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Tunisie

Onze arrestations après des troubles nocturnes dans le centre-ouest

Les partisans d’Hizb Ut-Tahrir brandissent des drapeaux lors d’un rassemblement à Sidi Bouzid, Tunisie, 17 décembre 2013.

Onze personnes ont été arrêtées à Jelma dans la région tunisienne de Sidi Bouzid (centre-ouest), où des affrontements nocturnes opposent depuis plusieurs jours des jeunes à des policiers, a rapporté mardi le ministère de l'Intérieur.

Depuis le décès vendredi dans cette ville marginalisée d'un jeune de 25 ans, qui s'est immolé par le feu pour protester contre sa situation sociale, des habitants ont manifesté leur colère en bloquant des routes et en s'attaquant aux forces de l'ordre, selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Khaled Hayouni, et un correspondant de l'AFP sur place.

"Des jeunes âgés entre 11 et 18 ans ont attaqué pendant la nuit (de lundi à mardi) des membres des forces de l'ordre, leur lançant notamment des pierres et blessant au total 20 policiers", a affirmé M. Hayouni.

Les forces de sécurité ont fait usage de gaz lacrymogène pour les disperser et 11 personnes ont été arrêtées, a-t-il ajouté.

Des centaines de personnes ont par ailleurs incendié des pneus et bloqué plusieurs routes dans la région, selon un correspondant de l'AFP.

Dans un communiqué publié mardi, le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES) a exprimé sa "profonde inquiétude de l'état de tension sociale à Jelma", qui montre "l'échec" des gouvernements successifs à présenter des solutions concrètes aux problèmes du chômage et du développement dans le centre du pays.

"L'ignorance des revendications sociales" et le recours à la "confrontation sécuritaire" exacerbent les tensions, a mis en garde le FTDES, appelant les autorités à un "changement radical des politiques économiques et sociales".

En décembre 2010, c'est du centre défavorisé de la Tunisie qu'était partie la contestation sociale qui avait marqué le début des Printemps arabes. Depuis la révolution de 2011, cette région a connu plusieurs troubles sociaux nourris par le chômage et la pauvreté.

En janvier 2016, lors de la dernière importante vague de contestation sociale, la colère déclenchée par le décès d'un chômeur à Kasserine s'était propagée à travers le pays, qui avait dû décréter un couvre-feu des jours durant.

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Un billet de banque pour honorer la première femme médecin du Maghreb

Un homme compte des dinars à Alger, Algérie, le 24 novembre 2016. (Photo: Ramzi Boudina/Reuters)

La banque centrale de Tunisie (BCT) a mis en circulation vendredi un nouveau billet de dix dinars (environ 3 euros) illustré, pour la première fois dans ce pays par le portrait d'une femme: Tawhida Ben Cheikh, la première femme médecin du Maghreb.

"La docteure Tawhida Ben Cheikh a été choisie il y a un an pour lui rendre hommage et aussi pour rendre hommage à la femme tunisienne, particulièrement dans le secteur scientifique", a expliqué Abdelaziz Ben Saïd, un haut responsable de la BCT, sur une radio privée.

Selon M. Ben Saïd, il s'agit de "saluer les médecins et tout le corps médical en Tunisie" puisque la mise en circulation de cette coupure intervient au moment où "notre armée blanche est en première ligne dans la guerre" contre le nouveau coronavirus.

Un total de 227 cas ont été officiellement déclarés en Tunisie depuis début mars, dont cinq décès.

Au verso du nouveau billet de dix dinars, une illustration de poteries et de bijoux berbères "rend hommage à la femme artisane", a précisé le responsable de la BCT.

En 1929, Mme Ben Cheikh devient la première Tunisienne à obtenir le baccalauréat et entame ensuite des études de médecine à Paris.

En 1936, elle revient en Tunisie et ouvre un cabinet de pédiatrie à Tunis avant de se spécialiser en gynécologie.

De 1955 à 1964, elle dirige le service de maternité de l'hôpital Charles-Nicolle puis, jusqu'à sa retraite en 1977, celui de l'hôpital Aziza Othmana, les deux principaux établissements de santé publique de Tunis.

Ancienne vice-présidente du Croissant-Rouge tunisien, elle est décédée en 2010 à l'âge de 101 ans.

Les Tunisiens inquiets se tournent vers les herboristes

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Attentat-suicide à Tunis: 5 personnes arrêtées (parquet)

Des personnes rassemblées sur le site d'un attentat-suicide près de l'ambassade des États-Unis à Tunis, en Tunisie, le 6 mars 2020. REUTERS / Zoubeir Souissi

Cinq personnes en lien avec les deux auteurs de l'attentat-suicide ayant fait un mort vendredi devant l'ambassade américaine à Tunis, ont été arrêtées et placées en détention préventive, a indiqué mardi à l'AFP le porte-parole du parquet.

Arrêtées samedi, elles ont été entendues au commissariat de Gorjani, l'un des principaux postes chargés des enquêtes antiterroristes à Tunis, a ajouté Sofiène Sliti, également porte-parole du pôle antiterroriste, sans donner d'autres détails.

Des médias locaux ont présenté les kamikazes comme deux hommes originaires de Tunis, condamnés en 2014 dans le cadre de la loi contre le terrorisme et qui auraient purgé leurs peines.

En fin de matinée vendredi, les deux assaillants ont enclenché leur charge explosive à proximité d'une camionnette de police en faction devant l'ambassade américaine dans le quartier des Berges du Lac, à une dizaine de kilomètres du centre de Tunis.

Un lieutenant de 52 ans est décédé de ses blessures et cinq autres policiers ont été touchés ainsi qu'une civile, selon le ministère de l'Intérieur.

Une vidéo partagée sur les réseaux sociaux --et qui n'a pas pu être authentifiée par l'AFP-- montre deux hommes, en habit sportif et casquette sur la tête, se dirigeant sur un scooter vers une camionnette de police puis s'arrêtant quelques secondes avant l'explosion.

Aucune autre avancée dans l'enquête ouverte vendredi n'a été annoncée par le ministère tunisien de l'Intérieur.

L'attentat n'a pas été revendiqué à ce jour.

Trois attentats suicides ont touché des hauts lieux de la capitale depuis octobre 2018, bien que la situation sécuritaire se soit nettement améliorée ces dernières années, après une série d'attentats meurtriers qui avaient secoué le pays en 2015.

Le pays reste d'ailleurs sous état d'urgence depuis une attaque suicide revendiquée par le groupe Etat islamique en novembre 2015 en plein Tunis, qui avait tué 12 membres des forces de l'ordre.

Un policier tué dans un double attentat suicide devant l'ambassade américaine à Tunis

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Double attentat suicide devant l’ambassade des États-Unis à Tunis

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