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Prison à vie pour le jeune soldat russe jugé pour crime de guerre en Ukraine

Le soldat russe Vadim Chichimarine dans le box en verre de la salle d'audience.

Le premier soldat russe jugé pour crime de guerre depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, Vadim Chichimarine, a été reconnu coupable et condamné à la prison à perpétuité lundi à Kiev pour le meurtre d'un civil.

"Le tribunal a décidé de reconnaître Chichimarine coupable et de le condamner à réclusion à vie", a déclaré le juge Serguiï Agafonov, a constaté un journaliste de l'AFP présent dans la salle d'audience.

Le sergent Chichimarine, 21 ans, avait admis avoir abattu Oleksandre Chelipov, un civil de 62 ans, dans le nord-est du pays au cours des premiers jours de l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe.

Macron nomme un nouveau gouvernement paritaire, avec 14 femmes et 14 hommes

Le Premier ministre français Elisabeth Borne, à droite, et le président français Emmanuel Macron avant la participation de Mme Borne au journal télévisé du soir de la chaîne française TF1, le 20 mai 2022.

Le président français Emmanuel Macron a nommé vendredi une diplomate chevronnée, Catherine Colonna, à la tête du ministère des Affaires étrangères et fait entrer dans le gouvernement des personnalités de la société civile, à trois semaines de la bataille des législatives.

Diplomate de carrière, Mme Colonna, 66 ans, est l'actuelle ambassadrice de France à Londres.

Parmi les autres membres du gouvernement dirigé par la Première ministre Elisabeth Borne et annoncés vendredi par le secrétaire général de la présidence, figurent un fidèle soutien de M. Macron, Sébastien Lecornu, au ministère des Armées. Celui-ci faisait déjà parti du précédent gouvernement au poste des Outre-mer.

Mais aussi Pap Ndiaye, qui dirige le Musée national français de l'histoire de l'immigration. Nommé à l'Education, cet universitaire de 55 ans est spécialiste de l'histoire sociale des États-Unis et des minorités. L'école est l'un des trois grands chantiers du nouveau quinquennat d'Emmanuel Macron.

Par ailleurs, une franco-libanaise, Rima Abdul Malak, a été nommée ministre de la Culture, une ascension remarquable pour cette quadragénaire spécialiste du spectacle vivant: elle a passé les dix premières années de sa vie à Beyrouth en pleine guerre civile, avant d'arriver à Lyon (sud-est) avec ses parents, son frère et sa sœur.

Le nouveau gouvernement, paritaire, avec 14 femmes et 14 hommes, comprend aussi plusieurs poids lourds qui ont été reconduits dont Bruno Le Maire à l'Economie et Gérard Darmanin à l'Intérieur.

A présent formé, plus de trois semaines après la réélection du président Macron le 24 avril, ce gouvernement devra mener la bataille des législatives des 12 et 19 juin au cours desquelles le parti présidentiel tentera d'obtenir une nouvelle fois une majorité à l'Assemblée nationale.

Le premier Conseil des ministres se tiendra lundi autour du président centriste libéral.

Le nouvel exécutif va être confronté à un agenda national et international particulièrement chargé et difficile avec la guerre en Ukraine, une inflation inédite depuis l'introduction de l'euro et une croissance en berne.

Français "soucieux"

Dans l'opposition, la pression sur l'exécutif s'était accentuée ces derniers jours avec des critiques sur le temps pris pour nommer un nouveau gouvernement après la réélection de M. Macron.

La candidate d'extrême droite Marine Le Pen avait jugé jeudi sur la chaîne BFMTV "particulièrement anormale" l'absence de gouvernement "lorsque l'on connaît la situation quotidienne des Français", confrontés à l'impact de l'inflation.

En nommant lundi Elisabeth Borne, technocrate issue de la gauche et plusieurs fois ministre, le chef de l'Etat a joué la continuité tout en s'efforçant d'envoyer un message à la gauche réformiste sans pour autant effrayer l'opposition de droite.

La presse française a parlé d'un "choix de la raison", de l'efficacité et de la continuité alors que Mme Borne, 61 ans, a été successivement ministre des Transports, de l'Écologie et du Travail pendant le premier quinquennat de M. Macron, une des rares à y figurer depuis les débuts de sa présidence en 2017.

