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La France a "pris note" du rappel par le Mali de son ambassadeur

Tiébilé Dramé, président du Parti pour la renaissance nationale (Parena, opposition) à Bamako, Mali, 25 avril 2018. (VOA/Kassim Traoré)

La France a "pris note" vendredi du rappel par le Mali de son ambassadeur à Paris après ses "propos inacceptables" sur le comportement de soldats français dans ce pays du Sahel où l'armée française est fortement impliquée dans la lutte anti-jihadiste.

Le ministre malien des Affaires étrangères, Tiébilé Dramé, a rencontré à Paris son homologue Jean-Yves Le Drian, "quelques jours après les propos inacceptables de l'ambassadeur du Mali en France sur des unités de l'armée française", selon une porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

"Nous avons regretté ces propos venant de l'ambassadeur d'un pays allié, où nos armées sont déployées à la demande des autorités maliennes, aux côtés de nos partenaires pour combattre le terrorisme", a déclaré la porte-parole.

"Nous avons pris note de la décision des autorités maliennes de rappeler l'ambassadeur Toumani Djimé Diallo", a-t-elle ajouté.

Elle a estimé que "la visite de M. Tiébilé Dramé (...) marque la volonté commune de nos pays (...) de poursuivre notre coopération étroite en faveur du Sahel, de ses habitants et d'enjeux de sécurité communs".

L'ambassadeur malien en France, qui avait accusé mercredi des soldats français de "débordements" dans les quartiers chauds de Bamako, a été rappelé jeudi dans son pays après avoir provoqué l'ire des autorités françaises.

Lors de sa visite en France, le chef de la diplomatie malienne a également rencontré le président du Sénat Gérard Larcher et le président de la commission des Affaires étrangères et de la défense, Christian Cambon.

Tous deux "ont souhaité obtenir des clarifications, indispensables après les propos tenus par l'ambassadeur du Mali en France", Toumani Djimé Diallo, devant cette commission.

"Dans le cadre de cet échange, le ministre malien des Affaires étrangères a désavoué les propos tenus par son ambassadeur et a indiqué que +le sang des jeunes Français irriguait l'amitié entre la France et le Mali+, a indiqué la présidence du Sénat dans un communiqué.

Le ministre "s'est déclaré prêt à intervenir" devant la commission "pour réaffirmer, sans ambiguïté, l'amitié qui unit le Mali à la France", a précisé la présidence.

Le président du Sénat "a vivement condamné" ces propos "qui reposent sur des contre-vérités et ne servent qu'à alimenter des campagnes de communication contre la France, qui font le jeu des groupes terroristes".

"En combattant les groupes terroristes qui menacent les populations locales, aux côtés des armées des pays du G5 Sahel et au péril de leur vie, les militaires français font honneur à la Nation. Ils assurent aussi notre protection à tous", a déclaré M. Larcher, cité dans le communiqué.

Les militaires français, présents dans la région du Sahel depuis 2013 pour lutter contre les jihadistes, viennent de voir leur nombre passer de 4.500 à 5.100 face à la recrudescence des attaques.

Incidents au centre de Paris en marge du concert de Fally Ipupa

Les pompiers se déploient sur les lieux d'un incendie près de la gare de Lyon à Paris, en France, le 28 février 2020. (REUTERS/Gonzalo Fuentes)

Des incidents avaient lieu vendredi en fin de journée à Paris en marge d'une manifestation interdite d'opposants au concert de la star congolaise Fally Ipupa à Bercy, conduisant à l'évacuation partielle d'une grande gare de la capitale française, a-t-on appris de sources concordantes.

"La police intervient pour faire cesser la manifestation", a fait savoir la préfecture de police de Paris, évoquant notamment des incendies de poubelles et de scooters, dégageant un épais nuage de fumée noire.

La partie souterraine de la gare de Lyon a été évacuée par mesure de précaution, a indiqué la compagnie ferroviaire SNCF.

