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États-Unis

La valse des ministres et conseillers de Trump

Le président américain Donald Trump.

Donald Trump a annoncé dimanche le départ de sa ministre de la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen, qui vient grossir les rangs déjà bien fournis des membres ou proches de l'administration ayant quitté le navire depuis l'entrée en fonction du 45e président des Etats-Unis, en janvier 2017.

- Kirstjen Nielsen, ministre de la Sécurité intérieure -

Restant silencieuse sous les huées, Kirstjen Nielsen avait été prise à partie en juin 2018, alors qu'elle dînait dans un restaurant mexicain, par des manifestants qui dénonçaient la politique de séparations des familles de clandestins mise en oeuvre par l'administration Trump. Elle restera le visage de cette pratique qu'elle avait publiquement défendue face au scandale mondial.

Le départ à 46 ans de sa ministre de la Sécurité intérieure signale la volonté de Donald Trump de durcir encore sa politique d'immigration.

- Jim Mattis, ministre de la Défense -

Des divergences devenues insurmontables: Jim Mattis a annoncé le 20 décembre quitter son poste, critiquant notamment la stratégie diplomatique de Donald Trump.

"Il faut traiter les alliés avec respect", a écrit le chef du Pentagone dans sa lettre de démission, alors que les relations entre le président américain et de nombreux chefs d'Etat ou de gouvernement alliés sont dégradées.

Après l'annonce du retrait prochain des troupes américaines en Syrie, cet ancien général des Marines était dans une position plus inconfortable que jamais, lui qui s'y était vigoureusement opposé depuis près de deux ans.

"Je remercie chaleureusement Jim pour son service!", avait tweeté Donald Trump.

- John Kelly, secrétaire général de la Maison Blanche -

"John Kelly partira à la fin de l'année": c'est ainsi que Donald Trump a scellé le 8 décembre, devant les journalistes, le destin de son plus proche conseiller qui avait rejoint la Maison Blanche le 31 juillet 2017.

Si le président américain assure avoir apprécié ses services, la rupture semblait consommée depuis plusieurs semaines entre les deux hommes.

L'ultra-conservateur Mick Mulvaney a été nommé chef de cabinet par intérim.

- Jeff Sessions, ministre de la Justice -

Jeff Sessions a démissionné "à la demande" de M. Trump en novembre. Il était la cible de critiques présidentielles depuis qu'il avait décidé, en mars 2017, de se récuser de toute enquête touchant à la Russie à cause de ses rencontres avec l'ambassadeur russe en pleine campagne présidentielle.

Ancien sénateur de l'Alabama, un Etat encore très marqué par la ségrégation raciale, cet ultra-conservateur de 71 ans avait mis en place la politique anti-immigration du président, notamment la séparation des familles de migrants clandestins.

- Nikki Haley, ambassadrice à l'ONU -

Nikki Haley a annoncé début octobre sa décision de quitter son poste d'ambassadrice à l'ONU à la fin de l'année. Aucune explication claire n'a été fournie sur l'annonce surprise du départ de cette fille d'immigrés indiens au caractère affirmé, qui était devenue la femme la plus en vue du gouvernement.

Donald Trump a choisi en février son actuelle ambassadrice au Canada, Kelly Knight Craft, pour la remplacer mais elle doit encore être confirmée à ce poste par le Sénat.

- Scott Pruitt, ministre de l'Environnement -

Donald Trump avait accepté la démission de Scott Pruitt, le 5 juillet. Le dirigeant de l'agence de protection de l'environnement (EPA), qui a minutieusement détricoté le bilan environnemental de Barack Obama, était englué dans une cascade de scandales liés à son utilisation des fonds publics.

- Rex Tillerson, secrétaire d'Etat -

L'ancien PDG d'ExxonMobil a été limogé de son poste de chef de la diplomatie le 13 mars 2018, après des mois de tensions et d'humiliations de la part de M. Trump sur la stratégie diplomatique américaine. Il a été remplacé par le chef de la CIA, Mike Pompeo.

Donald Trump a depuis estimé que son ex-chef de la diplomatie était "bête comme ses pieds", une insulte lancée après la diffusion d'extraits d'une interview de Rex Tillerson peu flatteuse pour le président américain.

- Gary Cohn, conseiller économique -

Cet ancien patron de la banque d'investissement Goldman Sachs a quitté son poste de conseiller économique principal du président le 6 mars 2018 pour protester contre la décision du dirigeant d'imposer de nouveaux droits de douane sur les importations d'acier et d'aluminium, ultime goutte d'eau après plusieurs désaccords de fond entre lui et M. Trump.

- Steve Bannon, stratège -

Le "président Bannon", comme était surnommé ce conseiller de l'ombre très influent, a joué un rôle crucial dans la dernière ligne droite de la présidentielle remportée par Donald Trump, lorsqu'il a donné un virage résolument populiste à la campagne du milliardaire.

Proche de l'extrême droite, sa cohabitation avec d'autres ténors à la Maison Blanche a tourné à la guerre interne mais, même déchu, il a assuré qu'il continuerait à se battre "pour Trump". Il a démissionné le 18 août 2017.

