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États-Unis

Trump confirme une opération d’expulsion de migrants sans-papiers ce week-end

Donald Trump à la Maison Blanche le 11 juillet 2019.

Le président américain Donald Trump a confirmé vendredi qu'une vaste opération d'expulsion de migrants sans-papiers allait débuter ce week-end.

"Ils sont venus illégalement", a-t-il déclaré à des journalistes depuis les jardins de la Maison Blanche, affirmant que la police de l'immigration allait "renvoyer (ces clandestins) dans leur pays".

Cette vague d'arrestations avait été annoncée le 21 juin par le milliardaire républicain, puis reportée de deux semaines pour laisser le temps au Congrès de tenter de trouver un compromis sur les mesures de sécurité à la frontière avec le Mexique.

Arrestations massives d’immigrés clandestins ce dimanche selon le New York Times
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Le New York Times avait rapporté jeudi que des raids policiers contre des clandestins devaient commencer dimanche dans une dizaine de villes du pays et qu'environ 2.000 familles étaient concernées dans un premier temps.

L'opposition démocrate a dénoncé cette opération d'envergure, qui menace selon elle des gens installés depuis longtemps aux Etats-Unis, où ils ont fondé des familles.

Selon le New York Times, les clandestins visés sont entrés récemment aux Etats-Unis. Leurs dossiers de régularisation ont été déposés fin 2018 et ils ont reçu leur avis d'expulsion en février.

Plusieurs associations ont introduit jeudi un recours devant un tribunal de New York pour annuler les ordres d'expulsion et demander à ce que les clandestins arrêtés soient entendus par un juge de l'immigration devant statuer sur leur sort.

M. Trump recevra en outre lundi, pour parler immigration, le président du Guatemala, l'un des pays -avec le Salvador et le Honduras- d'où viennent la plupart des migrants ces quelques dernières années.

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Les Biden, nouvelle Première famille des Etats-Unis

Le nouveau président américain Joe Biden (3e avant à d), sa femme, le Dr Jill Biden (3e à g), et d'autres membres de la famille marchent le long de la route nationale nommée d'après son défunt fils Joseph R. «Beau» Biden III, à Sojevo, Kosovo, le 17 août 2016. (AP/Visar Kryeziu)

Les Etats-Unis s'apprêtent à accueillir la nouvelle première famille, les Biden. C'est une famille soudée, unie notamment par les drames, qui fait son entrée à la Maison Blanche.

Au cours de sa longue carrière politique, Joseph Robinette Biden Jr a pu compter sur le soutien de ses proches mais a aussi dû surmonter plusieurs disparitions.

La Première dame

Jill Biden, la nouvelle Première dame, est sa première alliée.

Elle et Joe Biden se sont mariés en 1977, cinq ans après un tragique accident de voiture qui avait emporté la première épouse de celui qui était alors sénateur du Delaware, Neilia, et leur fille Naomi de 13 mois, laissant leurs deux fils Beau et Hunter grièvement blessés.

Ce sont ces derniers qui lui suggèrent d'épouser celle qui les considère comme ses propres enfants, et avec qui il aura une seconde fille, Ashley.

Jill Biden, 69 ans, connaît bien les couloirs de la Maison Blanche: elle les a parcourus pendant 8 ans, lorsque son mari était le vice-président de Barack Obama.

Titulaire d'un doctorat en sciences de l'éducation, elle enseigne dans une université du nord de la Virginie, près de Washington, où elle veut continuer à travailler pendant le mandat de Joe Biden, comme du temps où elle était "Second Lady".

Elle sera ainsi la première Première dame à poursuivre sa carrière professionnelle, à l'exception de Hillary Clinton, élue sénatrice à la fin du mandat de son mari Bill.

Les enfants Biden

L'histoire de Joe Biden est indissociable de celle de ses enfants, pour le meilleur comme pour le pire. Après la mort de sa première épouse et de sa fille, le natif de Scranton (Pennsylvanie) tout juste élu au Sénat multiplie les allers retours en train depuis le Delaware, à deux heures de Washington, pour élever ses deux fils survivants, Beau et Hunter.

