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Les demandeurs d'asile n'auront plus à attendre au Mexique

Des migrants d’Amérique latine ayant traversé la frontière près de McAllen (Texas) se dirigent vers des agents de la police des frontiers pour vérifier leurs documents, le 14 mars 2019.

Les migrants latino-américains demandant l'asile aux Etats-Unis n'auront plus à patienter durant des semaines au Mexique pendant que les autorités américaines étudient leur dossier: un juge californien a retoqué lundi cette décision de l'administration fédérale entrée en vigueur en janvier.

Encore susceptible de faire l'objet d'un appel par le ministère américain de la Sécurité intérieure, ce jugement d'un tribunal fédéral de San Francisco est applicable à compter du 12 avril.

Fin décembre, le ministère de la Sécurité intérieure et le département d'Etat avaient annoncé que les demandeurs d'asile arrivant aux Etats-Unis par les points d'entrée situés le long de la frontière sud seraient renvoyés au Mexique pendant l'examen de leur dossier par les autorités américaines.

Cette mesure était destinée à "décourager" les candidats à l'exil, originaires pour la plupart d'Amérique centrale et régulièrement fustigés par le président Donald Trump.

"Les étrangers qui essaient de profiter du système pour venir illégalement sur notre sol ne pourront plus disparaître aux Etats-Unis, où ils sont nombreux à ne pas honorer leurs rendez-vous dans les tribunaux", avait à l'époque écrit la ministre américaine de la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen, dont le départ a été annoncé dimanche par M. Trump.

Les opposants à cette mesure dénonçaient le fait qu'elle ne garantissait pas la protection des demandeurs d'asile, dont certains restaient durant des semaines, voire des mois, exposés au Mexique à l'insécurité qu'ils tentent de fuir dans leurs pays d'origine.

Au nom de onze demandeurs d'asile, des organisations de défense des migrants et des droits humains ont donc contesté en justice sa légalité.

Le juge Richard Seeborg leur a donné raison, estimant notamment que ce dispositif n'offrait "pas de garanties suffisantes" sur la protection de "la vie ou de la liberté" des étrangers renvoyés vers le Mexique.

Dans cette affaire, il ne s'agit pas de savoir si cette mesure est "intelligente ou humaine, et s'il s'agit de la meilleure façon de régler ce que le pouvoir exécutif qualifie de crise", écrit le juge Seeborg, se défendant de toute décision "politique".

Donald Trump a fait de la lutte contre l'immigration clandestine l'un des enjeux de sa présidence. Il se plaint régulièrement de la faiblesse des lois américaines dans ce domaine et bataille avec le Congrès pour financer un mur le long de la frontière avec le Mexique, censé endiguer ce phénomène.

Avec AFP

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Trump commue la peine de prison de son ami Roger Stone

Roger Stone arrive pour sa condamnation à la cour fédérale de Washington, le 20 février 2020. (Photo AP)

Le président américain Donald Trump a commué la peine de prison de son ami Roger Stone, condamné en février à 40 mois de prison dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe pendant la campagne présidentielle américaine de 2016, a indiqué vendredi la Maison Blanche.

"Aujourd'hui, le président Donald J. Trump a ordonné une mesure de clémence exécutive pour commuer la peine injuste de Roger Stone", a annoncé la Maison Blanche dans un communiqué, ajoutant que cet ami de longue date du président, une "victime du canular russe", était dorénavant "un homme libre".

La peine de prison de Roger Stone, qui avait été reconnu coupable en novembre de mensonges au Congrès et de subordination de témoin, devait commencer la semaine prochaine.

Dès la condamnation de M. Stone, Donald Trump avait expliqué qu'il voulait gracier son ex-collaborateur de 67 ans, un conseilleur politique sulfureux connu pour son style haut en couleur et son tatouage de Richard Nixon dans le dos.

Selon le quotidien USA Today, en février le président Trump a commué la peine de prison de l'ancien gouverneur de l'Illinois Rod Blagojevich, un démocrate, et a accordé la grâce à l'ancien commissaire de police de la ville de New York Bernard Kerik, au financier véreux Michael Milken et à l'ancien propriétaire des 49ers, Edward DeBartolo Jr.

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