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Une jihadiste fait appel de sa condamnation à 30 ans de réclusion en France

Esquisse d'Inès Madani devant le tribunal correctionnel de Paris lors de son procès pour préparation d'actes de terrorisme le 11 avril 2019.

Inès Madani a fait appel de sa condamnation à 30 ans de réclusion pour avoir tenté de faire exploser une voiture près de la cathédrale Notre-Dame à Paris en 2016.

Cette jeune femme de 22 ans, déjà condamnée en avril par la justice à huit ans de prison pour des faits plus anciens, encourait la perpétuité. La cour d'assises spéciale, composée uniquement de magistrats professionnels et non de jurés, a suivi les réquisitions du parquet en la condamnant le 14 octobre à 30 ans de réclusion criminelle. Les magistrats n'ont cependant pas mentionné de période de sûreté.

"C'est une décision qui s'adresse à l'opinion et qui ne tient compte ni de la réalité des faits, ni de la jeunesse de l'accusée", a déclaré son avocat Laurent Pasquet-Marinacce.

Les parties ont dix jours pour interjeter appel mais bénéficient d'un délai supplémentaire de cinq jours si l'une d'elles fait appel. Les autres accusées ont donc jusqu'à mardi prochain pour se décider.

Les accusées étaient devenues, selon l'expression du parquet, le "visage du jihad au féminin".

Elles ont été condamnées pour avoir voulu lancer des attaques terroristes, en suivant les consignes de Rachid Kassim, propagandiste du groupe État Islamique et inspirateur en 2016 de l'assassinat d'un policier et de son épouse à Magnanville, en région parisienne.

Inès Madani et Ornella Gilligmann (condamnée à 25 ans de réclusion) ont tenté de faire exploser une voiture remplie de bonbonnes de gaz dans la nuit du 3 au 4 septembre 2016, devant des restaurants situés près de Notre-Dame de Paris, en essayant de l'incendier avec du gasoil. Seul le choix de ce carburant, difficile à enflammer, avait permis d'éviter l'explosion.

Après l'échec de cet attentat, Inès Madani s'était retranchée dans l'appartement d'Amel Sakaou (condamnée à 20 ans de réclusion), en région parisienne. Toutes deux avaient été rejointes par Sarah Hervouët (condamnée à 20 ans de réclusion), originaire du sud de la France.

Se sachant traquées, les trois jeunes femmes avaient quitté précipitamment leur appartement le 8 septembre, armées de couteaux de cuisine. Sur le parking, Sarah Hervouët avait porté un coup de couteau à un policier en civil de la DGSI (sécurité intérieure). Inès Madani avait pour sa part couru vers un policier, qui l'avait blessée par balles aux jambes.

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Rencontre au sommet Poutine-Zelensky à Paris sur la paix en Ukraine

La guerre entre Kiev et les séparatistes prorusses a fait plus de 13.000 morts dans le Donbass, bastion industriel de l'Est ukrainien, depuis 2014.

Emmanuel Macron et Angela Merkel réunissent pour la première fois leurs homologues russe Vladimir Poutine et ukrainien Volodymyr Zelensky lundi à Paris pour tenter de relancer le processus de paix en Ukraine et d'ouvrir un nouveau chapitre dans les relations avec Moscou.

Ces sommets au format "Normandie", en référence à la région française où les dirigeants des quatre pays s'étaient retrouvés pour la première fois en 2014, ne s'étaient plus tenus depuis 2016.

Après trois ans de paralysie des négociations, Vladimir Poutine, vétéran de la scène internationale, y serrera pour la première fois la main de Volodymyr Zelensky, ancien comédien arrivé au pouvoir en mai, sous les dorures du palais de l'Elysée.

Sa poignée de main avec la chancelière sera aussi scrutée, en pleine crise diplomatique entre les deux pays. L'Allemagne a expulsé deux diplomates russes après l'assassinat d'un Géorgien au coeur de Berlin en août, commandité selon la justice allemande par une "entité étatique russe" ou la Tchétchénie.

La guerre entre Kiev et les séparatistes prorusses a fait plus de 13.000 morts dans le Donbass, bastion industriel de l'Est ukrainien, depuis 2014.

Les combats ont fortement baissé en intensité depuis les accords de Minsk en 2015. Mais 80.000 hommes continuent de se faire face de part et d'autre de la ligne de front qui s'étire sur 500 kilomètres. Et chaque mois, des morts sont à déplorer dans des accrochages ou sur des mines.

