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Un rapport ministériel alerte sur la surpopulation des centres de rétention pour migrants

Le centre de retention de Rio Grande Valley à Rio Grande City, Texas, le 17 juin 2018.

Le ministère américain de la Sécurité intérieure (DHS) a admis mardi les risques posés par la surpopulation et l'insécurité dans des centres de rétention de migrants clandestins au Texas, où des élus démocrates ont dénoncé des conditions de vie "effroyables".

"Nous sommes inquiets de la surpopulation et la détention prolongée qui représentent un risque immédiat pour la santé et la sécurité des agents et officiers du DHS ainsi que des détenus", indique dans un rapport l'Inspection générale du ministère, un organisme de surveillance interne.

Des membres du ministère ont visité en juin cinq centre de rétention situés près de la frontière mexicaine, qui connaît ces derniers mois un afflux massif de migrants tentant d'entrer illégalement sur le territoire américain.

En mai, 144.000 personnes ont été arrêtées et placées en détention par la police aux frontières (CBP). Mais les places manquent dans ces structures ainsi que dans les centres d'accueil où les mineurs et les familles sont normalement transférés.

Certains mineurs non accompagnés âgés de moins de sept ans attendaient leur transfert depuis plus de deux semaines, alors que ces enfants doivent normalement être remis à leur famille ou pris en charge par des agences gouvernementales dans les 72 heures, indique le rapport.

Les enquêteurs évoquent le manque d'accès à une douche, de repas chauds ou de vêtements de rechange, des conditions de détention qui ne répondent pas aux normes du ministère.

Des photos montrent des détenus entassés dans des cellules bondées ou des salles séparées par des grillages, certains portant des masques sur la bouche.

- "Bombe à retardement" -

Plusieurs candidats à l'investiture démocrate pour la présidentielle de 2020 se sont insurgés des conditions décrites par le rapport.

"Aucun être humain ne mérite d'être traité ainsi", a écrit sur Twitter Kamala Harris, deuxième dans les sondages. Les responsables des centres de détention ne respectent pas "les droits humains basiques", s'est indigné le sénateur indépendant Bernie Sanders.

"Ignoble", a pour sa part réagi la sénatrice progressiste Elizabeth Warren. "Des êtres humains sont parqués comme des animaux actuellement dans notre pays."

Pour un responsable de centre, cité dans le rapport, la situation est une "bombe à retardement". Plusieurs incidents ont déjà eu lieu entre les détenus.

Ces centres de rétention "n'ont jamais été faits pour gérer le volume de migrants qui nous arrivent", a expliqué mardi sur CNN Robert Perez, chef-adjoint de l'agence de surveillance des frontières.

La publication de ce rapport intervient au lendemain d'une visite au Texas de parlementaires démocrates dans des centres de rétention à El Paso et Clint, deux villes frontalières du Mexique. Les conditions de vie dans un centre de Clint avaient déjà été dénoncées par l'ONG Human Rights Watch la semaine dernière. Il accueillait alors 300 mineurs isolés depuis transférés.

Le chef de la délégation parlementaire, Joaquin Castro, a notamment évoqué devant la presse des cellules pour femmes "sans eau courante" où les détenues devaient "boire l'eau des toilettes".

Dans une vidéo filmée en cachette dans une cellule commune sans lit, le parlementaire montre ces femmes dans des sacs de couchage, lui expliquant qu'elles sont privées de douches et n'ont pas accès aux médicaments.

Le site d'information indépendant ProPublica a par ailleurs révélé lundi l'existence d'un groupe Facebook où des agents de la police aux frontières échangent moqueries et insultes sur les migrants et les parlementaires opposés à la politique migratoire de Donald Trump.

La patronne de l'agence, Carla Provost, a dénoncé des messages "complètement inappropriés" et "contraires à l'honneur et à l'éthique" de ses agents. Le service fédéral de protection des frontières a annoncé une enquête.

- Moqueries et insultes -

Donald Trump a décrété au printemps 2018 la "tolérance zéro" contre l'immigration. Il a entre autres promis de faire cesser la pratique dite du "catch and release" (attrape et libère), qui permet aux migrants d'être relâchés sur le sol américain le temps de l'examen de leur dossier de demande d'asile.