Le chef de l'Etat a promis, pour ce second mandat, de tenir compte de la colère exprimée par de nombreux Français pendant le mouvement populaire des "gilets jaunes", révoltés contre sa politique fiscale et sociale, et de changer de méthode.

Le contexte est tendu: selon un récent sondage de l'institut Ifop, une large majorité de Français (77%) dit craindre une explosion sociale dans les prochains mois.

C'est l'"enfer" dans le Donbass, dénonce Kiev

D'après les autorités ukrainiennes, jusqu'à 15.000 personnes vivent encore dans des abris à Severodonetsk, dévastée par les bombes.

Un soldat russe jugé pour crimes de guerre en Ukraine, le premier dans le conflit, s'est dit "sincèrement désolé" vendredi, au moment où Moscou accentue la pression dans le Donbass, transformé en "enfer", selon Kiev.

Un soldat russe jugé pour crimes de guerre en Ukraine, le premier dans le conflit, s'est dit "sincèrement désolé" vendredi, au moment où Moscou accentue la pression dans le Donbass, transformé en "enfer", selon Kiev.

Vadim Chichimarine, un militaire russe de 21 ans, comparaît depuis mercredi devant un tribunal ukrainien, accusé d'avoir tué un homme de 62 ans, Oleksandre Chelipov, dans le nord-est de l'Ukraine au début de l'invasion.

"Comte tenu de toutes les preuves et témoignages, je crois que M. Chichimarine n'est pas coupable du crime dont il est accusé", a dit son avocat Viktor Ovsiannykov, plaidant vendredi l'acquittement. La veille, le parquet avait requis la prison à vie.

"Je suis sincèrement désolé", a dit l'accusé, qui reconnaît les faits et dit avoir obéi à un supérieur. "Je regrette ce que j'ai fait (...) J'étais nerveux dans cette situation. Je ne voulais pas tuer". Le verdict est attendu lundi.

"L'enfer" au Donbass

Après avoir échoué à prendre Kiev et Kharkiv, la deuxième ville ukrainienne (nord-est), la Russie concentre ses efforts militaires dans l'est et le sud. Moscou cherche notamment à conquérir totalement le Donbass, partiellement contrôlé depuis 2014 par des séparatistes prorusses.

Le ministre russe de la Défense a assuré vendredi que la conquête de la région de Lougansk, qui avec celle de Donetsk forme le Donbass, était "presque achevée". De son côté, le ministère ukrainien de la Défense affirme que l'armée russe "a intensifié ses offensives et tentatives d’assaut" dans le Donbass, globalement toutes repoussées, et a bombardé "toute la ligne de front".

"C'est l'enfer dans le Donbass, et ce n'est pas une exagération", avait déclaré quelques heures plus tôt le président ukrainien. Ses services ont signalé vendredi matin des bombardements sur un axe allant du nord-est au sud du pays. Des frappes russes avaient fait 12 morts et 40 blessés jeudi à Severodonetsk, dans la région de Lougansk, selon le gouverneur local Serguiï Gaïdaï.

D'après les autorités ukrainiennes, jusqu'à 15.000 personnes vivent encore dans des abris à Severodonetsk, dévastée par les bombes. Une équipe de l'AFP a constaté que la cité industrielle était transformée depuis plusieurs jours en champ de bataille et écrasée sous les tirs d'artillerie.

"Je ne sais pas combien de temps nous pouvons tenir", a dit Nella Kachkina, 65 ans, ancienne employée de la municipalité aujourd'hui retraitée. Severodonetsk et Lyssytchansk, séparées par une rivière, constituent la dernière poche de résistance ukrainienne dans la région.

"L’ennemi a lancé des tentatives d’assaut en direction de Severodonetsk, n’a pas eu de succès et a été contraint de se replier", a déclaré le ministère ukrainien de la Défense, signalant des "combats en cours près de Tochkivka", à une quarantaine de kilomètres au sud. "L'évacuation de la population continue", selon la présidence ukrainienne.

Chute de Marioupol

Par ailleurs, des soldats russes ont tué jeudi cinq civils dans la région de Donetsk, selon le gouverneur Pavlo Kyrylenko. Dans le Sud-Est, 1.908 soldats ukrainiens retranchés dans les entrailles du complexe sidérurgique Azovstal, dans le port stratégique de Marioupol, se sont rendus depuis lundi aux forces russes, a déclaré le ministre russe de la Défense.