L'Occident et l'Ukraine accusent Moscou de financer et d'armer les rebelles, ce que la Russie nie, affirmant jouer un rôle politico-humanitaire pour protéger les populations locales russophones.

- Test pour Macron -

Si la paix n'est pas encore au rendez-vous, Emmanuel Macron et Angela Merkel, la seule à avoir participé à tous les sommets "Normandie" avec Vladimir Poutine, espèrent avancer dans cette direction avec des signaux concrets au sommet de Paris.

"Cette réunion doit nous donner des jalons pour poursuivre dans la mise en oeuvre de Minsk en recréant de la confiance entre les parties", explique-t-on à la présidence française.

"Pour cela, nous avons besoin de la consolidation du cessez-le-feu, du déminage le long de la ligne de contact, de définir de nouvelles zones de désengagement (des combattants, NDLR), de prévoir de nouveaux échanges de prisonniers", détaille-t-elle.

Pour Emmanuel Macron, dont l'appel au rapprochement de l'UE et de la Russie n'a pas toujours été bien perçu par ses homologues européens, ce sommet constituera aussi un test de la bonne volonté du président Poutine.

"Si le sommet devait échouer, ce serait un échec personnel pour M. Macron tant il a investi pour qu'il se tienne", considère Gerhard Mangott, professeur de relations internationales à l'université d'Innsbruck en Autriche.

Depuis le changement de président en Ukraine, une certaine détente se fait sentir. Un échange de 70 prisonniers, dont des figures très symboliques, a pu avoir lieu en septembre. Les troupes belligérantes ont reculé dans trois petits secteurs de la ligne de front. Et des navires de guerre ukrainiens saisis par la Russie ont été rendus.

Mais M. Zelensky, novice en politique, est aussi sous la pression de son opinion, qui redoute de le voir faire trop de concessions afin de tenir sa promesse de campagne de mettre fin à la guerre.

- Pressions sur Zelensky ? -

"Il ne s'agit pas de tordre le bras de l'un ou de l'autre", assure-t-on à l'Elysée. "La perspective est bien celle du rétablissement de la souveraineté ukrainienne pleine et entière" sur le Donbass, ajoute-t-on. L'annexion de la Crimée par la Russie n'est pas à l'ordre du jour car elle ne relève pas des accords de Minsk, observe-t-on au passage à Paris.

Le président ukrainien a pris les devants en posant plusieurs conditions à la tenue d'élections dans le Donbass, étape clé du processus de paix, autour de laquelle se cristallisent beaucoup d'inquiétudes.

Il réclame le démantèlement préalable de tous les groupes armés "illégaux" - comprendre les séparatistes prorusses et leurs parrains russes - et le retour de la frontière avec la Russie sous le contrôle de Kiev.

Or les accords de Minsk prévoient ce retour sous contrôle ukrainien de la frontière, par laquelle hommes et armes sont soupçonnés de passer, au lendemain seulement des élections.

"S'il faut renégocier sur ce point ou trouver une manière de satisfaire la demande du président Zelensky, nous serons prêts à en discuter", dit-on à l'Elysée.

Vladimir Poutine s'est montré plus circonspect sur ses intentions, se contentant de dépeindre son homologue ukrainien comme "sincère" et "sympathique".

Pour Gerhard Mangott, le président russe arrive en position de force à Paris. "En présentant son homologue comme +constructif+ et +honnête+, il met en fait la pression sur lui (..) et renvoie en quelque sorte la balle dans le camp de l'Ukraine", dit-il à l'AFP.

Avec AFP

Dernière ligne droite avant des élections britanniques décisives pour le Brexit

Le Premier ministre britannique Boris Johnson et le chef du parti travailliste britannique Jeremy Corbyn à Londres, Grande-Bretagne le 2 décembre 2019.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson et son adversaire travailliste Jeremy Corbyn entrent lundi dans la dernière ligne droite avant les élections anticipées de jeudi, dont l'issue décisive pour le Brexit va tracer le chemin du Royaume-Uni pour les décennies à venir.

Arrivé au pouvoir en juillet, le dirigeant conservateur a fait le pari de convoquer ces législatives pour mettre en oeuvre la sortie de l'Union européenne, pour laquelle les Britanniques ont voté à 52% il y a trois ans et demi mais qui a plongé le pays dans une profonde crise politique.

