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Les démocrates américains dénoncent une action policière imminente anti-clandestins

La police de l'immigration (ICE) a obtenu les ordres d'expulsion décidés par les tribunaux pour environ un million de personnes.

L'opposition démocrate au Congrès américain a appelé jeudi le président Donald Trump à protéger les familles et les enfants de la grande vague d'arrestations et d'expulsions de clandestins qui, selon le New York Times, doit commencer dimanche.

La police de l'immigration (ICE) a obtenu les ordres d'expulsion décidés par les tribunaux pour environ un million de personnes, selon Ken Cuccinelli, chef des services fédéraux de l'immigration (USCIS).

Mais les raids ne doivent concerner que 2.000 familles dont un membre est en situation irrégulière et se dérouler dans au moins dix villes du pays, selon le quotidien.

"Ça va arriver, c'est sûr", avait affirmé mercredi M. Cuccinelli, tout en admettant que l'opération était limitée par les difficultés logistiques comme le nombre insuffisant de policiers et le manque de places dans les centres de détention.

Les responsables démocrates ont dénoncé cette opération d'envergure qui, selon eux, menace des gens installés depuis longtemps aux Etats-Unis où ils ont fondé des familles qui comptent des citoyens américains.

La présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a fustigé une opération "cruelle" qui sera menée au moment où de nombreux clandestins hispaniques seront à l'église.

"Cette action brutale va terroriser les enfants et déchirer les familles" qui sont pour beaucoup de "statut mixte" avec un parent sans papiers et des enfants nés Américains, a-t-elle affirmé à la presse.

Le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer a demandé à la police de ne pas séparer les enfants en bas âge de leurs parents.

Le New York Times, citant des responsables du ministère de la Sécurité intérieure, indique que les raids pourraient faire des victimes "collatérales", c'est-à-dire des clandestins présents sur les lieux des opérations mais qui n'étant pas eux-mêmes sous le coup d'une expulsion.

- Entrés récemment -

Les clandestins visés sont entrés récemment aux Etats-Unis, selon le NYT. Leurs dossiers de régularisation ont été déposés fin 2018 et ils ont reçu leur avis d'expulsion en février.

Ces avis peuvent être émis par des tribunaux rejetant une demande d'asile ou statuant sur des délits mineurs, quand les clandestins ne se sont pas rendus à l'audience de peur d'être arrêtés.

Plusieurs associations ont introduit jeudi un recours devant un tribunal de New York pour annuler les ordres d'expulsion et demandant à ce que les clandestins arrêtés soient entendus par un juge de l'immigration qui devra statuer sur leur sort.

Selon le centre de recherche Pew, 10,5 millions de personnes vivaient illégalement aux Etats-Unis en 2017. Près des deux-tiers y étaient installés depuis plus de dix ans.

Cette vague d'arrestations a été annoncée le 21 juin par le milliardaire républicain puis reportée de deux semaines pour laisser le temps au Congrès de tenter de trouver un compromis sur les mesures de sécurité à la frontière sud.

Une enveloppe d'urgence de 4,6 milliards de dollars a été débloquée pour répondre à la crise migratoire, provoquée par l'arrivée de centaines de milliers de migrants.

Donald Trump a fait de la lutte contre l'immigration illégale l'un de ses principaux chevaux de bataille et a dépeint les milliers de migrants venus d'Amérique centrale ces derniers mois comme une menace pour la sécurité nationale.

En juin, un peu plus de 104.000 personnes ont été arrêtées et placées en détention après avoir franchi illégalement la frontière avec le Mexique, soit 40.000 de moins qu'en mai.

Pour tarir le flot des arrivées, Washington a fait pression sur le Mexique pour renforcer la surveillance de sa frontière sud avec le Guatemala, passage principal pour les migrants venus d'Amérique centrale.

Mexico a également accepté que les migrants attendent au Mexique le résultat de leur demande d'asile.

