l'accord semblait se rapprocher d'un statut légal à court terme pour les 1,8 million de jeunes éligibles au DACA inclus dans le plan d'immigration proposé par le président Trump.

"Je pense que l'idée est d'être aussi cohérente avec ce que le président cherchait dans son plan pour s'assurer de l'appui de la Maison Blanche", confie le député réputé Mike Coffman.

Le plan de Trump est le seul qui ait une chance de devenir une loi, affirme Paul Ryan, président de la Chambre des représentants.

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"Nos membres se parlent entre eux: les personnes qui ont signé les pétitions d’exécution, les personnes qui sont à la fine pointe du spectre de la conférence entretiennent des conversations très fructueuses sur la façon de s'entendre sur une mesure législative commune. Et nous sommes tous d'accord sur le fait que les quatre piliers sont un très bon point de ralliement ", indique Paul Ryan.

Ces quatre piliers pourraient aussi ajouter un financement pour un mur frontalier et réduire considérablement l'immigration légale. Points de ralliement pour les démocrates qui attendent de voir quel accord émergera.

"Nous avons prié avec ferveur pour cela ... Pendant trop longtemps, les jeunes Dreamers (qui ont le rêve américain) à travers le pays ont été pris dans un nuage de peur et d'incertitude", espère Nancy Pelosi, chef de la minorité.

Même si un projet de loi est adopté à la Chambre, il devrait faire face à une situation difficile au Sénat - où une tentative d'adoption de plusieurs projets de loi sur l'immigration a échoué plus tôt cette année.

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Malaise chez Facebook qui refuse de censurer les messages de Trump

Donald Trump et Mark Zuckerberg se rencontrent le 19 septembre 2019 (Photo: Twitter Trump)

Le clash entre Twitter et Donald Trump éclabousse Facebook, en position délicate depuis que son patron, Mark Zuckerberg, a refusé de sanctionner des propos polémiques du président et est désavoué publiquement par des employés - un phénomène rare dans la Silicon Valley.

"Mark a tort, et je vais m'efforcer de le faire changer d'avis en faisant beaucoup de bruit", a tweeté dimanche Ryan Freitas, directeur du design pour le News Feed (fil d'infos) de Facebook.

Lundi, le mouvement a pris de l'ampleur avec une grève en ligne par plusieurs salariés, dont Sara Zhang, qui déclare sur Twitter: "Nous devons faire face au danger, pas rester à couvert."

A l'origine, deux interventions sans précédent de Twitter la semaine dernière.

La plateforme a d'abord signalé deux tweets du président américain sur le vote par correspondance avec la mention "vérifiez les faits".

Mark Zuckerberg a alors rappelé sur Fox News que les plateformes, selon lui, ne devaient pas jouer le rôle "d'arbitres de la vérité en ligne" - une interview retweetée par Donald Trump.

Puis, vendredi, Twitter a masqué un autre message du locataire de la Maison Blanche, sur les affrontements à Minneapolis après la mort d'un homme noir, George Floyd, pour violation des directives du réseau sur l'apologie de la violence.

"Les pillages seront immédiatement accueillis par les balles", déclarait Donald Trump au sujet des manifestations qui dégénèrent en émeutes.

Ces propos apparaissent aussi sur Facebook, mais Mark Zuckerberg a décidé de les laisser visibles, "après avoir hésité toute la journée".

Dans une publication sur son profil, il dit condamner à titre "personnel" la "rhétorique clivante et incendiaire" du président, mais n'entend pas supprimer les messages, au nom de la liberté d'expression et de l'intérêt du public à s'informer.

- Les révoltés du réseau -

"Je sais que beaucoup de gens sont mécontents (...), mais notre position est de faciliter le plus d'expression possible, à moins d'un risque imminent d'atteinte aux autres ou de dangers tels que décrits dans notre règlement".

Twitter et Facebook ont mis en place des systèmes de lutte contre les contenus dangereux (appels à la haine, harcèlement...) et contre la désinformation.

Mais Facebook exempt les personnalités et candidats politiques de l'essentiel de ces mesures.

"Je ne sais pas quoi faire, mais je sais que ne rien faire n'est pas acceptable. Je suis un employé de Facebook en désaccord complet avec la décision de Mark de ne rien faire au sujet des publications récentes de Trump, qui incitent clairement à la violence", a tweeté samedi Jason Stirman, un responsable en recherche et développement de la société, passé par Twitter.

"Je ne suis pas seul chez Facebook. Il n'y a pas de position neutre sur le racisme", a-t-il ajouté.