Beau, enfant brillant, intègre l'armée puis devient procureur général du Delaware. On lui prédit un destin national mais il est emporté en 2015 par un cancer fulgurant, laissant Joe Biden fou de douleur.

Hunter, cadet difficile ayant longtemps lutté avec des addictions à l'alcool et à la drogue, n'en a pour autant pas moins le soutien de son père, qui le défend bec et ongles face aux attaques des républicains lors de la campagne électorale de 2020.

Devenu avocat et lobbyiste, Hunter Biden a siégé au conseil d'administration du groupe gazier ukrainien Burisma lorsque son père était numéro deux de Barack Obama, ce qui vaut aux deux d'être accusés de corruption par Donald Trump.

Ashley Biden, 39 ans, milite pour les questions de droits sociaux.

Des soutiens supplémentaires

Mais Joe Biden ne serait rien sans sa soeur Valerie. Celle qui l'aida notamment à élever Beau et Hunter après le décès de sa première épouse, a été de tous ses combats.

Valerie Biden a passé sa vie à porter la carrière politique de son frère, menant toutes ses campagnes électorales -- y compris délégué de classe au lycée -- jusqu'à laisser la place pour celle de 2020, au cours de laquelle elle a continué à l'accompagner, l'aidant entre autres à se préparer aux débats contre Donald Trump.

Chiens et chat

Le 20 janvier, deux bergers allemands devraient trotter aux côtés du démocrate lors de son installation à la Maison Blanche: Champ, dans la famille depuis 2008, et Major, adopté en 2018 dans un refuge.

Et la famille Biden pourrait encore s'agrandir: selon la chaîne CBS, Joe et Jill pourraient adopter un chat, le premier à la Maison Blanche depuis le départ de George W. Bush.

Les États-Unis bientôt de retour dans l'Accord de Paris

Une raffinerie à Port Arthur, Texas, le 2 décembre 2009.

Dès le premier jour de son mandat, Joe Biden veut faire revenir les Etats-Unis au sein de l'Accord de Paris sur le climat. Le président sortant, Donald Trump, était sorti de l'accord en 2019.

Joe Biden avait déjà annoncé qu'il introduirait auprès des Nations Unies la demande du retour des Etats-Unis dans l’Accord de Paris dès le début de son mandat, soit le 20 janvier 2021. Toutefois, conformément au processus, le pays devrait attendre 30 jours avant sa réintégration officielle dans l'accord.

L’accord vise à limiter sous les 2°C l'augmentation de la température moyenne sur Terre, provoquée par l'activité humaine selon le consensus scientifique. Il s’appuie sur des engagements volontaires des Etats de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Toutefois, c’est le premier accord universel et juridiquement contraignant sur le changement climatique. Le texte a été soumis lors de la Conférence de Paris sur le climat (COP21) en décembre 2015. Il a été signé par 197 pays et ratifié par 188 d’entre eux.

Les Etats-Unis, deuxième émetteur mondial, sont le seul pays à être sorti de l’accord.

Pour l'administration Trump, la limite sur le taux d'émissions de carbone imposé par l'accord risquait d'entraver la croissance économique des États-Unis. Washington voyait aussi d'un mauvais oeil les dérogations accordées à certains pays en voie de développement, notamment l'Inde et la Chine.

Le retour des États-Unis dans l'accord fait partie de la première vague d'actions envisagées par Biden dans le but d'annuler les décisions de son prédécesseur jugées extrêmes. D'autres décrets attendus concernent l'immigration, la vaccination anti-coronavirus et la politique étrangère.

Selon le quotidien Politico, un mémo sur les priorités publié samedi par le chef de cabinet de Biden, Ron Klain, ne mentionne pas le retour des États-Unis comme pays membre de l'Organisation mondiale de la santé. L'année dernière, l'administration Trump avait retiré les États-Unis de l'OMS et gelé des millions dollars destinés à cette agence onusienne.

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