- Michael Flynn et H.R. McMaster, Sécurité nationale -

Michael Flynn n'a tenu que 22 jours comme conseiller à la Sécurité nationale. Ancien chef du renseignement militaire américain très apprécié de Donald Trump, il a fait les frais, le 13 février 2017, de l'affaire russe, dont il est l'un des principaux protagonistes. H.R. McMaster, général trois étoiles, lui avait succédé avant à son tour de quitter ses fonctions pour être remplacé par le très conservateur John Bolton.

Avec AFP

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Elizabeth Warren confirme sa place dans le trio de tête de la course démocrate à la Maison Blanche

Vue du plateau du débat des démocrates à Miami.

La sénatrice progressiste Elizabeth Warren a assis mercredi soir sa stature de prétendante sérieuse à la Maison Blanche lors d'un premier débat démocrate marqué par la crise migratoire et la solide performance de plusieurs "petits" candidats.

Dix démocrates étaient pour la première fois réunis sur un plateau de télévision à Miami, grande ville de Floride, un Etat clé dans les élections américaines.

Jeudi soir, avec une affiche nettement relevée, ce sera au tour du second groupe de prétendants à la Maison Blanche d'entrer en scène. Les deux meneurs dans les sondages --l'ancien vice-président centriste Joe Biden et le socialiste Bernie Sanders-- croiseront le fer avec deux étoiles montantes du peloton de tête -- la sénatrice Kamala Harris et le jeune maire Pete Buttigieg-- ainsi que six autres candidats.

Pourfendeuse de Wall Street âgée de 70 ans, c'est armée d'un programme déjà très étoffé qu'Elizabeth Warren a grimpé à la troisième place des sondages pour l'investiture démocrate ces dernières semaines.

Ses propositions détaillées sur un vaste éventail de sujets sont même devenues objet de plaisanterie, sa phrase préférée en meeting --"j'ai un projet pour cela"-- étant devenue un classique de ce début de campagne.

Bénéficiant de ne pas avoir à partager le plateau avec son rival direct Bernie Sanders, elle a dénoncé "une économie qui marche parfaitement pour ceux qui ont de l'argent mais pas pour les autres".

- Image "déchirante" -

Dans cette ville de Miami où sept habitants sur dix sont Hispaniques, la polémique sur la gestion par le président républicain Donald Trump de la crise migratoire à la frontière avec le Mexique a pris une grande importance dans le débat, après les révélations sur les conditions de vie sordides de jeunes migrants dans un centre de rétention et la noyade d'un père et de sa fillette.

Cette image "est déchirante. Elle devrait aussi nous foutre tous en rogne", s'est indigné Julian Castro, qui espère devenir le premier président hispanique des Etats-Unis.

"Si j'étais président aujourd'hui, je signerais un décret pour annuler la politique de tolérance zéro de Trump", a-t-il lancé.

La politique étrangère, l'Iran, le problème endémique de la violence par armes à feu, le changement climatique... les prétendants démocrates à la Maison Blanche ont critiqué Donald Trump et exposé leurs vues souvent proches, certains petits candidats parvenant à imprimer leur marque, comme Julian Castro.

Proche des 0%, le maire de New York Bill de Blasio a ainsi été le premier à interrompre un de ses rivaux et a lancé plusieurs tirades passionnées, en affirmant vouloir replacer "les travailleurs au premier plan".

La sénatrice modérée Amy Klobuchar a, elle, été chaudement applaudie lorsqu'elle a remis en place l'un des ses rivaux qui affirmait être le seul à avoir voté une loi protégeant le droit à l'avortement.

Le sénateur Cory Booker, seul candidat noir sur le plateau, a multiplié les références aux difficultés encore plus criantes rencontrées par les minorités.

Très attendu en début de campagne, l'ex-élu de la Chambre des représentants Beto O'Rourke n'a lui pas fait d'étincelles.

- "Ennuyeux!" -

Alors qu'il vole vers le Japon pour un sommet du G20, Donald Trump a affiché à plusieurs reprises son dédain pour ses rivaux potentiels, ironisant d'un tweet pendant le débat: "Ennuyeux!"

Mais un sondage le donnait la semaine dernière perdant en Floride face à plusieurs démocrates engagés dans la primaire, Joe Biden en tête.

"Les démocrates ont proposé une prise d'assaut de la société, par un gouvernement radical, qui démolirait le rêve américain", a réagi son équipe de campagne en clôture du débat, vantant la bonne santé de l'"économie Trump".

Un temps éclipsée en milieu de débat, Elizabeth Warren a conclu en rappelant son enfance modeste pour exposer sa vision.

"Je suis dans ce combat car je suis convaincue que nous pouvons faire marcher notre gouvernement, notre économie et le pays non seulement pour ceux qui se trouvent au sommet mais pour tous" les Américains.

Mais certains s'inquiètent qu'elle soit trop vulnérable dans un éventuel duel présidentiel avec Donald Trump, qui la surnomme "Pocahontas" pour moquer sa revendication controversée de très lointaines origines amérindiennes.

A huit mois des premiers votes de la primaire démocrate, il est encore trop tôt pour esquisser un réel pronostic, souligne Kyle Kondik, politologue à l'université de Virginie. Et "la première soirée risque d'être oubliée dès que les grands noms arriveront" jeudi soir.

Avec AFP

Clôture de la conférence de Bahrein

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Crise migratoire : Washington cherche le soutien du Guatemala

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Plan de paix américain : protestations des Palestiniens

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