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Un immigrant centrafricain sans-papiers refuse d'être expulsé à New York

Prince Gbohoutou et sa femme. (Facebook/Prince Gbohoutou)

Un Centrafricain de 26 ans, Prince Gbohoutou, installé dans l'Etat du Maryland aux Etats-Unis, a refusé d'être expulsé par les autorités américaines, expliquant être menacé de mort dans son pays natal.

Comme le rapporte le Washington Post, Prince Gbohoutou, un centrafricain demandeur d'asile, récemment marié à une Américaine, a été menacé d'expulsion alors qu'il se rendait à Baltimore pour un rendez-vous avec un agent de l'immigration et des douanes dans l'espoir d'obtenir un permis de travail. Au lieu de cela, le résident de New Carrollton a été détenu et amené à l'aéroport de New York pour être déporté.

Selon ses déclarations à l'immigration, il craint pour sa vie en République centrafricaine, où sa mère a été tuée.

Violences de la police dénoncées

Les agents de l'ICE (la police de l'immigration) l'ont donc conduit à l'aéroport JFK. Mais au moment où les agents ont ouvert la porte du van, le Centrafricain s'est agrippé à son siège malgré ses menottes. Selon son témoignage, un agent de l'ICE l'a frappé aux jambes avec une matraque pendant que d'autres essayaient de le tirer hors de la camionnette.

Finalement, les agents de l'ICE ont coupé sa ceinture de sécurité avec un couteau et l'ont menotté à un fauteuil roulant pour l'emmener à son vol.

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Mais la compagnie aérienne a refusé de prendre ce passager "involontaire" et Prince Gbohoutou a été renvoyé dans sa cellule.

Justine W. Whelan, porte-parole de l'ICE, a déclaré dans un communiqué que "toutes les allégations d'abus physiques et de mauvais traitements commis par des agents de l'ICE sont manifestement fausses".

Elle a déclaré qu'un juge de l'immigration avait ordonné l'expulsion de Prince Gbohoutou il y a sept ans et c'était le "devoir d'exécution de cet ordre final" de l'agence.

Une campagne pour sa libération

Mais l'histoire du Centrafricain, y compris la scène dramatique de l'aéroport le 24 mai, a déclenché une nouvelle campagne pour lui permettre de rester.

Prince Gbohoutou est venu aux États-Unis légalement en 2006, quand il avait 14 ans, pour rejoindre son père qui travaillait pour l'ambassadeur de leur pays à Washington. Sa mère est restée en République Centrafricaine, l'un des pays les plus pauvres du monde, et longtemps déchirée par les conflits civils et religieux.

Lorsque la situation s'est aggravée, son père a demandé l'asile, y compris pour son fils en tant que personne à charge. Mais la demande a été rejetée et son père a décidé qu'il valait mieux rester aux États-Unis illégalement que de repartir en Centrafrique.

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"Le fait qu'il ait été amené ici quand il était enfant signifie qu'il est vraiment irréprochable", a déclaré Adam Crandell, avocat à l'immigration de Gbohoutou, notant qu'il a été diplômé de High Point High School à Beltsville, Maryland, et qu'il est éligible pour DACA, un programme de l'ère Obama pour protéger les immigrants sans papiers amenés dans ce pays comme des enfants.

Son avocat a déclaré que son client a été épargné jeudi seulement parce qu'aucun agent de l'ICE n'était prévu pour l'accompagner en Afrique. Mais il espère que l'incident de l'aéroport lui aura permis d'obtenir suffisamment de temps pour convaincre le Conseil des recours en matière d'immigration de rouvrir son dossier et expliquant que renvoyer son client en République centrafricaine serait "haineux et cruel".

Le sénateur du Maryland, Chris Van Hollen, a aussi défendu ce résident du Maryland dans un tweet : "Ne laissez pas notre compatriote Marylander, Prince Gbohoutou, devenir une victime des efforts de Trump pour punir ceux qui n'ont rien fait de mal. Prince était un enfant quand il est légalement arrivé ici".

Prince Gbohoutou a déclaré qu'il espère rester aux Etats-Unis, devenir architecte et fonder une famille.

