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États-Unis

Trump envoie des "soldats armés" à la frontière mexicaine

Le président Donald Trump lors d'un point de presse au jardin Rose de la Maison Blanche, Washington, 25 janvier 2019.

Donald Trump a annoncé mercredi envoyer des "soldats armés" à la frontière sud après un incident avec des militaires mexicains, qu'il accuse d'être complices de trafiquants de drogue, une nouvelle escalade verbale dans sa guerre ouverte contre l'immigration clandestine.

"Des soldats mexicains ont récemment braqué avec leurs armes des soldats de notre Garde nationale, vraisemblablement dans une tactique de diversion pour des trafiquants de drogue à la frontière. Nous dépêchons immédiatement des soldats armés à la frontière", a tweeté M. Trump.

Il a accusé le Mexique de ne "faire pratiquement rien" pour interpeller les migrants clandestins et les renvoyer dans leur pays d'origine.

Le président américain n'a pas précisé à quel événement il faisait référence, mais le Pentagone a confirmé à l'AFP dans un communiqué un incident remontant au 13 avril près de Clint, au Texas, lors duquel une demi-douzaine de soldats mexicains ont braqué deux soldats américains qui se trouvaient dans un véhicule banalisé, et désarmé l'un d'entre eux.

"Les militaires mexicains ont cru que les soldats américains se trouvaient au sud de la frontière", mais ces derniers "se trouvaient bien sur le territoire américain", a assuré l'armée américaine dans son communiqué.

"Après une brève discussion entre les soldats des deux pays, les militaires mexicains ont quitté la zone", a ajouté le commandement pour l'Amérique du Nord (Northcom), soulignant que ses hommes avaient "suivi tous les protocoles et procédures appropriés".

Le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a tenté de calmer le jeu en assurant que son pays n'avait pas l'intention de "se battre" avec les Etats-Unis.

"Nous allons analyser cet incident, nous allons prendre en compte ce qu'il signale et nous allons agir en conformité avec la loi dans le cadre de notre souveraineté", a-t-il déclaré au cours de son point de presse quotidien.

- "Provocation" -

"Nous, nous n'allons pas tomber dans une quelconque provocation", a ajouté le président mexicain. "Le plus important, c'est lui dire (à M. Trump) que nous n'allons pas nous battre avec le gouvernement des Etats-Unis que nous voulons une relation de respect mutuel et de coopération pour le développement".

Donald Trump, qui a fait de la lutte contre l'immigration illégale l'un des fers de lance de sa présidence, a par ailleurs évoqué sur Twitter "une très grosse caravane de 20.000 personnes" se déplaçant au Mexique en direction des Etats-Unis.

"Le Mexique en a réduit la taille, mais elle continue de progresser. Le Mexique doit arrêter ce qu'il en reste ou nous serons contraints de fermer cette portion de la frontière et d'envoyer l'armée. Les coyotes et les cartels ont des armes !", a-t-il mis en garde.

Son homologue mexicain souhaite freiner le flux de migrants traversant le Mexique vers le nord, afin notamment de garantir leur sécurité.

Depuis plusieurs semaines, les autorités mexicaines proposent aux migrants qui entrent sur leur territoire un visa humanitaire d'un an limité aux seuls Etats du sud du pays, qui remplace peu à peu les visas humanitaires qui leur permettaient jusqu'alors de circuler librement dans tout le pays.

S'ils progressent vers le nord, les migrants détenteurs de ce nouveau visa s'exposent désormais à une expulsion du territoire mexicain.

M. Trump a salué dans un autre tweet "le travail formidable" réalisé par la police aux frontières américaine. "Elle a déjà interpellé plus de 418.000 migrants clandestins cette année, beaucoup plus que l'an dernier" à la même époque, s'est-il félicité.

Depuis octobre, plusieurs milliers de migrants d'Amérique centrale organisés en caravanes ont traversé le Mexique dans l'espoir d'entrer aux Etats-Unis.