Un tribunal fédéral de Seattle a toutefois jugé mardi que son gouvernement ne pouvait pas maintenir en détention les demandeurs d'asile ayant franchi illégalement la frontière sans leur donner une chance d'être libérés sous caution. Un arrêté pris en avril ordonnait de ne plus autoriser ces demandes de libération.

Cette décision intervient après une semaine marquée par des drames à la frontière.

La photo des corps d'un migrant et de sa fille en bas âge gisant au bord du Rio Grande a choqué l'opinion tout en venant rappeler les dangers encourus lors de la traversée de la frontière.

Pour faire face à la crise migratoire, le Congrès a approuvé la semaine dernière en urgence une enveloppe de 4,6 milliards de dollars. Elle prévoit des financements pour l'accueil des mineurs mais aussi pour le contrôle de la frontière.

Avec AFO

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Hausse des cas d'infections de coronavirus dans le monde

Le personnel médical portant un équipement de protection individuelle (EPI) procède à un examen médical de porte à porte à l'intérieur des bidonvilles de Dharavi pour lutter contre la propagation du coronavirus COVID-19 à Mumbai, le 24 juin 2020. (Photo INDRANIL MUKHERJEE / AFP)

La pandémie du nouveau coronavirus a déjà fait plus de 535.000 morts sur plus de 11 millions des cas d'infection dans le monde. Alors que les pays poursuivent les déconfinements, certains voient leur taux d’infections grimper.

L'Inde a recensé près de 700.000 cas confirmés. Il devient le troisième pays le plus touché au monde derrière les Etats-Unis et le Brésil.

Pour faire face à l'afflux de malades, la capitale indienne a ouvert un grand centre d'isolement d'une capacité de 10.000 lits, dans un hall normalement dédié aux rassemblements religieux. Les autorités ont aussi réquisitionné des hôtels et salles de réception. D'autres agglomérations ont ordonné des mesures de reconfinement.

Les Etats-Unis ont enregistré 40.000 cas en 24 heures ce week-end; un record depuis plus d'une semaine. "Nous avons rouvert beaucoup trop tôt en Arizona", déplorent les autorités, qui plaident pour un reconfinement.

En Arizona, près de 90% des lits en service de réanimation sont occupés. Au Texas, les services de réanimation risquent d'être débordés "d'ici dix jours ». Les plages de Los Angeles ont de nouveau été fermées et Miami mis sous couvre-feu.

En France, le musée du Louvre rouvre ses portes à Paris. En Angleterre, la réouverture des pubs a entraîné des débordements festifs, faisant craindre de nouvelles contaminations dans un pays déjà durement touché. En Espagne, plus de 70.000 personnes ont été soumises dimanche à des mesures d'isolement.

Au Pays-Bas, des dizaines de milliers de visons ont été abattus après que des cas de Covid-19 ont été signalés dans 20 élevages afin d'éviter qu'ils ne deviennent des foyers de contamination.

En Amérique latine, le Mexique est devenu le 5e pays le plus endeuillé, avec plus de 30.400 décès. Le Chili a franchi le seuil des 10.000 morts, la Colombie celui des 4.000 morts et le Pérou, celui 300.000.

L’Iran déplore ce lundi 160 nouveaux décès dûs au Covid-19. Il devient le pays plus touché par la pandémie au Proche et au Moyen-Orient.

L'Australie va isoler l'Etat de Victoria du reste du pays après une flambée d'infections dans la ville de Melbourne, notamment dans plusieurs immeubles densément peuplés.

L'Afrique totalise plus 11.300 décès pour environ 479.000 cas. À Madagascar, Antananarivo, la capitale, sera de nouveau placée en confinement à partir d’aujourd’hui.

Le Kenya reprend tous ses vols le 1er août. Le président Uhuru Kenyatta a cependant annoncé la fin de l'interdiction d'entrer ou de sortir de Nairobi, Mombasa et du comté de Mandera. Il a également assuré qu'il n'hésiterait pas à "reconfiner" si la situation sanitaire s'empirait.

