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Les Chefs d’Etats africains et les bailleurs de fonds en conclave à Paris

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Commerce: la détente se confirme entre Bruxelles et Washington

Un serveur ouvre une bouteille de champagne "Trump" à l'hôtel Trump International le jour de son ouverture à Washington, aux États-Unis, le 12 septembre 2016.

Nouveau signe d'apaisement dans les relations commerciales transatlantiques: Bruxelles et Washington ont annoncé lundi des discussions pour "résoudre le problème" des surcapacités mondiales d'acier et d'aluminium, afin de lever à terme les taxes punitives qu'ils s'imposent depuis trois ans.

Cette annonce commune marque de nouveau la volonté des deux partenaires de mettre un terme à des années de tensions commerciales sous le mandat de Donald Trump.


L'UE et les Etats-Unis avaient déjà annoncé une trêve début mars sur les tarifs douaniers punitifs qu'ils s'imposaient dans le cadre d'un autre litige, celui sur Airbus et Boeing --qu'ils espèrent résoudre d'ici juillet.


Le commerce devrait constituer l'un des thèmes de la rencontre prévue mi-juin à Bruxelles entre le nouveau locataire de la Maison Blanche, Joe Biden, et les deux têtes de l'UE, Charles Michel et Ursula von der Leyen.


L'origine du conflit sur l'acier et l'aluminium remonte à mi-2018: l'ex-président Trump avait annoncé des droits de douane de 25% sur l'acier et de 10% sur l'aluminium de plusieurs régions du monde, dont l'Union européenne, arguant de la nécessité de protéger la sécurité nationale.


Les Européens avaient rapidement répliqué en taxant les motos comme les Harley-Davidson, les jeans (dont les Levi's), ou encore le tabac, le maïs, le riz ou le jus d'orange en provenance des Etats-Unis.


Ces taxes resteront en place le temps des discussions, mais l'UE s'est engagée à ne pas les accroître, contrairement à ce qu'elle envisageait de faire à partir du 1er juin, a expliqué lundi une porte-parole de la Commission européenne.


Dans leur communiqué, l'UE et les Etats-Unis reconnaissent "la nécessité de trouver des solutions efficaces" pour préserver leurs "industries essentielles" face aux surcapacités mondiales d'acier et d'aluminium, "dues en grande partie à des tiers".


Ils visent les "pays comme la Chine, qui soutiennent des politiques ayant des effets de distorsion sur le commerce".

Accord commercial

L'objectif de Bruxelles et Washington est de s'entendre "avant la fin de l'année" sur ce "problème" de surcapacité. Ils conviennent, dans ce cadre, "de tracer une voie pour mettre fin aux différends à l'OMC à la suite de l'application par les États-Unis de droits de douane sur les importations en provenance de l'UE".


Le sujet doit être évoqué jeudi par les ministres européens du Commerce lors d'une réunion physique à Bruxelles, pendant laquelle est prévue une visioconférence avec la représentante américaine au Commerce Katherine Tai.


Le ministre français délégué au Commerce, Franck Riester, a promis sur Twitter de dire "très clairement" à Mme Tai la nécessité de trouver "une solution rapide pour lever ces surtaxes inutiles".


Le président de la commission "Commerce international" au Parlement européen, l'allemand Bernd Lange, a appelé les Etats-Unis à prendre "un engagement tangible" lors de la visite de M. Biden à Bruxelles, sans quoi l'UE devra finalement accroître ses mesures de rétorsion.


Les Etats-Unis sont le deuxième partenaire commercial de l'UE, après la Chine, avec près de 600 milliards d'euros échangés chaque année, et sa première destination à l'exportation.


La chancelière allemande Angela Merkel a récemment relancé l'idée de négocier un accord commercial avec les Etats-Unis, à l'image de celui conclu par l'UE avec le Canada, le Ceta.


Mais la question des accords commerciaux reste délicate dans l'UE, car ils suscitent de plus en plus de craintes en raison de leur impact supposé au niveau environnemental et sanitaire.


Les précédentes discussions sur un accord UE-Etats-Unis, le TTIP, avaient fait l'objet d'une très vive contestation, au point d'être abandonnées.

Emprisonné 17 ans au Cameroun, Michel Thierry Atangana lutte pour sa réhabilitation en France

Le Français Michel Thierry Atangana, emprisonné depuis 1997 au Cameroun, arrive à l'aéroport de Roissy près de Paris, le 28 février 2014.