"Je ne suis pas une mauvaise personne", a-t-il dit, mais il a ajouté que si ICE essayait de l'expulser à nouveau, "je ne monterai toujours pas dans l'avion".

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Coronavirus: entre reconfinements partiels et l'espoir d'un vaccin

Le professeur Gottfried Kremsner injecte un vaccin contre le COVID-19 de la société de biotechnologie allemande CureVac à un volontaire de son institut tropical de la clinique universitaire de Tuebingen, en Allemagne, le 22 juin 2020. REUTERS / Kai Pfaffenbach

La pandémie de covid-19 ne cesse de se répandre. Des pays recourent à des reconfinements partiels, alors que se renforce l'espoir d'un futur vaccin.

Le Sénégal a rouvert ses frontières aériennes après quatre mois de fermeture à cause du coronavirus, avec l'arrivée à l'aéroport international de Dakar ce mercredi à minuit d'un vol d'Air Algérie.

Les Maldives ont rouvert aussi leurs complexes touristiques et accueilli leur premier vol international depuis plus de trois mois. Disneyland Paris, première destination touristique privée en Europe, a rouvert ses portes au public avec une capacité d'accueil limitée. Idem pour Disney World en Floride, selon le quotidien Orlando Sentinel.

En Espagne, plusieurs communes en Catalogne ont été reconfinées mercredi en raison d'un important foyer de contagion. C’est pareil au Portugal, où le gouvernement prolonge jusqu'à fin juillet les mesures de reconfinement partiel dans la région de Lisbonne pour maîtriser des foyers de contagion.

L'Inde s'apprête à reconfiner près de 140 millions d'habitants dans la région de Bangalore. A Hong Kong, les bars, les salles de sport et les salons de coiffure ont dû être fermés à nouveau mercredi.

En Iran, 140 médecins et infirmiers sont morts du coronavirus depuis le début de la pandémie.

Le Brésil a enregistré 1.300 morts supplémentaires en 24 heures. Aux Etats-Unis, quelque 63.262 nouvelles infections sont apparues depuis lundi.

La firme américaine de biotech Moderna a annoncé mardi qu'elle s'apprêtait à lancer la phase finale de ses essais cliniques pour un vaccin. 45 volontaires prennent part à la "phase un" de ces tests.

Son vaccin expérimental a montré qu'il était sûr et déclenchait une réponse immunitaire chez l'ensemble des 45 volontaires sains prenant part aux tests de "phase un", ont dit mardi des chercheurs dans le New England Journal of Medicine. La nouvelle a conduit à un bond de 16% de sa cotation en bourse, selon la chaîne de télévision américaine CNBC.

Le ministère russe de la défense affirme avoir développé aussi un vaccin après des essais cliniques sur 18 volontaires et, pour le moment il n’y a pas eu de complications majeure ni d’effet secondaires.

La semaine dernière le gouvernement de la Guinée équatoriale a annoncé avoir déjà passé des commandes pour Remdesivir, le vaccin développé par la société pharmaceutique Gilead. Il a été acquis au prix fort de 13.000 dollars l'unité, selon le vice-président Teodoro Obiang Nguema.

L'espoir est donc permis.

Le gouvernement américain a renoncé à priver de visas les étudiants étrangers

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Procès Johnny Depp : l'ex-assistante d'Amber Heard l'accuse de lui avoir "volé" son histoire

L'acteur Johnny Depp arrive à la Haute Cour de Londres, en Grande-Bretagne, le 7 juillet 2020.

L'ancienne assistante d'Amber Heard, ex-épouse de Johnny Depp qui l'accuse de violences, a affirmé mercredi que l'actrice américaine lui avait "volé" sa propre histoire de victime d'agression sexuelle lors du procès en diffamation du tabloïd The Sun à Londres.

Appelée à témoigner par visioconférence depuis Los Angeles au procès intenté à Londres par la star de "Pirate des Caraïbes" au journal britannique, qui l'avait présenté comme un mari violent en avril 2018, Kate James a étrillé l'actrice de 34 ans, pour qui elle a travaillé de 2012 à 2015.

