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France: trois femmes inculpées après une tentative d'attentat djihadiste

Des membres de l'armée française patrouillent dans les rues de Paris, le 30 mars 2016.

La justice française a inculpé lundi trois femmes soupçonnées d'avoir voulu commettre un attentat sous l'influence d'un djihadiste français du groupe Etat islamique (EI), connu pour avoir téléguidé des attaques depuis la zone irako-syrienne, selon les enquêteurs.

Inès Madani, 19 ans, Sarah Hervouët, 23 ans, et Amel Sakaou, 39 ans, ont été mises en examen (inculpées) notamment pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et elles ont été écrouées, a annoncé le parquet de Paris.

Les trois femmes avaient été interpellées par la police jeudi soir dans le sud-est de Paris, à la suite de la découverte dans le centre de la capitale d'une voiture chargée de bonbonnes de gaz.

La menace djihadiste ne retombe pas en France, frappée depuis 2015 par une série d'attentats qui ont fait 238 morts.

Un adolescent de 15 ans, soupçonné de vouloir passer à l'action avec une arme blanche, a également été présenté aux juges et inculpé lundi, deux jours après son arrestation à Paris. Il était assigné à résidence depuis avril pour sa radicalisation islamiste.

Point commun à ces deux dossiers, pensent les enquêteurs : les contacts entretenus sur internet par ces femmes et par ce mineur avec Rachid Kassim, 29 ans, un Français qui téléguide ses émules via Telegram.

Ce réseau de messagerie crypté, dont les forums de discussion ne sont accessibles que sur invitation, est considéré aujourd'hui comme l'un des moyens de communication préférés des djihadistes.

Selon les enquêteurs, Rachid Kassim aurait inspiré, de manière plus ou moins directe, les récents assassinats d'un couple de policiers en région parisienne, en juin, et d'un prêtre dans une église normande fin juillet. Pour l'attentat de Normandie, "c'est lui qui a mis en contact les deux tueurs et donné les consignes", affirment notamment des sources proches de l'enquête.

Rachid Kassim,propagandiste très actif du groupe EI, parti de France en 2012 sur les terres du djihad, appelle depuis plus de six mois quelques 330 abonnés Telegram au meurtre, en détaillant modes opératoires et objectifs à attaquer. Ses messages se répandent via des dizaines de groupes pro-EI qui les relaient.

- 'Menace maximale' -

La menace d'attentats djihadistes visant la France est "maximale", a de nouveau averti dimanche le Premier ministre Manuel Valls, en assurant que des attentats étaient déjoués "tous les jours".

Le chef du gouvernement a également porté à environ 15.000, contre environ 10.000 jusqu'à présent, l'estimation du nombre de personnes radicalisées en France.

Pour les enquêteurs, il ne fait aucun doute que les trois femmes, après l'échec de l'attaque à la voiture piégée, comptaient passer à l'action: le commando entendait "clairement (...) commettre un attentat", a déclaré vendredi le procureur François Molins.

Ces trois femmes, dont les deux plus jeunes étaient connues des services pour leur radicalisation et leur volonté de rejoindre la Syrie, envisageaient notamment de frapper des gares de Paris et de sa région. Elles prévoyaient de se procurer des ceintures explosives ou de lancer des voitures contre des bâtiments, selon des sources proches de l'enquête.

Les policiers ont trouvé au domicile de l'une d'entre elles sept bouteilles en verre, "ce qui pourrait s'apparenter à des mèches artisanales en papier" et dans son véhicule "deux jerricans de cinq litres avec des résidus de carburant", a détaillé le procureur.

Lors de son interpellation, l'une des trois femmes radicalisées, Sarah Hervouët, a attaqué l'un des policiers en lui assénant un coup de couteau, le blessant à l'épaule. Inès Madani s'est lancée sur un autre fonctionnaire, couteau à la main, avant d'être blessée par le policier.