Près de sept ans après avoir été libéré d'une geôle à Yaoundé, où il a passé 17 ans pour "détournements de fonds", le Français d'origine camerounaise Michel Thierry Atangana se bat pour être officiellement réhabilité et retrouver une "existence normale".

Son histoire a donné lieu à un livre, "Otage judiciaire", co-écrit avec l'écrivaine Anna-Véronique El Baze, sorti le mois dernier (éditions Cherche Midi). Et elle a inspiré des propositions pour améliorer la sécurité des Français à l'étranger, sous forme d'amendements au projet de loi sur la confiance dans la justice examiné à partir de lundi à l'Assemblée nationale.

"Sept ans après ma libération et mon retour en France, je vis une situation toujours très éprouvante", raconte M. Atangana à l'AFP. "Mes comptes sont toujours bloqués, je n'ai pas la possibilité de travailler, je me heurte à des murs. Ce que j'ai vécu, une 'détention arbitraire' reconnue par l'ONU, aurait dû me permettre d'obtenir tout de suite une reconnaissance. Je n'imaginais pas avoir à faire ce long parcours de négociations, de palabres", ajoute l'ancien ingénieur.

"Je n'en sors pas, je tourne en rond. Je suis toujours un coupable aux yeux de l'administration, et je suis privé d'existence sociale et économique depuis près de 25 ans", raconte-t-il, des éclats de fébrilité dans la voix.

Envoyé au Cameroun en 1994 par son employeur pour des projets routiers, Michel Atangana avait été arrêté et condamné en 1997 à 15 ans de prison pour des détournements de fonds publics, qu'il a toujours niés. Selon ses soutiens, il payait sa proximité avec un opposant au président Paul Biya.

Dans des conditions jugées scandaleuses par la défense, il avait de nouveau été condamné à 20 ans en octobre 2012 pour les mêmes faits, avant d'être libéré -mais pas innocenté- en février 2014, après de longues années de silence sur son cas.

En 2013, le groupe de travail de l'ONU sur la détention arbitraire avait demandé sa libération et son indemnisation. Le président socialiste français François Hollande avait publiquement jugé sa détention "inadmissible". Dès 2005, le département d'Etat américain l'avait inscrit sur la liste des prisonniers politiques dans le monde.

1.200 Français détenus

"Michel Atangana a été abandonné par l'Etat français", estime Pierre-Alain Raphan, député LREM (majorité présidentielle) auteur des propositions sur l'amélioration de la sécurité des Français à l'étranger.

"A l'heure actuelle il y a 1.200 Français enfermés à l'étranger, et près de la moitié le sont sans cause connue. Il y a parmi eux des touristes, des entrepreneurs, des étudiants... ça peut arriver à tout le monde", explique-t-il à l'AFP.

"Quand les victimes ont la chance de pouvoir rentrer en France, elles ont le droit de demander réparation. Or, très souvent, comme ces cas sont très complexes, le juge va leur demander de prouver qu'elles ont été victimes de détention arbitraire, d'enlèvement ou de tortures".

La principale proposition du député est de faire admettre les avis des groupes de travail de l'ONU sur la détention arbitraire, les enlèvements ou la torture, comme des éléments de preuve acceptés par la justice française, afin d'accélérer le parcours de réhabilitation et d'indemnisation.

"Nos propositions serviront à des gens comme Benjamin Brière (détenu en Iran depuis un an pour "espionnage"), Fabien Azoulay (condamné en 2018 à 16 ans de prison en Turquie pour détention de stupéfiants et qui s'est dit victime de violences en prison)", poursuit M. Raphan.

Aider les Français lorsqu'ils reviennent, mais aussi les protéger en amont. "Je trouve la diplomatie française parfois timorée, en comparaison des Russes ou des Américains, qui font bien comprendre qu'il ne faut pas toucher un cheveu de leurs ressortissants", déclare M. Raphan, tout en admettant avoir reçu une oreille attentive du gouvernement et de la présidence à ses propositions.

"Ce que j'ai vécu ne doit plus se reproduire", martèle Michel Atangana, qui se remémore entre autres "l'humiliation" d'avoir eu à payer son billet d'avion de retour en France après sa libération.

"J'ai 25 ans de souffrance derrière moi. Je veux que cela soit dit officiellement, que cela soit acté, pour que je puisse reprendre le cours normal de mon existence", lâche-t-il.

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