Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

La question de la citoyenneté dans le prochain recensement aux Etats-Unis

Une copie du formulaire du recensement 2010 aux Etats-Unis

Le ministère américain du Commerce a annoncé la réintroduction de la question de la citoyenneté lors du prochain recensement de la population qui se déroulera en 2020, malgré les critiques des associations défendant les minorités.

Aux Etats-Unis, le recensement décennal se déroule sous la tutelle de ce ministère. Et il revient au ministre du Commerce, actuellement Wilbur Ross, de choisir les questions.

"La question de la citoyenneté sera la même que celle posée dans l'enquête annuelle de la communauté américaine (ACS)", précise le ministère dans un communiqué diffusé lundi soir.

Les personnes répondant aux questionnaires devront donc répondre à l'interrogation suivante: "Cette personne est-elle un citoyen des Etats-Unis?" avec cinq déclinaisons possibles: oui né aux Etats-Unis; oui né à Porto Rico ou à Guam ou aux îles Vierges ou dans les îles Marianne du Nord; oui né à l'étranger de citoyens ou parents américains; oui par naturalisation; non pas un citoyen américain.

>> Lire aussi : Austin, la ville qui progresse le plus rapidement, selon le Bureau du recensement

Le ministère ajoute que cette question, posée quasiment dans tous les recensements entre 1820 et 1950, "est nécessaire pour fournir des données de recensement complètes et précises".

Le ministère de la justice qui est à l'origine de cette question avait argué que cela permettrait de recueillir des données plus précises pour faire respecter le "Voting Rights Act" qui interdit la discrimination raciale en matière de vote.

De leur côté, les associations de défense des minorités ethniques s'inquiètent depuis plusieurs mois de la réintroduction d'une telle question.

Car face à un président américain qui entend limiter l'immigration légale et renforcer la lutte contre les clandestins, toute une frange de la population pourrait tout simplement refuser de participer au prochain comptage, par crainte que l'administration Trump puisse utiliser ces informations contre eux.

>> Lire aussi : Ni "Blanc" ni "Noir": les Arabes américains veulent sortir du flou statistique

Cela truquerait ainsi les données finales, qui sont collectées tous les dix ans avec des conséquences politiques, économiques et sociales.

Inscrit dans la Constitution, le recensement détermine en effet le nombre de sièges que chaque Etat détient à la Chambre des représentants.

Répondre au recensement, c'est aussi contribuer à une juste répartition et distribution des plus de 675 milliards de dollars de fonds fédéraux annuels consacrés aux écoles, aux hôpitaux, aux routes et autres services publics.

La sous-estimation de certaines communautés est un problème ancien. Des experts ont ainsi estimé que lors du dernier recensement, en 2010, les résidents latinos avaient été sous comptabilisés de 775.000 personnes. Mais le problème pourrait être de plus grande ampleur cette fois.

Concrètement, si les minorités ethniques ne participaient pas pleinement au recensement, cela pourrait affecter l'équilibre politique au Congrès dans la mesure où ces populations sont plutôt concentrées dans les villes où les Démocrates obtiennent le plus de soutien.

En 2010, la population américaine était de 308,8 millions de personnes, (+ 9,7% en dix ans), selon les chiffres du dernier recensement. Selon les dernières estimations, elle serait actuellement de près de 327 millions de personnes (+5,8%).

Avec AFP

See all News Updates of the Day

Le Rapport Mueller finalement livré au public

Le Rapport Mueller finalement livré au public
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:37 0:00

Rapport Mueller : les démocrates ne lâchent toujours pas

Le président de la commission judiciaire de la Chambre, Jerrold Nadler, le 4 avril 2019, à Capitol Hill.

Un dirigeant démocrate du Congrès américain, Jerry Nadler, a affirmé jeudi que le rapport du procureur Robert Mueller démontrait que le président américain Donald Trump avait fait obstruction à l'enquête russe.