Samedi, une première suspecte, Ornella Gilligmann, 29 ans, une convertie radicalisée, avait été écrouée dans l'enquête sur la voiture remplie de bonbonnes de gaz.

D'après son récit, elle a échoué dans sa tentative de mettre le feu au véhicule avec Inès Madani, avant de fuir à la vue d'un homme pris pour un policier en civil. Les modalités de l'attaque à la voiture piégée correspondent aux consignes dispensées par Rachid Kassim via internet.

Avec AFP

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Corée du Sud: 40 ans de prison pour le chef d'un gang de vidéos porno

Photo d'illustration (Reuters)

Le cerveau d'un réseau criminel sud-coréen qui contraignait des femmes, dont des mineures, à réaliser des vidéos pornographiques mises en ligne a été condamné jeudi à 40 ans de prison.

Cho Ju-bin, 25 ans, fut à la tête de ce gang de mai 2019 à février cette année, un intervalle au cours duquel 74 personnes, dont 16 mineures, furent contraintes, notamment par le chantage, à envoyer des contenus à caractère sexuel. Les vidéos étaient ensuite postées sur des forums payants ou envoyées par la messagerie Telegram.

"L'accusé a largement distribué des contenus sexuellement offensants qui avaient été créés en trompant ou en menaçant les victimes", a jugé le Tribunal du district central de Séoul, selon l'agence Yonhap, en affirmant qu'il avait ce faisant provoqué "un tort irréparable".

Le tribunal a ajouté qu'au vu de la gravité des crimes et du nombre de victimes, Cho Ju-bin devrait être "maintenu à l'écart de la société pendant une longue période de temps". Cinq de ses acolytes ont écopé de peines allant de sept à 15 années de prison.

La violence sexuelle en ligne et le partage illégal de contenus à caractère sexuel est un sérieux problème au sein de la société sud-coréenne, où les autorités sont accusées de laxisme face à ce type de délits. Le gouvernement a créé en 2019 une équipe dédiée à la traque des contenus illégalement partagés.

Dans une des affaires les plus médiatisées de ces dernières années, la star de la K-pop Jung Joon-young a été condamnée pour avoir tourné, à l'insu de ses partenaires, des vidéos de leurs rapports sexuels et les avoir partagées. Egalement reconnu coupable de viol en groupe, il purge une peine de cinq ans de prison.

La Corée du Sud est confrontée à un grave phénomène connu sous le nom de "molka", des caméras cachées installées pour filmer secrètement les femmes dans les lieux publics, toilettes, transport ou bureaux. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté en 2018 à Séoul pour demander aux autorités d'agir contre cette forme de harcèlement.

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Un million d'élèves ont arrêté l'école au Honduras

Photo d'illustration (Reuters)

Près d'un million d'enfants et d'adolescents ont quitté l'école cette année au Honduras, du fait de la suspension des cours et du confinement imposés pour tenter de contenir la pandémie de Covid-19, selon une étude de l'ONG Casa Alianza.

L'organisation non gouvernementale Casa Alianza, qui se consacre à la protection des mineurs en Amérique latine, avertit dans ce rapport que sur près de 1,8 million d'enfants et adolescents inscrits, "quasiment un million ont abandonné le système scolaire national cette année" depuis l'instauration du couvre-feu sanitaire en mars.

Ces abandons concernent particulièrement les écoles et les collèges publics des zones défavorisées, mais touchent également les écoles privées parce que de nombreux parents ont perdu leur emploi à cause de la pandémie et ne peuvent financer une éducation virtuelle à distance, selon cette étude.

L'abandon scolaire est d'autant plus grave que les mineurs sont exposés à l'exclusion sociale et risquent d'être recrutés par des gangs, alerte l'Ong.

Le Honduras présente un taux d'homicides parmi les plus élevés du monde avec le Guatemala et le Salvador, où des gangs violents sèment la terreur dans les grandes villes.

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