Quelque 2.900 militaires américains d'active sont actuellement déployés le long de la frontière sud, ainsi que 2.000 réservistes.

"Il y a toujours eu des militaires armés chargés de la sécurité des troupes", a indiqué à l'AFP un responsable du Pentagone, sans préciser la proportion de militaires portant une arme au sein de la force américaine, surtout chargée de renforcer la frontière par des rouleaux de barbelés ou des systèmes de surveillance électronique.

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Rapport des forces entre Trump et les démocrates

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Regain de tension entre Trump et les démocrates du Congrès

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Iran: les chefs militaires américains vont informer les élus du Congrès mardi

Le ministre de la Défense Patrick Shanahan et le chef d'état-major Joseph Dunford.

Les chefs du Pentagone et de l'état-major américain informeront mardi à huis clos tous les parlementaires du Congrès américain sur les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran, selon un responsable de l'administration Trump.

Le ministre de la Défense Patrick Shanahan et le chef d'état-major Joseph Dunford informeront les élus des deux chambres du Congrès, a confirmé à l'AFP ce responsable américain sous couvert d'anonymat.

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo devrait aussi s'adresser aux plus de 500 élus conviés lors de la même réunion, d'après des médias américains.

Un groupe restreint de huit parlementaires avaient été informés jeudi dernier sur le même dossier mais les démocrates réclamaient que tous les élus le soient.

Les relations entre Washington et Téhéran connaissent un nouvel accès de fièvre, après le renforcement début mai de la présence militaire américaine au Moyen-Orient pour faire face à de présumées "menaces" iraniennes.

Ces tensions ont réveillé les craintes d'un affrontement entre l'Iran et les Etats-Unis ou certains des alliés régionaux de Washington comme l'Arabie saoudite.

Le président américain Donald Trump envoie depuis plusieurs jours des signaux contrastés à Téhéran.

Il a semblé lundi soir tempérer la réalité d'une menace immédiate posée par l'Iran, se disant prêt à dialoguer avec la république islamique à condition que celle-ci fasse le premier pas. Mais il a réitéré ses menaces en cas d'attaque.

Dimanche, il avait affirmé: "Si l'Iran veut se battre, ce sera la fin officielle de l'Iran. Plus jamais de menaces à l'encontre des Etats-Unis".

Face au renforcement militaire américain dans la région, l'Iran ne cesse de répéter qu'il ne veut pas la guerre tout en prédisant une "défaite" à l'Amérique si celle-ci décide de céder à l'"illusion" de vouloir l'attaquer.

Un sénateur proche de Donald Trump, Lindsey Graham, avait assuré plus tôt lundi que l'Iran était responsable de récents actes hostiles au Moyen-Orient, et préconisé une "réponse militaire écrasante" en cas d'atteintes aux intérêts américains.

Lindsey Graham, élu républicain, a précisé sur Twitter avoir été informé par le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, un faucon depuis longtemps partisan de la manière forte avec Téhéran.

Mais des démocrates ont directement contredit ses affirmations.

"J'ai également lu les informations des services de renseignement. Et je veux le dire clairement, ce n'est pas ce que les informations des services de renseignement disent", a tweeté le sénateur démocrate Chris Murphy, membre de la même commission des Affaires étrangères que M. Graham.

Elu de la Chambre des représentants où il siège à la commission de la Défense, le démocrate Ruben Gallego a lui directement retweeté l'un des messages de Lindsey Graham en affirmant que tous deux recevaient "les mêmes informations" des services de renseignement.

"Ce n'est pas ce qui y est dit", a-t-il écrit, accusant M. Graham de propager une vision "totalement biaisée afin de parvenir à la conclusion qu'il désire pour lui-même et les médias".

Avec AFP

Regain de tension entre Trump et les démocrates du Congrès

L'ancien conseiller juridique de la Maison Blanche, Don McGahn.

