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Question sur la nationalité dans le recensement: Trump renonce

Le président des États-Unis, Donald Trump, aux côtés du secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, et du ministre de la justice, Bill Barr, dans le Rose Garden de la Maison Blanche à Washington, aux États-Unis, le 11 juillet 2019. REUTERS / Carlos Barria

Après plusieurs semaines de vives polémiques, Donald Trump a fait machine arrière: il a renoncé jeudi à imposer une question controversée sur la nationalité dans le prochain recensement aux Etats-Unis.

"Nous allons choisir une autre voie", a-t-il indiqué lors d'une déclaration depuis les jardins de la Maison Blanche.

Cet épisode est un revers cinglant pour le président américain qui avait engagé un bras de fer sur ce sujet et évoqué la possibilité d'avoir recours à un décret présidentiel, voire de reporter l'impression des formulaires devant servir au recensement qui doit se tenir tous les dix ans selon la Constitution.

La Cour suprême a bloqué il y a deux semaines l'ajout de cette question dans le prochain recensement, jugeant "artificielles" les justifications fournies par l'administration Trump.

Les enjeux sont immenses: le recensement conditionne l'octroi de 675 milliards de dollars de subventions fédérales et détermine le nombre de sièges alloués à chaque Etat américain à la Chambre des représentants, en fonction de la population.

Or l'ajout d'une question sur la nationalité, abandonnée il y a plus de soixante ans, pourrait pousser entre 1,6 et 6,5 millions d'immigrés à s'abstenir de participer ou à mentir sur le questionnaire par peur, notamment chez les sans-papiers, d'être repérés, selon les experts du bureau du recensement.

Après avoir renoncé à la question sur la nationalité dans le recensement, M. Trump a annoncé la signature d'un décret imposant de rassembler toutes les informations disponibles dans "les bases de données fédérales" des différents ministères.

"Nous ne reculons pas dans nos efforts", a martelé le président américain. "Il est essentiel d'avoir une image claire du nombre de citoyens et de non-citoyens qui composent notre population", a-t-il ajouté, sans répondre aux questions des journalistes lors de cet événement qu'il avait initialement présenté comme une "conférence de presse".

Le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer a estimé sur Twitter que la "défaite" du président Trump concernant le recensement représentait "une victoire importante pour la démocratie et la représentation équitable".

"Chaque personne doit être comptabilisée et personne ne devrait être intimidé par le président et par son comportement capricieux", a poursuivi M. Schumer.

La puissante association de défense des libertés civiles (ACLU) a assuré qu'elle continuerait à surveiller les tentatives de l'administration Trump de compter les immigrés.

"Lorsque les détails du nouveau projet de Trump pour compiler les données de citoyenneté hors du cadre du recensement seront dévoilées --et ses projets d'utilisation de ces données-- nous les examinerons de près et nous analyserons leur légalité", a-t-elle tweeté.

Avec AFP

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Trump s'en prend encore à la Fed et exige des taux plus bas

Le marché financier de Wall Street

Donald Trump s'en est une nouvelle fois pris à la Banque centrale américaine vendredi l'accusant de tous les maux et exigeant qu'elle baisse ses taux ... ce qu'elle avait déjà envisagé de faire à la fin du mois.

Pour le président américain, il est temps pour la Fed de "CORRIGER !" le tir.

"Nous sommes engagés dans une compétition mondiale et nous gagnons gros ... mais pas grâce à la Reserve Federale", a accusé le milliardaire républicain sur Twitter.

"S'ils n'avaient pas agi aussi vite et +autant+ nous serions dans une posture encore meilleure que celle dans laquelle nous nous trouvons. Nous avons une chance de produire de la richesse et du succès sans pareils pour les Etats-Unis, CROISSANCE ... Ne gâchez pas tout !", admoneste le président.

La Fed a augmenté ses taux à quatre reprises en 2018 dans un contexte de forte croissance, mais le président et nombre d'économistes reprochent à l'institut d'émission d'être allée trop loin avec sa hausse de décembre alors que la première économie du monde donnait ses premiers signes de faiblesse.

Donald Trump, qui sait l'importance de la bonne santé de l'économie pour ses chances de décrocher un second mandat, ne lui a pas pardonné.

Toutefois, il semble désormais acquis que le Comité monétaire décidera de baisser les taux fin juillet lors de sa prochaine réunion.

Les tweets critiques du président font écho à un discours du patron de la banque centrale régionale de New York, John Williams, qui expliquait que moins une banque centrale avait de munitions à sa disposition (les taux étant déjà très bas) plus elle devait agir vite au moindre signe de ralentissement.

Des propos immédiatement interprétés par le marché comme l'annonce d'une baisse d'un demi-point de pourcentage en juillet, soit le double de ce qui est attendu. La Fed de New York a ensuite tenté d'expliquer qu'il ne s'agissait nullement d'une annonce de choses à venir mais du résultat de 20 ans de recherche.

Donald Trump a salué le discours de M. Williams : "sa première déclaration était juste à 100% parce que la Fed a +relevé+ beaucoup trop vite et trop tôt".

Le président Donald Trump sous le feu des critiques

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