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Soulagement à Lagos, ville la plus peuplée d'Afrique, à la levée du confinement

une femme achète des tomates et des oignons à des marchands ambulants à Lagos, au Nigéria, le 13 avril 2020. Le confinement dû à la lutte contre le covid-19 limite la circulation des personnes, rendant difficile l'approvisionnement. (Photo AP / Sunday Alamba)

Dans le quartier d'affaires de Victoria Island, on se précipitait vers les banques pour pouvoir récupérer de l'argent et redémarrer son activité économique.

Tous les magasins avaient rouvert et les parkings étaient remplis, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Dans les quartiers densément peuplés du "Mainland", la partie continentale de la ville, les gares routières avaient retrouvé leur bouillonnement habituel: les conducteurs de minibus interpellaient joyeusement les clients, mais cette fois, avec un masque.

"Nous venons de traverser un mois de faim et de peine. Maintenant je peux à nouveau gagner de l'argent et nourrir ma famille", se réjouissait Ganiyu Ayinla, en faisant monter les passagers dans son "Danfo", ainsi que sont surnommés les minibus jaunes à Lagos.

Des policiers ont été déployés à travers la ville pour tenter de sensibiliser les foules sur les gestes de protection et les règles instaurées par l'Etat de Lagos.

"Nous n'autorisons que les passagers avec des masques", a expliqué un d'entre eux à l'AFP. "La capacité des bus ne doit pas dépasser les 60%, et seuls les conducteurs qui peuvent distribuer de l'eau, du savon ou du gel hydro-alcoolique peuvent circuler".

Il assure que son équipe a déjà empêché une cinquantaine de bus de circuler.

Mais, la tâche est titanesque dans cette mégalopole et les forces de sécurité ne seront pas assez nombreuses pour faire respecter les principes de distanciation sociale d'au moins 1,50 mètre imposés par les autorités.

Beaucoup s'inquiètent de cette levée de confinement dans la majorité des Etats du Nigeria, mais face à la pression sociale, dans un pays où 80 millions d'habitants vivent sous le seuil de l'extrême pauvreté, le gouvernement fédéral a décidé s'assouplir les mesures et de n'imposer qu'un couvre-feu de 19H00 à 06H00 du matin.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a mis en garde les gouvernements d'Afrique subsaharienne, où une grande partie de la population vit du secteur informel, contre les tentations de déconfinement.

Le Nigeria recensait lundi près de 2.500 cas officiellement déclarés d'infection au coronavirus, dont la majorité des nouveaux cas se trouvent à Lagos et à Kano, pour 87 décès seulement.

Toutefois, le pays le plus peuplé d'Afrique avec près de 200 millions d'habitants, n'a réalisé qu'un nombre insignifiant de tests. Et les autorités de Kano, grande capitale du Nord, ont reconnu dimanche que "la plupart" des dizaines de "morts mystérieuses" survenues dans l'Etat ces derniers jours étaient dues au coronavirus, bien qu'elles ne soient pas enregistrées dans les statistiques officielles.

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Le président nigérian désigne Ngozi Okonjo-Iweala comme candidate pour diriger l'OMC

La ministre des finances du Nigeria à l'époque, Ngozi Okonjo-Iweala, s'exprime lors d'un entretien avec Reuters dans son bureau de la capitale Abuja, le 24 août 2012. (Photo Reuters)

Le président nigérian Muhammadu Buhari a nommé jeudi Ngozi Okonjo-Iweala, économiste de renom, comme candidate du Nigeria à la tête de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a-t-on appris des médias locaux.

Agée de 65 ans, Mme Okonjo-Iweala est une administratrice de haut rang. Elle a dirigé les ministères des affaires étrangères, de l’économie, et des finances sous les administrations des présidents Olusegun Obasanjo et Goodluck Jonathan.

Elle a aussi occupé les fonctions de directrice générale de la Banque mondiale et avait même été pressentie comme la première femme à prendre les rênes de l’institution basée à Washington. Au final, le Conseil d’administration a plutôt choisi la Bulgare Kristalina Georgieva, à titre intérimaire.

La diplomatie nigériane est déjà à l’œuvre pour faciliter la désignation de celle qui pourrait devenir la première femme et la première Africaine à diriger l’OMC.

En effet selon le quotidien This Day, une lettre de soutien est déjà entre les mains de "toutes les ambassades et missions permanentes à Addis-Abeba", siège de l’Union africaine. Le quotidien précise que le président a retiré la candidature de Yonov Frederick Agah.

M. Agah est le représentant permanent du Nigeria auprès de l'OMC et le directeur général adjoint de l'organisation. Il pourrait toutefois assurer l’intérim du Brésilien Roberto Azevedo, qui a annoncé sa démission à la fin du mois d’août.

Selon le quotidien nigérian The Punch, Mme Okonjo-Iweala préside actuellement l'Alliance mondiale pour les vaccins et l'immunisation (GAVI), un partenariat sanitaire mondial public-privé dont l'objectif est d'accroître l'accès à l'immunisation dans les pays pauvres. Elle siège également au conseil d'administration de Twitter.

La vente à partir de coffres de voiture bat son plein à Abuja

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BAD: Buhari soutient son compatriote Akinwumi Adesina

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Les Nigérians procèdent au déconfinement progressif

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Le président nigérian Buhari soutient la réélection de son compatriote Adesina à la BAD

Le président de la BAD, Akinwumi Adesina, lors de l'assemblée annuelle de la BAD à Gandhinagar, en Inde, le 22 mai 2017. (Photo REUTERS/Amit Dave)

Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, est venu mardi à la rescousse de son compatriote Akinwumi Adesina dont la gestion de la Banque africaine de développement est contestée.

"Le Nigeria soutient avec ferveur @akin_adesina dans sa la réélection au poste de président de la Banque africaine de développement", a écrit le président sur son compte Twitter. "Nous allons collaborer avec tous les dirigeants et les parties prenantes de la BAD pour nous assurer qu'il soit réélu", a-t-il précisé.

M. Adesina, 60 ans, est sous le feu des critiques après que des dénonciateurs internes à la BAD aient déposé une plainte dans laquelle ils accusent le chef de l’institution panafricaine de plusieurs abus de pouvoir, de népotisme et de mépris envers les normes établies.

Une enquête interne a exonéré M. Adesina en mai, mais le gouvernement des États-Unis, par la voix de son ministre des finances, Steven Mnuchin, a exigé une enquête indépendante. Depuis, des interrogations persistent quant à l’avenir du banquier à la tête de la BAD.

Selon les statuts de l’institution, le chef de la BAD doit être d'origine africaine. Par tradition, il y a généralement une rotation entre les différents groupes régionaux et linguistiques qui composent ce continent à forte diversité.

Les allégations de mauvaise gestion au sein de l'AFDB ne sont pas un phénomène nouveau. Le prédécesseur d'Adesina, le rwandais Donald Kaberuka, avait en son temps également fait l’objet de nombreuses critiques.

L'élection du prochain chef de l'institution est prévue pour le mois d'août. M. Adesina est l'unique candidat.

Fondée en 1964, la BAD compte 80 pays membres, dont 26 en dehors d’Afrique comme les États-Unis. Selon ses règles, les actionnaires africains détiennent en tout temps la majorité des votes.

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