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Tunisie

Le Premier ministre tunisien en brève visite en Algérie

Youssef Chahed , le Premier ministre, s'exprime devant le Parlement tunisien, à Tunis, le 21 novembre 2017.

Le Premier ministre tunisien Youssef Chahed a été reçu jeudi à Alger par le président par intérim Abdelkader Bensalah, à qui il a remis une lettre du chef de l'Etat tunisien Kais Saied en vue d'une prochaine visite de celui-ci en Algérie.

Le président Saied "se rendra en Algérie dans les prochaines semaines", a déclaré M. Chahed à la télévision nationale algérienne, à la sortie d'une entrevue avec le président Bensalah, à laquelle assistaient aussi le Premier ministre algérien Noureddine Bedoui et le chef de la diplomatie algérienne Sabri Boukadoum.

"Le président tunisien insiste sur l'importante des relations tuniso-algériennes" qui sont "stratégiques" et "historiques", a-t-il ajouté.

"Il est impératif de poursuivre la coopération bilatérale et faire face aux défis communs auxquels font face la Tunisie et l'Algérie", notamment "sécuritaires".

"Il y a une coordination quasi-quotidienne entre nos forces de sécurité et celles de l'Algérie", a poursuivi M. Chahed, faisant le voeu de dynamiser les relations dans les domaines économique et culturel.

Les dirigeants algériens n'ont pas fait de déclarations.

La Tunisie a été confrontée après sa révolution en 2011 à un essor de la mouvance jihadiste, responsable d'assassinats et d'attentats. Même si la situation sécuritaire s'est nettement améliorée, le pays reste sous état d'urgence depuis un attentat suicide à Tunis en novembre 2015.

L'Algérie a de son côté connu une décennie de sanglante guerre civile (1992-2002) opposant l'armée à une guérilla islamiste qui a fait officiellement 200.000 dont de très nombreux civils.

- 1.000 km de frontière -

L'ambassadeur de Tunisie à Alger, Abdelmajid Ferchichi, avait indiqué dans la matinée à l'AFP que M. Chahed devait "remettre une lettre" du président Saied à M. Bensalah, et quitter Alger "en début d'après-midi".

"Il n'y a aucun autre programme prévu", avait précisé l'ambassadeur, ajoutant ne pas être "au courant du contenu de cette lettre".

Universitaire novice dans l'exercice du pouvoir, Kais Saied a été élu président le 14 octobre, succédant à Béji Caïd Essebsi, décédé en juillet à 92 ans.

Elu en décembre 2014, M. Essebsi avait effectué sa première visite à l'étranger en Algérie, qui partage 1.000 km de frontière avec la Tunisie.

Le gouvernement de M. Chahed qui a terminé à la 5e place à la présidentielle (7,4% des voix) et dont le parti a été défait aux législatives de septembre, gère les affaires courantes en attendant la formation d'une nouvelle équipe.

Le parti d'inspiration islamiste Ennahda, qui a remporté 52 des 217 des sièges d'un Parlement morcelé, a entamé des négociations en vue de la formation d'un gouvernement.

L'Algérie est plongée dans une crise politique depuis la démission le 2 avril du président Abdelaziz Bouteflika, contraint à la démission, après 20 ans au pouvoir, par un mouvement inédit de contestation du régime.

M. Bensalah assure depuis l'intérim, bien au-delà du délai de trois mois prévu par la Constitution, après l'annulation, faute de candidats, d'une présidentielle prévue le 4 juillet. Un nouveau scrutin est prévu le 12 décembre, mais est massivement rejeté par la rue, qui réclame le démantèlement du régime au pouvoir depuis l'indépendance du pays en 1962.

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Basketball Africa League: 12 équipes africaines s'affrontent à Kigali

Cérémonie de dévoilement du logo BAL à la Kigali Arena, à Kigali, Rwanda, le 19 décembre 2019.

C'est la première initiative de la NBA pour lancer une ligue en dehors de l’Amérique du Nord.

Entre le 16 et le 30 mai 2021, la Basketball Africa League (BAL) va réunir 12 équipes africaines à Kigali, la capitale du Rwanda, un an après l'échéance initiale à cause du coronavirus.

La BAL devait initialement faire ses débuts le 13 mars 2020, à partir de Dakar, au Sénégal, mais a été reportée en raison de la pandémie de coronavirus.

La compétition découle d'un partenariat entre la NBA et la Fédération internationale de basketball.

Seuls des clubs de 12 pays africains y participeront, à savoir: l'Algérie, l'Angola, le Cameroun, l'Égypte, Madagascar, le Mali, le Maroc, le Mozambique, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal et la Tunisie.

Il s’agit de la première initiative de la NBA pour lancer une ligue en dehors de l’Amérique du Nord.

Le groupe A

  1. Les Tunisiens de l'US Monastir avec le joueur star Ater Majok.
  2. Les Nigérians du Rivers Hoopers avec le joueur star Ben Uzoh.
  3. Les Rwandais des Patriots avec le joueur star Aristide Mugabe.
  4. Les Malgaches du GNBC avec le joueur star Cameron Ridley.

Le groupe B

  1. Les Angolais du Petro de Luanda avec le joueur star Aboubakar Gakou.
  2. Les Marocains de l'AS Salé avec le joueur star Eric Kibi.
  3. Les Maliens de l'AS Police avec le joueur star Badra Samake.
  4. Les Camerounais des FAP avec le joueur star Ebaku Akumenzoh.