Le bras de fer entre Donald Trump et les parlementaires démocrates s'est encore durci lundi, la Maison Blanche ayant ordonné à son ancien conseiller juridique de ne pas répondre à une convocation du Congrès.

Pour la première fois, la justice s'est prononcée dans ce conflit entre le président américain et l'opposition qui, forte de sa nouvelle majorité à la Chambre des représentants, multiplie depuis janvier les enquêtes sur ses finances, ses impôts ou les suites à donner à l'enquête russe.

Donald Trump se dit victime d'un "harcèlement" et use de tous les moyens en son pouvoir pour refuser de coopérer à ces investigations.

Lundi, le ministère de la Justice a ainsi publié un "avis légal" assurant que les conseillers présidentiels n'étaient pas tenus de témoigner devant le Congrès en raison de la séparation des pouvoirs exécutif et législatif.

L'ancien conseiller juridique de la Maison Blanche, Don McGahn, convoqué le lendemain au Capitole, "a reçu pour ordre d'agir en conséquence", a indiqué la présidence dans un communiqué.

"C'est le dernier exemple en date du dédain de l'administration pour le droit", a rétorqué le démocrate Jerry Nadler, qui préside la commission judiciaire de la Chambre.

Celle-ci maintient sa convocation et "attend" M. McGahn, a-t-il ajouté.

Les démocrates souhaitent le questionner sur des propos tenus devant le procureur spécial Robert Mueller, qui a supervisé pendant 22 mois la délicate enquête russe.

Dans son rapport final, rendu public à la mi-avril, le procureur Mueller a fait savoir qu'il n'avait pas rassemblé de preuves d'une entente entre Moscou et l'équipe de campagne de Donald Trump pendant la présidentielle de 2016.

Il a toutefois détaillé une série de pressions troublantes exercées par le président sur son enquête, à commencer par une tentative de le limoger, bloquée par Don McGahn.

"Les démocrates n'aiment pas la conclusion de l'enquête Mueller - pas de collusion, pas de complot, pas d'entrave à la justice- et veulent tout recommencer, bien que ce soit inutile et coûteux", a estimé la Maison Blanche pour justifier l'ordre donné à Don McGahn.

Donald Trump, désireux de tourner la page de l'enquête russe, avait déjà usé de ses prérogatives présidentielles pour bloquer d'autres demandes de la Chambre des représentants.

- "Motivation politique" -

Dans la même logique, la Maison Blanche s'oppose à une autre enquête lancée à la Chambre, qui porte sur les finances de Donald Trump avant son élection.

Les démocrates soupçonnent le magnat de l'immobilier d'avoir gonflé la valeur de ses avoirs pour obtenir des prêts. Pour en savoir plus, la commission de Contrôle a ordonné à l'ancienne entreprise comptable de Donald Trump de lui transmettre une série de documents financiers.

Pour bloquer cette injonction, la Maison Blanche a saisi la justice et plaidé que le Congrès n'avait pas besoin de ces informations pour assurer son rôle de législateur.

Un juge fédéral de Washington a rejeté lundi ces arguments et estimé qu'il "ne revenait pas au tribunal de juger si les actions de la commission répondent à une motivation politique".

Autre rebondissement de cette saga, la commission du Renseignement de la Chambre a rendu public lundi des propos tenus devant elle par l'ancien avocat personnel de Donald Trump, Michael Cohen, qui purge actuellement une peine de prison, notamment pour avoir menti au Congrès.

Selon les extraits rendus publics, il a assuré, en début d'année lors d'une comparution à huis clos, avoir menti sur la poursuite d'un projet de Trump Tower à Moscou pendant la campagne présidentielle à la demande du nouvel avocat personnel de Donald Trump.

Les démocrates ont immédiatement promis de faire toute la lumière "sur les tentatives du président, de ses associés ou de son administration de pousser au parjure ou d'entraver nos enquêtes."

Avec AFP

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