Moscou a rendu publiques des images montrant des cohortes d'hommes en tenue de combat émergeant de l'aciérie, certains avec des béquilles ou des bandages, après une longue bataille qui était devenue un symbole de la résistance ukrainienne à l'invasion russe.

Réouverture de l'ambassade des USA à Kiev
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Selon Kiev, cette ville-martyre a été à 90% détruite et au moins 20.000 personnes y ont péri. Ces soldats, parmi lesquels 80 blessés, "se sont constitués prisonniers", a souligné le ministère russe de la Défense.

Kiev n'a pas parlé de reddition. "Je fais tout pour que les forces internationales les plus influentes soient informées, et dans la mesure du possible impliquées, dans le sauvetage de nos héros", a déclaré le président Volodymyr Zelensky jeudi soir.

Membres pour l'essentiel d'une unité de fusiliers marins et du régiment Azov fondé par des nationalistes ukrainiens, les combattants évacués étaient retranchés depuis plusieurs semaines dans le dédale de galeries souterraines creusées à l'époque soviétique sous la gigantesque aciérie, massivement bombardée par les Russes.

Dans une vidéo publiée jeudi, Sviatoslav Palamar, commandant adjoint du régiment Azov, a confirmé être toujours dans l'usine avec le reste du commandement, refusant de dévoiler les détails de l'"opération" en cours. "Un nombre inconnu de militaires ukrainiens reste dans l'usine", a résumé vendredi le ministère britannique de la Défense sur Twitter.

Leur sort reste en suspens: l'Ukraine veut organiser un échange de prisonniers de guerre mais la Russie a fait savoir qu'elle considérait au moins une partie d'entre eux non pas comme des soldats, mais comme des combattants "néonazis".

Pour la suite, "une fois que la Russie aura sécurisé Marioupol, il est probable qu'elle déplacera ses forces (dans la région) pour renforcer les opérations dans le Donbass", estime le ministère britannique.

Mais ces unités "doivent être rééquipées et remises en état avant de pouvoir être redéployées efficacement", alors même que le commandement russe est "sous pression" pour des résultats, analyse la même source. Qui conclut: "La Russie va probablement redéployer ses forces rapidement sans préparation adéquate, ce qui risque d'encore augmenter leur usure".

40 milliards d'aide américaine

Le Congrès américain a débloqué jeudi une enveloppe gigantesque de 40 milliards de dollars pour soutenir l'effort de guerre ukrainien. Et les ministres des Finances du G7 ont commencé à faire le compte des milliards que chaque pays pourrait verser à Kiev.

"Pour nos partenaires, ce ne sont pas juste des dépenses ou un don", a réagi M. Zelensky dans une allocution vidéo dans la nuit. "C’est leur contribution à leur propre sécurité, car la protection de l’Ukraine signifie leur propre protection contre de nouvelles guerres et crises que la Russie peut provoquer".

La nouvelle aide américaine doit notamment permettre à l'Ukraine de s'équiper en blindés et de renforcer sa défense antiaérienne.

Semblant s'installer dans la durée, la guerre menace d’aggraver la crise alimentaire mondiale car elle perturbe gravement l'activité agricole et les exportations céréalières de l'Ukraine, pays qui était jusque-là le quatrième exportateur mondial de maïs et en passe de devenir le troisième exportateur de blé.

"Arrêtez de bloquer les ports de la mer Noire! Autorisez la libre circulation des navires, des trains et des camions transportant de la nourriture hors d'Ukraine", a réclamé jeudi soir le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU.

Ce à quoi l'ambassadeur russe aux Nations unies, Vassily Nebenzia, a rétorqué en dénonçant une volonté occidentale "de faire porter le chapeau à la Russie pour tous les problèmes du monde".

Adhésion à l'OTAN: Biden appuie la Suède et la Finlande

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Les dirigeants finlandais et suédois à la Maison Blanche

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Washington s'active pour soutenir la candidature à l'Otan de la Finlande et de la Suède. A cet effet, le président américain Joe Biden a accueilli à la Maison Blanche les dirigeants des deux pays, avec en filigrane l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

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