Le groupe C

  1. Les Egyptiens de Zamalek avec le joueur star Anas Osama Mahmoud.
  2. Les Sénégalais de l'AS Douanes avec le joueur star Chris Cockley.
  3. Les Algériens des GS Pétroliers avec le joueur star Mohamed Seddik Touati.
  4. Les Mozambicains du Ferroviário de Maputo avec le joueur star Alvaro Calvo Masa.

Le couvre-feu covid à Tunis fait des heureux parmi les cyclistes

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La Tunisie, endettée, se tourne de nouveau vers le FMI

Le président tunisien Kais Saied nomme le ministre de l'Intérieur Hichem Mechichi comme nouveau Premier ministre, chargé de former un nouveau cabinet, au palais de Carthage, près de Tunis, le 25 juillet 2020.

Lourdement endettée, la Tunisie se tourne vers le Fonds monétaire international pour la quatrième fois en une décennie, espérant un accord sur trois ans et l'obtention de 3,3 milliards d'euros pour 2021, en contrepartie de promesses de réformes encore plus difficiles à tenir qu'auparavant.

Après des années de morosité économique et de gestion à court terme, la pandémie de Covid-19 a mis le petit pays d'Afrique du Nord à genoux: sa dette extérieure a atteint la barre symbolique des 100 milliards de dinars (environ 30 milliards d'euros), soit 100% du Produit intérieur brut.

La Tunisie doit rembourser quelque 4,5 milliards d'euros sur l'année en cours et a ainsi besoin d'une rallonge de 5,7 milliards d'euros pour boucler son budget 2021, en pleine crise économique et sociale -le PIB a reculé en 2020 comme jamais (-8,9%).

"La pandémie s'ajoute à des déficits publics qui se sont creusés depuis dix ans et à un modèle de développement basé sur une main d'oeuvre bon marché qui s'est essoufflé depuis la fin des années 1990", commente l'expert Hakim Ben Hammouda, un ancien ministre de l'Economie.

Si le FMI prévoit une croissance de 3,8% cette année, la situation sanitaire pourrait ralentir la reprise.

Le ministre des Finances Ali Kooli est à Washington jusqu'au 9 mai pour négocier avec le FMI un nouveau prêt. Il doit aussi rencontrer des responsables de la Banque mondiale et de la nouvelle administration américaine, sollicitée pour garantir des emprunts.

Le cabinet du Premier ministre Hichem Mechichi a indiqué à l'AFP qu'il espérait obtenir d'ici fin juin un accord sur un plan d'aide sur trois ans, d'un montant encore à négocier.

En 2013, en plein trouble post-révolutionnaire, Tunis avait obtenu 1,7 milliard de dollars sur deux ans, puis 2,8 milliards sur quatre ans en 2016.

Selon Abdessalem Abbassi, conseiller économique du chef du gouvernement, un nouvel accord devrait permettre d'obtenir 3,3 milliards d'euros pour 2021, auprès du FMI et d'autres bailleurs et investisseurs.

Dix ans après la révolution, la Tunisie fait le bilan
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Contexte explosif

Peu de détails ont filtré sur les réformes envisagées pour assainir les finances publiques en contrepartie d'une telle aide. Une large part de celles prévues dans le cadre de précédents plans ne s'est pas concrétisée, à commencer par l'amélioration de la gestion des entreprises publiques.

Le gouvernement a signé fin mars un accord avec le puissant syndicat UGTT prévoyant notamment de réformer sept entités publiques, dont la compagnie aérienne Tunisair et la Steg (électricité).

Le gouvernement compte financer la restructuration de sociétés publiques par "la cession de ses parts dans les entreprises (...) non stratégiques" et celles où l'Etat "est actionnaire minoritaire", a indiqué à l'AFP M. Abbassi.

Mais le sujet le plus explosif socialement est celui des caisses de compensations, qui subventionnent le pétrole mais aussi certains produits de base comme le pain, les pâtes ou le sucre.

Le FMI a appelé à remplacer ces subventions coûteuses par des aides ciblées. Dès 2020, Tunis a lancé un ajustement automatique des prix du carburant, à l'origine de récentes hausses.

A partir du deuxième trimestre, le gouvernement envisage aussi de remplacer graduellement les subventions sur les aliments de base par des aides directes aux familles.

"Scénario à la libanaise"

Mais la réforme reste très délicate dans un paysage social dévasté par la pandémie.

Des mesures d'austérité adoptées en 2018 avaient déclenché de fortes mobilisations et les appels de la société civile à rééchelonner la dette plutôt que d'emprunter à nouveau se multiplient.

"Ces tentatives de sauvetage de l'économie nationale sont celles de la dernière chance", a argué samedi M. Mechichi, insistant sur le besoin d'unité pour sortir de la crise, alors que la classe politique est complètement fragmentée.

Le gouvernement ne remet pas sur la table une éventuelle réduction de la masse salariale publique, qui dépasse 17% du PIB, jugée excessive par les bailleurs, proposant plutôt d'améliorer son fonctionnement.

M. Ben Hammouda déplore que les décideurs tunisiens aient, à l'unisson du FMI, fixé comme priorité les objectifs d'orthodoxie budgétaire, sans développer parallèlement des réformes structurelles pour relancer l'économie.

Mais il admet l'urgence actuelle: "Il y a un véritable risque de scénario à la libanaise, où l'Etat ne parvient plus à faire face à ses engagements".

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