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Impossible consensus au Sénat sur l'immigration malgré les pressions de Trump

Donald Trump s'adressant au Congrès, Washington,le 28 février 2017.

Le président américain Donald Trump a mis la pression sur le Sénat, qui doit trouver un consensus sur un vaste projet de réforme de la loi sur l'immigration avant la fin de la semaine.

Deux propositions de loi, l'une républicaine et l'autre présentée par des élus des deux bords, sont étudiées mais aucune n'est jusqu'ici susceptible de recueillir les votes de 60 des 100 sénateurs avant la fin de la session parlementaire vendredi soir.

M. Trump a affiché son soutien à un projet de loi déposé par le sénateur républicain Chuck Grassley, qui offre une voie vers la naturalisation à près de deux millions de jeunes immigrés protégés par un statut de résident temporaire en échange du financement pour la construction du mur frontalier avec le Mexique et de restrictions sévères à l'immigration légale, comme la fin du regroupement familial élargi et la suppression de la loterie des cartes vertes .

Mais la minorité démocrate (49 sénateurs) a jusqu'ici refusé de financer le mur et d'accepter ces restrictions.

"Je demande à tous les sénateurs, des deux partis, de soutenir le projet Grassley et de s'opposer à toute législation qui ne mentionne pas les quatre piliers - cela inclut toute approche +sparadrap+", a affirmé le président dans un communiqué.

Les parlementaires tentent depuis plusieurs mois de mettre sur pied un projet de réforme conforme aux souhaits de M. Trump mais qui assure un avenir à 1,8 million de personnes arrivées illégalement sur le territoire américain avec leurs parents quand elles étaient enfants.

Quelque 690.000 d'entre eux --surnommés "Dreamers" (rêveurs)-- sont protégés de l'expulsion depuis 2012 par un statut précaire, le décret "Daca" de Barack Obama. Les autres ne bénéficient pas de ce programme tout en y étant éligibles.

Mais Donald Trump a abrogé le Daca en septembre 2017 et a donné au Congrès jusqu'au 5 mars pour régler définitivement la question.

Un autre texte, préparé par des élus des deux partis réunis au sein de la "coalition du bon sens", devait être rendu public mercredi soir.

Selon le sénateur républicain Lindsey Graham, il reprendrait deux mesures phares: naturalisation des "Dreamers" et financement à hauteur de 25 milliards pour le renforcement de la sécurité à la frontière mexicaine.

Mais il n'offrirait que des changements limités à la procédure de regroupement familial et ne toucherait pas au système de loterie, deux sujets trop "toxiques politiquement", selon le sénateur Graham.

Mais s'il était voté au Sénat puis à la Chambre de représentants, ce projet en l'état n'aurait aucune chance d'obtenir la signature du président.

"Si à la fin de la semaine nous sommes dans l'incapacité d'adopter un projet de loi qui peut être voté (...) la responsabilité en incombera totalement au président et ses alliés dans cette instance", a affirmé le chef de la minorité démocrate, Chuck Schumer.


Avec AFP

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Le département d'Etat américain se dit toujours «prêt à dialoguer» avec Pyongyang

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Trump exulte à la publication du rapport de l'enquête russe

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Le département d'Etat se dit toujours "prêt à dialoguer" avec Pyongyang

Le président des États-Unis, Donald Trump, serre la main du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un lors de leurs premières rencontres au resort de Capella sur l'île de Sentosa, le 12 juin 2018 à Singapour.

Le département d'Etat américain s'est dit jeudi toujours prêt à coopérer avec la Corée du Nord, alors que Pyongyang a demandé un peu plus tôt le retrait du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo des discussions sur le nucléaire.

"Les Etats-Unis restent prêts à dialoguer avec la Corée du Nord dans le cadre de négociations constructives", a déclaré un porte-parole du département d'Etat.

Ce porte-parole a précisé que les Etats-Unis étaient au courant de la demande de Pyongyang d'écarter M. Pompeo, mais ne l'a pas directement commentée.

Accusant le chef de la diplomatie américaine de manquer de prudence et de maturité, un haut responsable du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a demandé la désignation d'un nouvel interlocuteur américain.

"Je crains que si M. Pompeo participe encore aux discussions, l'atmosphère sera mauvaise et les discussions vont à nouveau s'engluer", a déclaré le directeur général du département des Affaires américaines au ministère nord-coréen des Affaires étrangères Kwon Jong Gun, selon l'agence KCNA.

Le secrétaire d'Etat américain s'est rendu quatre fois en Corée du Nord en 2018 et, s'il a espéré pouvoir conclure un accord avec la Corée du Nord, il s'est montré ferme sur son exigence de dénucléarisation complète avant tout allégement des sanctions américaines à l'encontre du régime reclus.

Trump se réjouit du rapport Mueller, dénonce une "arnaque"

Le président des États-Unis, Donald Trump, s'exprime lors du forum des dirigeants de la NRA-ILA lors de la réunion annuelle et des expositions du NRA au Kay Bailey Hutchison Convention Center à Dallas, Texas, 4 mai 2018.

Le président américain Donald Trump s'est réjoui jeudi des conclusions de l'enquête russe, qui a confirmé l'absence d'entente entre son équipe de campagne électorale et Moscou, mais ne le blanchit pas des soupçons d'entrave à la justice.

"C'est un bon jour pour moi", a lancé Donald Trump à la Maison Blanche au moment de la publication de ce rapport de plus de 400 pages après 22 mois d'enquête qui ont empoisonné ses deux premières années de mandat.

"Il ne faudra jamais que cela arrive à un autre président, cette arnaque", a-t-il ajouté à propos d'une enquête qu'il qualifie de "chasse aux sorcières".

Plus tôt, Donald Tump avait exulté sur Twitter en faisant une référence à la célèbre série "Game of Thrones".

"Pas de collusion, pas d'obstruction. Pour les rageux et les démocrates de la gauche radicale, c'est Game Over", était-il écrit sur une image de lui imitant une affiche de la série, où on le voit de dos sur fond d'un épais brouillard.

Le rapport final du procureur spécial Robert Mueller, chargé d'enquêter sur les soupçons de collusion entre Moscou et l'équipe de campagne de Donald Trump en 2016, a été publié jeudi par le ministère américain de la Justice.

Le document de plus de 400 pages est expurgé de ses données confidentielles.

Robert Mueller établit l'absence d'entente entre l'équipe de campagne électorale de Donald Trump et Moscou mais conclut ne pas être "en mesure" d'exonérer le président américain des soupçons d'entrave à la justice.

Trump: "Pas d'obstruction, pas de collusion"

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