De fait, plusieurs autres salariés ont pris la parole ce weekend.

"Je pense que le tweet de Trump (sur les pillages) encourage la violence extra-judiciaire et attise le racisme. Respect à l'équipe de Twitter", écrit David Gillis, un designer.

Sara Zhang et d'autres employés appellent à changer le règlement, qui n'offre que deux choix : laisser les contenus ou les retirer.

"La décision de Facebook ne pas agir sur des publications qui incitent à la violence ignore d'autres options possibles pour assurer la sécurité de notre communauté", remarque-t-elle.

Sur Twitter, le message en question du président est resté visible malgré l'avertissement, mais les utilisateurs ne peuvent pas le retweeter, le "liker" ou y répondre.

- Appel à un ami -

Pour ne rien arranger, la presse américaine a révélé dimanche que Mark Zuckerberg et Donald Trump se sont entretenu vendredi par téléphone.

La conversation a été "productive", selon des sources anonymes du site spécialisé Axios et de la chaîne CNBC. Elle n'a été ni confirmée ni démentie par les intéressés.

La question se pose désormais sur la capacité de la toute nouvelle "Cour suprême" de Facebook à intervenir.

"Nous avons conscience que les gens veulent que le Conseil se penche sur beaucoup de questions importantes liées aux contenus en ligne", a tweeté le "Conseil de supervision" du réseau, qui a pris forme au début du mois.

Il est censé avoir le dernier mot sur le maintien ou non des contenus controversés, en toute indépendance.

Le géant des réseaux est directement concerné par la contre-attaque de Donald Trump contre Twitter.

Le président américain a signé jeudi un décret s'attaquant à une loi fondamentale de l'internet américain, la Section 230, qui offre aux plateformes numériques une immunité contre toute poursuite judiciaire liée aux contenus publiés par des tiers. Et leur donne la liberté d'intervenir à leur guise pour policer les échanges.

Affaire George Floyd: les dirigeants américains n'apprécient pas les critiques de l'étranger

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Affaire George Floyd: le Zimbabwe convoque l'ambassadeur américain

Des manifestants scandent des slogans et agitent le drapeau national du Zimbabwe au cours d'un rassemblement visant à dénoncer les sanctions économiques américaines et européennes, à Harare, le 25 octobre 2019. (AFP)

Le Zimbabwe a convoqué lundi l'ambassadeur américain à Harare pour dénoncer des commentaires de la Maison Blanche accusant le pays africain de tirer profit des manifestations contre les violences policières et le racisme aux Etats-Unis.

Plusieurs villes américaines, dont la capitale Washington, ont été placées sous couvre-feu après plusieurs nuits d'émeutes suscitées par la mort aux Etats-Unis à Minneapolis d'un homme noir, George Floyd, étouffé par un policier blanc lors de son arrestation.

Dimanche, le conseiller pour la sécurité nationale du président américain Donald Trump, Robert O’Brien, a dénoncé les commentaires critiques de la Chine, la Russie, l'Iran et le Zimbabwe sur cette affaire, les qualifiant "d'adversaires étrangers". C'était lors de l'émission This Week présentée par George Stephanopoulos sur la chaîne ABC.

Mécontent de ses propos, Harare a "convoqué l'ambassadeur américain", a déclaré à l'AFP un porte-parole du ministère zimbabwéen des Affaires étrangères, James Manzou. "Il est en ce moment en réunion avec le ministre", a-t-il ajouté.

Dès lundi matin, un haut responsable du régime de Harare a qualifié sous couvert d'anonymat de "farce" les déclarations de M. O'Brien, dans le quotidien d'Etat The Herald.

"Le Zimbabwe ne se considère pas comme un adversaire de l'Amérique", a pour sa part tweeté le secrétaire à l'Information du gouvernement zimbabwéen, Nick Mangwana.

Les Etats-Unis maintiennent depuis près de vingt ans des sanctions contre quelque 100 personnes et entités juridiques zimbabwéennes, dont l'actuel président Emmerson Mnangagwa, en réponse à la répression sanglante infligée aux opposants.

Les relations entre Harare et Washington restent depuis extrêmement tendues, malgré la chute de Robert Mugabe et l'arrivée au pouvoir de M. Mnangagwa en 2017.

En mars, les Etats-Unis ont prolongé d'un an leurs sanctions contre le Zimbabwe, à cause notamment des "meurtres extra-judiciaires et viols" commis par les forces de sécurité de ce pays d'Afrique australe.

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