Le Mali rappelle son ambassadeur et envoie un ministre à Paris

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Accord post-Brexit: les sujets qui fâchent

Michel Barnier, négociateur en chef de l'Union européenne pour Brexit, tient une conférence de presse à Bruxelles, Belgique, le 25 février 2020. (Reuters)

L'Union européenne et le Royaume-Uni ont chacun publié leur mandat de négociation en vue de la conclusion d'un accord post-Brexit d'ici à la fin de l'année. Mais plusieurs points de friction sont susceptibles de ralentir, voire bloquer les négociations qui démarrent lundi.

- Règles du jeu -

C'est l'un des points les plus épineux des prochaines négociations.

Craignant de voir Londres déréguler l'économie à son profit, l'UE juge indispensable que le futur accord comprenne des "engagements fermes" pour assurer "des conditions de concurrence transparentes et équitables" sur le long terme.

L'accord doit assurer le respect de "normes communes élevées" en prenant celles de l'Union "comme un point de référence". Sont concernées les aides d'État, les normes sociales et du travail, les normes environnementales, le changement climatique ou encore les questions fiscales.

Mais le gouvernement britannique a dit qu'il ne négocierait "aucun arrangement où le Royaume-Uni n'a pas le contrôle de ses propres lois et de sa vie politique".

Londres veut en particulier reprendre la main en matière d'aides d'Etat, alors que Bruxelles souhaiterait que ses règles anti-subsides continuent d'être appliquées par les Britanniques.

- Pêche -

Le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier, conditionne la conclusion d'un partenariat commercial avec le Royaume-Uni à un accord sur la pêche.

Pour huit Etats membres, dont la France ou le Danemark, la poursuite de l'accès aux eaux territoriales britanniques est vitale pour leurs pêcheurs.

Le mandat de négociation de l'UE souligne que l'accord devra "maintenir des conditions d'accès réciproques".

Une position se heurtant à celle de Londres: "Le Royaume-Uni, qui veut devenir "un État côtier indépendant à la fin de 2020".

Les Britanniques entendent négocier chaque année avec l'UE l'accès à leurs eaux, comme le font aujourd'hui la Norvège, l'Islande et les îles Féroé, sur base des dernières données disponibles sur les stocks de poissons.

- Finance -

L'accès au marché européen des services financiers britanniques constitue l'une des monnaies d'échange des Européens, en raison de l'importance clé de la City pour Londres.

Les entreprises britanniques perdront le "passeport" européen qui leur permet d'être actives sur le continent.

A la place, elles devront obtenir une "équivalence". Le mandat européen précise que seule l'UE, et ce "de manière unilatérale", peut décider de l'octroyer ou non et ce sujet n'est pas couvert par les négociations.

- Données -

Dans son mandat, l'UE réclame au Royaume-Uni "un niveau élevé de protection des données à caractère personnel" et par conséquent le "plein respect (des) règles de l'Union".

"Travailler ensemble sur la sécurité intérieure avec les Britanniques exige des échanges de données et notamment de données personnelles, parfois très personnelles", a souligné Michel Barnier, qui juge cette protection "essentielle".

La situation pourrait se compliquer si les Britanniques décidaient de s'écarter des règles européennes.

Or la "protection des données" fait partie des domaines dans lesquels ils ont l'intention de développer "des politiques distinctes et indépendantes".

- Différends -

Bruxelles entend mettre en place, comme pour chaque accord commercial, un mécanisme de règlement des différends, au cas où l'une des deux parties ne respecterait pas ses engagements.

Les disputes seraient réglées par "un panel indépendant" aux décisions contraignantes, pouvant aller jusqu'à des sanctions financières, voire la suspension de l'accord.

Cependant, toute "question d'interprétation du droit de l'Union" devra, selon Bruxelles, être renvoyée à la Cour de justice de l'UE, qui rendra elle aussi "une décision contraignante".

Un chiffon rouge pour Londres qui réclame un mécanisme de règlement reflétant "une relation d'égal à égal".

L'Afrique au Salon de l’agriculture à Paris

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