S'il est donné en tête des sondages, le contexte politique très agité rend l'issue incertaine et le scrutin s'annonce serré dans de nombreuses circonscriptions, poussant les partis à redoubler d'efforts dans les derniers jours de campagne.

Après avoir promis dimanche de se "battre pour chaque vote", Boris Johnson doit faire campagne lundi dans le nord du pays, pour y répéter que la seule manière de réaliser le Brexit est d'opter pour une majorité conservatrice. Il reste "trois jours pour sortir de l'impasse", doit-il déclarer lors d'un discours à Sunderland, ville qui abrite une usine géante du constructeur automobile japonais Nissan, selon des extraits diffusés par ses services.

"L'impact de cette élection se fera ressentir pour les décennies à venir", a-t-il encore souligné dans une lettre ouverte publiée par le Sunday Telegraph.

Boris Johnson espère décrocher la majorité qui lui a fait défaut pour pouvoir faire adopter par le Parlement l'accord de Brexit qu'il a négocié avec Bruxelles. Le leader conservateur de 55 ans promet qu'après trois reports du Brexit, le Royaume-Uni quittera l'Union européenne le 31 janvier.

- Fractures -

Sa prédécesseure Theresa May, qui avait également fait le pari de convoquer des élections en 2017 pour asseoir sa légitimité, était également donnée en tête dans les enquêtes d'opinion jusqu'au bout de la campagne. Elle n'avait finalement pas obtenu la majorité absolue à la Chambre des communes, plongeant encore plus son pays dans la crise.

Accusé de s'être dérobé à un redoutable intervieweur de la BBC qui voulait le cuisiner sur la confiance que les Britanniques peuvent accorder à un dirigeant épinglé pour de multiples mensonges, Boris Johnson se voit reprocher de nombreuses annonces biaisées: 40 nouveaux hôpitaux dont seuls six sont financés, effectifs supplémentaires dans la police qui ne viennent que compenser les précédentes suppressions...

Face à lui, le chef du parti travailliste Jeremy Corbyn, vétéran socialiste de 70 ans bien plus à gauche que ses prédécesseurs, mène une campagne radicale, promettant nationalisations et investissements massifs dans les services publics.

Pour guérir les fractures qui secouent le pays depuis trois ans, il veut renégocier un accord de sortie de l'Union européenne qui maintiendrait des liens étroits avec les 27, qu'il soumettrait à un nouveau référendum proposant comme alternative le maintien dans l'UE. Une position qui lui vaut d'être critiqué pour son manque de clarté.

Mais avec un parti libéral-démocrate dont la promesse d'annuler purement et simplement le Brexit suscite, selon les sondages, bien peu d'enthousiasme, le vote travailliste peut apparaître pour beaucoup comme le seul susceptible de permettre d'empêcher le Royaume-Uni de quitter l'Union européenne.

- Alliance -

Le camp du "leave", lui, est uni derrière Johnson, qui a reçu jeudi le ralliement de quatre eurodéputés du parti du Brexit de l'europhobe Nigel Farage, voyant le vote conservateur comme le seul moyen d'écarter le maintien dans l'Union européenne.

Malgré son retard dans les sondages, les espoirs de Jeremy Corbyn demeurent. Si les conservateurs échouent à obtenir la majorité, le leader travailliste pourrait remporter les clés du 10 Downing Street au gré d'une alliance avec les indépendantistes écossais du SNP, farouchement opposés au Brexit.

La campagne a vu resurgir les accusations d'antisémitisme au sein du Labour, au point que selon le Daily Mail, le centre Simon Wiesenthal a désigné dimanche Jeremy Corbyn comme la personne la plus antisémite de l'année, avertissant que le Royaume-Uni deviendrait un Etat "paria" s'il remportait les élections.

Le mois dernier, le grand rabbin du Royaume-Uni avait lancé une lourde charge contre Corbyn et son incapacité à éradiquer le "poison" de l'antisémitisme au sein de son parti, appelant les électeurs à "voter en conscience".

Dans une campagne marquée, comme en 2017, par un attentat jihadiste meurtrier à London Bridge, le père de l'une des deux victimes a reproché à Boris Johnson de faire campagne sur la mort de son fils, engagé dans la réinsertion des détenus. Dans une série de tweets, David Merrit a appelé le Royaume-Uni à se "réveiller": "cet homme est une escroquerie. C'est le pire d'entre nous et il vous promène".

Avec AFP

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