Questionnée par l'avocate de la société éditrice du Sun, NGN, qui mettait en cause la véracité de son témoignage, elle lui a sèchement rétorqué: "Je suis une survivante d'agression sexuelle. C'est pour ça que je suis ici".

Répondant ensuite à l'avocat de Johnny Depp, Kate James a accusé Heard de lui avoir "volé" son histoire. Elle a confirmé ses déclarations écrites dans lesquelles elle avait dit avoir découvert qu'Amber Heard avait utilisé les confidences qu'elle lui avait faites pour en faire "sa propre histoire à son profit".

Amber Heard, "probablement la personne la moins connue à Hollywood" pour qui elle ait travaillé, avait aussi tendance à boire et lui envoyait des messages incohérents ou insultants en pleine nuit.

Ben King, qui a été gestionnaire des affaires de la maison du couple, notamment en Australie en 2015, a affirmé qu'Amber Heard était à l'origine des disputes.

Il avait dû superviser la remise en état de la maison où le couple séjournait pendant le tournage de l'un des "Pirate des Caraïbes" et avait dû récupérer le bout de doigt perdu par Johnny Depp. Selon l'acteur, il a été sectionné par Amber Heard avec une bouteille de vodka brisée sur un meuble en marbre. Selon l'actrice, l'acteur s'était ainsi blessé avec un téléphone.

L'actrice américaine doit témoigner vendredi. Le journal invoque 14 accusations de violences formulées contre son ex-époux entre 2013 et 2016. Le couple a divorcé après moins de deux ans d'un mariage orageux, début 2017.

Jeudi, la cour doit entendre Vanessa Paradis par visioconférence. Dans un témoignage écrit versé à la procédure, la chanteuse et actrice française, en couple avec Johnny Depp pendant 14 ans, l'a dépeint comme "un homme et un père gentil, attentif, généreux et non violent".

Doit également témoigner en faveur de Johnny Depp lors du procès son ex-compagne l'actrice américaine Winona Ryder.

Washington accuse des mercenaires russes d'avoir posé des mines en Libye

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à droite, serre la main de Khalifa Haftar, le chef de l'armée nationale libyenne autoproclamée avant les pourparlers à Moscou, en Russie, le 13 janvier 2020.

Les Etats-Unis ont accusé mercredi un groupe russe de mercenaires d'avoir posé des mines dans la région de Tripoli, en violation d'un embargo des Nations unies sur les armes pour la Libye.  

Le commandement américain pour l'Afrique (Africom) a affirmé dans un communiqué disposer de "preuves claires que le groupe Wagner, parrainé et employé par l'Etat russe, a posé des mines terrestres et des engins explosifs improvisés" dans la capitale libyenne et ses environs.

"Des preuves photographiques vérifiées montrent des pièges et des champs de mines placés sans discrimination autour de la périphérie de Tripoli jusqu'à Syrte depuis mi-juin", a-t-il précisé.


Le groupe Wagner, réputé proche du président russe Vladimir Poutine, affiche ainsi "un mépris total pour la sûreté et la sécurité des Libyens", a dénoncé dans le communiqué le directeur des opérations d'Africom Bradford Gering.

"Les tactiques irresponsables du groupe Wagner prolongent le conflit et sont responsables de souffrances inutiles et de la mort de civils innocents. La Russie a le pouvoir de les arrêter, mais pas la volonté", a-t-il ajouté.

Washington accuse régulièrement Moscou d'interférer dans le conflit en Libye en y introduisant des armes, dont des avions de chasse, en violation d'un embargo sur les armes décrété en 2011 par l'ONU pour le pays d'Afrique du Nord.

La Russie, aux côtés notamment des Emirats Arabes Unis et de l'Egypte, y soutient l'homme fort de l'Est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, qui tente depuis avril 2019 de prendre Tripoli par la force.

Son offensive a subi d'importants revers depuis le début de l'année et l'implication de la Turquie auprès de son adversaire, le Gouvernement d'union nationale (GNA) basé dans la capitale libyenne et reconnu par la communauté internationale.

La bataille s'organise désormais autour de la ville stratégique de Syrte, contrôlée par les pro-Haftar.

New York étend la liste des Etats dont les visiteurs sont soumis à quarantaine

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