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Nouvelle diatribe de Trump contre le Mexique sur l'immigration


Le président américain Donald Trump depuis la Maison-Blanche à Washington, DC, le 15 février 2018.

Le président américain Donald Trump a lancé une nouvelle diatribe contre le Mexique qui, selon lui, "ne fait rien" pour empêcher les migrants d'Amérique centrale de franchir ses frontières, appelant les républicains du Congrès à adopter des lois d'immigrations sévères.

"Le Mexique en fait très peu, si ce n'est RIEN, pour empêcher les gens d'entrer au Mexique par sa frontière sud, puis aux Etats-Unis", a tweeté M. Trump dimanche matin. "Les garde-frontières n'ont pas le droit de faire leur travail correctement à la frontière à cause de lois progressistes (démocrates) ridicules".

"Des 'caravanes' arrivent", a-t-il ajouté, semblant réagir à des informations du site Buzzfeed, auquel la chaîne Fox News avait fait référence quelques minutes avant son tweet, sur la marche à travers le Mexique de quelque 1.500 migrants venus du Guatemala, du Salvador et du Honduras.

"Des caravanes de migrants se dirigent vers les Etats-Unis", indiquait un tweet de Fox News.

Partis le 25 mars de la ville mexicaine de Tapachula, à la frontière du Guatemala, les hommes, femmes et enfants participant à cette "marche" espèrent entrer en Californie à la hauteur de la ville mexicaine de Tijuana, sur la côte Ouest. La nuit dernière, ils avaient franchi quelque 500 kilomètres et se trouvaient dans la région de Oaxaca (sud).

En faisant voyager les migrants en groupe et au vu de tous, les organisateurs, une organisation de volontaires appelée "Pueblos sin fronteras" (Peuples sans frontières), espèrent les protéger des autorités mais aussi des gangs et des cartels dont ils sont régulièrement victimes quand ils sont isolés.

Les républicains "doivent faire approuver des lois sévères MAINTENANT" et le Mexique "doit arrêter le flot de drogues et de gens, ou j'arrête leur vache à lait, l'ALENA" (l'accord de libre échange entre les Etats-Unis, la Canada et le Mexique), a poursuivi Donald Trump sur Twitter. "BESOIN DU MUR!"​

Le président américain souhaite ériger un mur à la frontière avec le Mexique, afin de freiner l'immigration clandestine, l'une de ses principales promesses de campagne et parmi les plus controversées.

L'administration Trump renégocie aussi actuellement le traité de libre-échange nord-américain (Aléna) avec ses partenaires canadiens et mexicains en vigueur depuis 1994.

Les jeunes sans-papiers visés

Mais Donald Trump n'a pas obtenu le financement qu'il souhaitait pour son mur dans le budget adopté le mois dernier par le Congrès --le chiffre de 25 milliards de dollars a été un temps avancé-- et il espère convaincre le ministère de la Défense, qui vient d'obtenir une enveloppe record, de débloquer les fonds nécessaires.

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Après avoir promis de construire sur toute la distance de la frontière, Donald Trump souligne désormais que puisque nombre d'éléments font office de barrière naturelle, sa longueur sera nettement plus réduite.

Dans un autre tweet, M. Trump s'en est pris au programme Daca, permettant à des jeunes arrivés sans papiers aux Etats-Unis avec leurs parents d'étudier et de travailler aux Etats-Unis.

"Ces nuées de gens, ils essaient tous de profiter de DACA", a ajouté M. Trump. "PLUS D'ACCORD DACA!".

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Daca est un programme de permis de séjour temporaire pour des clandestins arrivés lorsqu'ils étaient mineurs aux Etats-Unis. Créé par Barack Obama, il avait été supprimé en septembre dernier par l'actuel président, qui avait mis au défi le Congrès de voter une réforme migratoire à la place. Mais majorité et opposition n'ont jamais pu trouver un terrain d'entente et l'abrogation du programme est suspendue à divers recours en justice.

Interrogé plus tard sur le sens de son tweet sur Daca, le président américain, qui passe le week-end de Pâques dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, est resté vague. "Il faut que le Mexique nous aide à la frontière", a-t-il déclaré à la presse avant de se rendre à l'église. Le Mexique "les envoie aux Etats-Unis. Ca ne peut plus durer".

Avec AFP

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