Avec AFP

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Afghanistan: l'émissaire américain témoignera jeudi à huis clos au Congrès

L'émissaire des Etats-Unis pour l'Afghanistan Zalmay Khalilzad, le vendredi 8 février 2019 à l'Institut américain de la paix, à Washington. (AP Photo / Jacquelyn Martin)

L'émissaire des Etats-Unis pour l'Afghanistan Zalmay Khalilzad, qui était en charge des négociations avec les talibans, témoignera à huis clos devant le Congrès jeudi, dix jours après la rupture des discussions par le président américain Donald Trump.

Le président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, Eliot Engel, avait convoqué M. Khalilzad la semaine dernière afin qu'il vienne détailler son "plan de paix" aujourd'hui "enterré" et "pour comprendre comment ce processus" avait "déraillé", avait-il fait savoir dans un communiqué.

"Nous avons trouvé un arrangement (...) pour entendre l'émissaire Khalilzad lors d'un briefing confidentiel", a déclaré le démocrate Eliot Engel mercredi, ajoutant que l'assignation à comparaître lors d'une audition publique avait de ce fait été levée.

"Même si j'aurais préféré entendre M. Khalilzad lors d'une audition publique, je suis heureux que nos membres aient l'opportunité, depuis longtemps due, de réclamer des réponses sur le plan de paix", a-t-il ajouté.

Le président Trump avait annoncé le 9 septembre avoir mis fin aux négociations avec les insurgés en raison d'un nouvel attentat meurtrier qui a tué notamment un soldat américain à Kaboul. Le milliardaire républicain avait par la même occasion annulé un sommet secret avec les talibans prévu selon lui le lendemain à Camp David, la prestigieuse résidence secondaire des présidents américains.

Pendant tout le processus de négociations, Zalmay Khalilzad n'avait dévoilé que peu de détails de "l'accord de principe" qu'il affirmait avoir conclu avec les talibans.

Celui-ci devait permettre un retrait progressif des soldats américains en Afghanistan, en échange de garanties de sécurité, d'une "réduction de la violence" et de l'ouverture de négociations directes entre les talibans et le gouvernement de Kaboul.

Avec AFP

Attaques en Arabie: Pompeo évoque un "acte de guerre" de l'Iran

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo, à gauche, lors de sa rencontre avec le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman à Djedda (Arabie Saoudite) le mercredi 18 septembre 2019. (Mandel Ngan / Photo de la piscine via AP)

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, en visite mercredi en Arabie saoudite, a qualifié l'attaque contre des infrastructures pétrolières du royaume d'"acte de guerre".

Le chef de la diplomatie américaine a de nouveau attribué l'attaque à l'Iran, peu après la présentation d'une enquête saoudienne selon laquelle Téhéran a "incontestablement parrainé" l'attaque.

Dépêché en Arabie saoudite afin de "coordonner les efforts pour contrer l'agression iranienne dans la région", M. Pompeo a réaffirmé que l'Iran était responsable des frappes dévastatrices de samedi, revendiquées par les rebelles yéménites Houthis, tandis que le président américain Donald Trump affirmait depuis Los Angeles disposer de "beaucoup d'options" pour répondre à l'Iran.

A Jeddah (ouest), le chef de la diplomatie américaine a rencontré l'homme fort du pays, le prince héritier Mohammed ben Salmane.

"C'était une attaque iranienne. Ce n'est pas venu des Houthis", a insisté M. Pompeo à son arrivée, évoquant un "acte de guerre" et assurant que "les équipements utilisés ne sont pas connus comme faisant partie de l'arsenal des Houthis".

Mais les rebelles, soutenus politiquement par Téhéran, ont de nouveau revendiqué les attaques et même menacé de frapper "des dizaines de cibles" aux Emirats arabes unis, alliés de Ryad au sein de la coalition qui intervient depuis 2015 au Yémen pour soutenir le gouvernement contre la rébellion.

Ryad a de son côté accusé l'Iran d'avoir "incontestablement parrainé" les attaques.

Lors de la présentation d'une enquête officielle, le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, Turki al-Maliki, a dévoilé des débris de "drones" et de "missiles de croisière".