Une statue de Christophe Colomb déboulonnée à Baltimore

Manifestation contre le racisme à Baltimore, Maryland, USA, le 12 juin 2020. (Photo REUTERS/Rosem Morton)

Des protestataires ont déboulonné une statue de Christophe Colomb samedi à Baltimore, sur la côte est des Etats-Unis, dernière attaque en date contre des monuments ou statues de personnages historiques liés à l'esclavage ou la colonisation.

Selon des images diffusés par le Baltimore Sun, des manifestants ont déboulonné la statue du navigateur génois à l'aide de cordes, près du quartier de Little Italy.

Longtemps célébré comme "celui qui a découvert l'Amérique", Christophe Colomb est aujourd'hui vu par certains comme le symbole de l'arrivée des Européens et de la conquête de terres ne leur appartenant pas.

Dans la foulée des manifestations contre les inégalités raciales déclenchées par la mort de George Floyd, un Afro-Américain tué par un policier blanc à Minneapolis le 25 mai, de nombreuses statues de personnages liés à l'histoire coloniale ou aux discriminations ont été déboulonnées ou attaquées, aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde.

Dans son discours samedi à l'occasion de la fête nationale du 4 juillet, marquant le Jour de l'indépendance, lorsqu'en 1776 treize colonies britanniques proclamèrent leur séparation de la couronne britannique, le président Donald Trump a mentionné le navigateur génois.

"Nous nous battrons ensemble pour le rêve américain, et nous défendrons, protègerons, et préserverons le mode de vie américain qui a commencé en 1492 quand Christophe Colomb a découvert l'Amérique", a-t-il déclaré, s'en prenant aux manifestants qui dénoncent les discriminations raciales.

"Nous sommes en train de vaincre la gauche radicale, les marxistes, les anarchistes, les agitateurs et les pilleurs", a ajouté Donald Trump lors d'une cérémonie dans les jardins de la Maison Blanche

"Nous ne permettrons jamais à une foule en colère de démolir nos statues, d'effacer notre histoire et d'endoctriner nos enfants", a-t-il encore dit.

M. Trump avait déjà demandé vendredi à la police d'arrêter et poursuivre toute personne qui endommagerait un monument.

Plusieurs statues de Christophe Colomb ont été enlevées ou vandalisées, notamment à Boston, Miami, Richmond, en Virginie ou Camden, dans le New Jersey. Pour sa part, la municipalité de San Francisco a retiré une statue du navigateur de son parlement local.

L'Amérique célèbre un 4 juillet au goût amer

Des gens portent des drapeaux américains pendant qu'ils participent à un défilé lors des célébrations de la fête de l'indépendance du 4 juillet à Washington, D.C., États-Unis, le 4 juillet 2019. REUTERS / Carlos Barria

Couvre-feux Covid-19 en Floride, manifestations contre le racisme: les Etats-Unis célébraient samedi leur fête nationale dans une atmosphère singulière et un climat tendu.

Les festivités du 4 juillet, traditionnellement marquées par des parades, fanfares, barbecues et grands feux d'artifice dans une ambiance bon enfant ont été revues à la baisse à travers la pays.

Un "hommage à l'Amérique" sera malgré tout rendu par le président Donald Trump dans la capitale fédérale de Washington, à partir de 18H40 locales (22H40 GMT).

En dépit de la pandémie de coronavirus, le National Mall, l'immense esplanade où se dressent musées et monuments officiels et ses alentours resteront ouverts et accessibles au public pour un feu d'artifice annoncé comme "monumental".

Un défilé aérien d'appareils de la Seconde Guerre mondiale et un show de la patrouille des Blue Angels sont attendus, sous un soleil de plomb.

Pour l'occasion, l'administration dit avoir prévu la distribution de 300.000 masques.

Donald Trump s'exprimera depuis la Maison Blanche lors d'une cérémonie à laquelle ont été invités des Américains "en première ligne" face à la pandémie, en particulier du monde de la santé mais aussi des forces de police et de l'armée.

"La distanciation sociale sera observée et des masques et des désinfectants pour les mains seront distribués", a précisé à l'AFP Judd Deere, porte-parole de la Maison Blanche.

Fidèle au message qu'il martèle depuis plusieurs jours, le milliardaire républicain a une nouvelle fois ignoré samedi le regain des contaminations qui alarme les autorités sanitaires.