"Même dans sa version incomplète, le rapport Mueller met en évidence des preuves inquiétantes montrant que le président Trump a fait entrave à la justice", écrit M. Nadler, chef de la puissante commission judiciaire de la Chambre des représentants, qui a le pouvoir de lancer des enquêtes parlementaires.

"Il revient désormais au Congrès de tenir le président pour responsable de ses actions", a ajouté M. Nadler.

Après 22 mois d'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016 et les soupçons de collusion entre l'équipe du républicain Donald Trump et Moscou, le procureur spécial Robert Mueller a conclu qu'il n'y avait pas eu entente entre ces derniers.

Il ne l'a en revanche pas blanchi des soupçons d'entrave à la justice, dans son rapport publié jeudi après avoir été expurgé des informations confidentielles.

C'est sur ce dernier point que les démocrates ont surtout réagi, plus de deux heures après la publication du compte-rendu de l'enquête.

"Une chose est claire", ont affirmé les chefs démocrates du Congrès Nancy Pelosi et Chuck Schumer: "Le rapport Mueller semble contredire la conclusion" du ministre de la Justice Bill Barr, selon lequel il n'y a pas matière à poursuivre Donald Trump pour entrave à la justice.

Les démocrates ont demandé au procureur Mueller de témoigner devant la Chambre des représentants d'ici le 23 mai. Bill Barr a déclaré qu'il ne s'y opposerait pas.

Alors que Donald Trump crie victoire, s'estimant totalement exonéré, les démocrates du Congrès semblent ainsi vouloir maintenir le cap de leurs enquêtes parlementaires.

Mais les chefs écartent encore la perspective d'une procédure de destitution, ou "impeachment", qui serait pour l'instant vouée à l'échec compte tenu de la majorité républicaine au Sénat et du soutien solide au président dans son camp.

Du côté des candidats démocrates à la présidentielle de novembre 2020, les réactions ont été plus diffuses dans les premières heures.

Certains prétendants à la Maison Blanche comme Bernie Sanders n'avaient toujours pas réagi publiquement plusieurs heures après la publication du rapport. Mais le sénateur indépendant a en revanche tweeté sur le problème de dette des étudiants et sur la Corée du Nord.

Le département d'Etat américain se dit toujours «prêt à dialoguer» avec Pyongyang

Le département d'Etat américain se dit toujours «prêt à dialoguer» avec Pyongyang
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:08 0:00

Trump exulte à la publication du rapport de l'enquête russe

Trump exulte à la publication du rapport de l'enquête russe
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:49 0:00

Le département d'Etat se dit toujours "prêt à dialoguer" avec Pyongyang

Le président des États-Unis, Donald Trump, serre la main du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un lors de leurs premières rencontres au resort de Capella sur l'île de Sentosa, le 12 juin 2018 à Singapour.

Le département d'Etat américain s'est dit jeudi toujours prêt à coopérer avec la Corée du Nord, alors que Pyongyang a demandé un peu plus tôt le retrait du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo des discussions sur le nucléaire.

"Les Etats-Unis restent prêts à dialoguer avec la Corée du Nord dans le cadre de négociations constructives", a déclaré un porte-parole du département d'Etat.

Ce porte-parole a précisé que les Etats-Unis étaient au courant de la demande de Pyongyang d'écarter M. Pompeo, mais ne l'a pas directement commentée.

Accusant le chef de la diplomatie américaine de manquer de prudence et de maturité, un haut responsable du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a demandé la désignation d'un nouvel interlocuteur américain.

"Je crains que si M. Pompeo participe encore aux discussions, l'atmosphère sera mauvaise et les discussions vont à nouveau s'engluer", a déclaré le directeur général du département des Affaires américaines au ministère nord-coréen des Affaires étrangères Kwon Jong Gun, selon l'agence KCNA.

Le secrétaire d'Etat américain s'est rendu quatre fois en Corée du Nord en 2018 et, s'il a espéré pouvoir conclure un accord avec la Corée du Nord, il s'est montré ferme sur son exigence de dénucléarisation complète avant tout allégement des sanctions américaines à l'encontre du régime reclus.

Voir plus

XS
SM
MD
LG