Selon lui, 18 drones et sept missiles de croisière ont frappé samedi deux sites du premier exportateur mondial de pétrole après avoir été tirés du "Nord", or le Yémen est situé au sud du royaume.

Le responsable saoudien n'a toutefois pas accusé directement l'Iran d'avoir lancé les attaques depuis son territoire. Une enquête doit déterminer l'origine exacte des tirs, a-t-il dit.

Hesameddin Ashena, conseiller du président iranien, a qualifié sur Twitter cette présentation de "désastre médiatique" pour l'Arabie saoudite, le lieu de fabrication et de lancement des missiles n'ayant visiblement pas pu être établi.

- Sanctions américaines durcies -

L'Iran dément avoir joué le moindre rôle dans les attaques contre Ryad, son rival régional, qui ont fait baisser de moitié la production de pétrole du royaume et fait flamber temporairement les prix du brut.

Mais la chaîne de télévision américaine CBS News a affirmé mercredi que l'attaque avait été bien perpétrée par l'Iran et approuvée par l'ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême de l'Iran, citant un responsable américain sous couvert de l'anonymat.

Selon la même source, les Américains possèdent des preuves encore plus probantes que les débris de "drones" et de "missiles de croisière" présentés mercredi par le ministère saoudien de la Défense: des photos des Gardiens de la révolution islamique se préparant pour cette attaque dans une base aérienne du sud-ouest de l'Iran.

M. Trump a annoncé mercredi sur Twitter avoir ordonné un durcissement "substantiel des sanctions" contre l'Iran et ajouté plus tard qu'il en préciserait les détails "d'ici 48 heures".

Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a dénoncé des sanctions "illégales" et "inhumaines" contre des "citoyens ordinaires".

Washington a déjà réimposé de lourdes sanctions à l'Iran depuis que M. Trump a retiré son pays en mai 2018 de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015.

"Il y a beaucoup d'options (pour répondre à l'Iran). Il y a l'option ultime et il y a des options bien moins élevées que cela", a tweeté M. Trump.

Avant sa rencontre avec M. Pompeo, Mohammed ben Salmane s'est déjà entretenu au téléphone avec le président russe Vladimir Poutine --qui "a appelé à une enquête approfondie et objective"-- et avec le chef d'Etat français Emmanuel Macron, qui va envoyer des experts pour participer à l'enquête saoudienne. Les Nations Unies enverront également leurs experts, selon des sources diplomatiques.

Le prince héritier a estimé que ces attaques permettaient de tester "la volonté internationale de lutter contre les opérations de sabotage qui menacent la sécurité et la stabilité mondiales", selon l'agence officielle saoudienne SPA.

- "Plus qu'une menace" -

Lundi, la République islamique a nié et condamné les accusations américaines, affirmant que si "une action devait être prise contre l'Iran", Téhéran y répondrait "immédiatement" avec "une portée bien plus grande qu'une simple menace", selon l'agence officielle Irna.

Les attaques contre l'Arabie saoudite ont réveillé la crainte d'une confrontation militaire avec l'Iran, alors que Washington et Téhéran ont frôlé l'affrontement direct en juin. M. Trump avait alors dit avoir annulé in extremis des frappes contre des cibles iraniennes après que Téhéran eut abattu un drone américain.

L'armée du Koweït a ordonné mercredi à ses troupes de renforcer "leur préparation au combat" "face à l'escalade de la situation".

Alors que, dimanche, la Maison Blanche a indiqué que M. Trump n'écartait pas l'hypothèse d'une rencontre avec le président iranien Hassan Rohani lors de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, le président américain a finalement dit préférer "ne pas le rencontrer".

Le voyage du président iranien "pourrait être annulé" faute de visas délivrés par les Etats-Unis, a dit Irna mercredi.

Téhéran avait précédemment exclu toute négociation avec les Etats-Unis à l'ONU, à moins qu'ils ne réintégrent l'accord sur le nucléaire iranien.

Avec AFP

Le retour aux sources des Noirs Américains au Ghana

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