"Nous avons été frappés par ce terrible fléau venu de Chine et maintenant nous sommes sur le point de nous en sortir", a-t-il lancé dans un message vidéo diffusé en milieu de journée. "Notre pays est de retour, les chiffres de l'emploi sont spectaculaires", a-t-il martelé.

- Records de cas en Floride -

Au même moment, la Floride annonçait un nouveau record de cas de Covid-19 à 11.458 sur les dernières 24 heures.

Devant l'ampleur de la crise sanitaire, le maire du comté de Miami-Wade, le plus peuplé du pays avec près de 2,7 millions d'habitants, a décrété vendredi un couvre-feu à partir de 22H00 locales.

Il "est destiné à empêcher les gens de s'aventurer et de traîner avec des amis dans des groupes, ce qui s'est révélé être un facteur de propagation rapide du virus", a expliqué Carlos Gimenez.

A Atlanta, Nashville, les concerts ou feux d'artifice ont été annulés.

Une cérémonie virtuelles remplace les célébrations prévues dans la ville texane de Houston, foyer de l'épidémie dans le grand Etat du Sud.

Les célébrations du Jour de l'indépendance, lorsqu'en 1776 treize colonies britanniques proclamèrent leur séparation de la couronne britannique et fondèrent les Etats-Unis d'Amérique, risquent cette année d'avoir un goût amer.

L'Amérique est animée depuis la mort de l'Afro-Américain George Floyd, par un mouvement historique contre le racisme, comparable au mouvement des droits civiques des années 60.

Partout dans le pays, des rassemblements sont prévus pour la justice, l'égalité raciale et contre le gouvernement Trump.

A Washington, une vingtaine de collectifs ont appelé à manifester, notamment devant le monument en mémoire d'Abraham Lincoln, depuis lequel Martin Luther King avait prononcé son discours "I have a dream", en 1963.

Une grande partie du centre-ville était déjà bouclée dans la matinée, a constaté l'AFP.

Candidat démocrate à la présidentielle de novembre, Joe Biden a appelé dans un message vidéo à s'unir pour surmonter "plus de 200 ans de racisme systémique".

"Notre pays a été fondé sur une idée, celle que nous naissons tous égaux. Nous n'avons jamais été à la hauteur de cette idée", a déclaré l'ancien vice-président de Barack Obama.

Donald Trump, qui brigue un second mandat, a dénoncé vendredi soir dans un discours très sombre "le désordre violent" dans les rues, et des "années d'endoctrinement extrême dans l'éducation, le journalisme et d'autres institutions culturelles."

En plein débat sur les statues mises à terre par des manifestants antiracistes, il a dénoncé, depuis l'imposant monument du Mont Rushmore, "une campagne visant à effacer notre histoire, diffamer nos héros, supprimer nos valeurs et endoctriner nos enfants".

Dans son discours, le tempétueux milliardaire n'a que brièvement évoqué la pandémie qui a fait près de 130.000 morts sur le sol américain.

Fête de l'indépendance: Donald Trump vante une Amérique "forte" et "fière"

Le président américain Donald Trump participe à la fête de l'indépendance au Mont Rushmore à Keystone, dans le Dakota du Sud, le 3 juillet 2020.(Photo by SAUL LOEB / AFP)

Loin de Washington pour un soir, Donald Trump a vanté vendredi une Amérique "exceptionnelle" et dénoncé le "violent désordre" provoqué par les manifestations anti-racistes, dans le cadre majestueux du Mont Rushmore, sans s'attarder sur les chiffres alarmants du Covid-19 dans un pays inquiet.

Très critiqué pour sa gestion de la pandémie, le président américain s'est offert, à la veille de la fête nationale du 4 juillet, une soirée de feux d'artifice et un discours au ton très dur en terrain conquis.

Le tempétueux milliardaire s'est exprimé sous le regard de quatre de ses lointains prédécesseurs, taillés dans le granit, dont il a longuement fait l'éloge: George Washington, Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt et Abraham Lincoln.

Sous un ciel sans nuage et devant une foule scandant "Quatre ans de plus", dans laquelle les masques étaient rares, il s'est posé, à quatre mois de l'élection présidentielle, en défenseur de "l'intégrité" de son pays.

"Nous allons dire la vérité telle qu'elle est, sans nous excuser: les Etats-Unis d'Amérique sont le pays le plus juste et le plus exceptionnel ayant jamais existé sur la Terre", et "les Américains sont forts et fiers", a-t-il lancé.

En plein débat sur les symboles de l'Histoire du pays, et alors que des statues de généraux confédérés ont été mises à terre par des manifestants antiracistes, il a dénoncé "une campagne visant à effacer notre histoire, diffamer nos héros, supprimer nos valeurs et endoctriner nos enfants".

"Le désordre violent que nous avons vu dans nos rues et nos villes (...) est le résultat d'années d'endoctrinement extrême et de partialité dans l'éducation, le journalisme et d'autres institutions culturelles", a-t-il ajouté.

La mort, filmée de George Floyd, un homme noir asphyxié par un policier blanc à Minneapolis le 25 mai, a suscité une vague de manifestations, parfois émaillées de violences, inédites depuis les grandes marches pour les droits civiques des années 1960.

Résurgence record

Le milliardaire n'a que très brièvement évoqué la résurgence de cas de Covid-19 dans le sud et l'ouest qui "met tout le pays en danger" selon les termes d'Anthony Fauci, directeur de l'Institut américain des maladies infectieuses.

En mauvaise posture dans les sondages, Donald Trump s'en tient depuis plusieurs jours à un seul message: la crise du coronavirus est "gérée", l'économie américaine repart "plus fort et plus vite" que prévu et l'année 2021 sera "historique".

Pourtant, dans un contraste saisissant avec l'Europe, des records de contaminations sont battus quotidiennement aux Etats-Unis.

L'université Johns Hopkins, qui fait référence, a annoncé que les Etats-Unis avaient enregistré vendredi 57.683 nouvelles infections dues au coronavirus en 24 heures.

La petite amie de Donald Trump Junior, fils aîné du président, a elle-même été testée positive, a rapporté vendredi le New York Times. Kimberly Guilfoyle, 51 ans, était présente au Mont Rushmore, mais n'a pas voyagé dans l'avion présidentiel.

Nombre d'Etats ont dû mettre le déconfinement sur pause, voire faire machine arrière, refermant à la hâte bars et plages.

Au début de ce long week-end férié, l'ancien président démocrate Barack Obama a, lui, appelé à un sursaut. "Vaincre ce virus demandera la mobilisation de tous. Portez un masque. Lavez-vous les mains", a-t-il tweeté. "Et écoutez les experts, pas ceux qui essayent de nous diviser".

"Pas de distanciation sociale"

Le locataire de la Maison Blanche, qui était accompagné de son épouse Melania Trump, savait pouvoir compter sur un accueil chaleureux dans le Dakota du Sud, Etat peu peuplé qu'il a remporté en 2016 avec plus de 60% des voix. Et la gouverneure républicaine Kristi Noem avait indiqué par avance qu'elle n'entendait pas gâcher la fête. "Nous avons dit à ceux qui sont inquiets qu'ils peuvent rester chez eux", avait-elle expliqué.

"Pour ceux qui veulent se joindre à nous, nous distribuerons des masques gratuits, s'ils décident d'en porter un. Mais il n'y aura pas de distanciation sociale".

Des représentants de tribus Sioux ont manifesté pour protester contre l'organisation de cette soirée dans les montagnes de Black Hills - où les têtes ont été sculptées de 1927 à 1941 - qu'ils considèrent comme sacrées.

Donald Trump parle lui depuis longtemps de sa fascination pour le Mont Rushmore. En 2017, il avait même évoqué, en plaisantant, la possibilité que son visage y soit ajouté un jour.

Au-delà de toute considération politique, il est cependant peu probable que cela arrive. "La roche qui se trouve autour des visages (des présidents) ne permet pas de sculpture supplémentaire", explique à l'AFP Dana Soehn, porte-parole de ce Parc national. Elle rappelle par ailleurs que le sculpteur, Gutzon Borglum, voulait représenter les idéaux des 150 premières années de l'histoire américaine - naissance, croissance, développement, préservation - et que son oeuvre était par conséquent achevée.

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