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Nigeria

L'ex porte-parole de l'opposition condamné à 7 ans de prison pour corruption

Affiche de campagne d'Atiku Abubakar, chef du Parti démocratique populaire (PDP), à Kano, au Nigéria, le 17 février 2019. REUTERS / Luc Gnago /

Un tribunal nigérian a condamné mardi un opposant, ancien porte-parole du Parti démocratique populaire (PDP), l'une des deux principales formations politiques du pays, à sept ans de prison pour corruption.

Olisa Metuh a été reconnu coupable de sept chefs d'accusation, notamment de corruption et de blanchiment d'argent.

"Cette affaire doit servir de leçon aux autres", a souligné le juge Okon Abang, de la Haute cour fédérale d'Abuja.

Olisa Metuh, un proche de l'ancien président Goodluck Jonathan, est accusé par la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) d'avoir reçu 400 millions de nairas (945.000 euros) de Sambo Dasuki, alors conseiller à la sécurité du président Jonathan, dans une affaire de vente d'armes.

De son côté, M. Dasuki comparaît dans un autre procès, accusé d'avoir détourné 2 milliards de dollars destinés à équiper l'armée nigériane, notamment pour la lutte contre l'insurrection du groupe jihadiste Boko Haram.

L'argent, selon la EFCC, aurait été utilisé pour financer la campagne présidentielle du Parti démocratique populaire (PDP), qui n'a finalement pas réussi à faire élire M. Jonathan en 2015, face à son rival, Muhammadu Buhari.

L'ex-porte-parole du PDP et M. Dasuki affirment que M. Jonathan était au courant de ces versements.

Appelé par trois fois à venir témoigner, M. Jonathan a toujours refusé de donner suite aux convocations des juges de la Haute cour fédérale d'Abuja.

La condamnation d'Olisa Metuh est une victoire pour le président Buhari, qui a lancé une vaste campagne pour tenter d'éradiquer la corruption généralisée dans l'administration nigériane.

Mais ses détracteurs accusent l'actuel président de mener une chasse aux sorcières visant surtout des membres de l'opposition et du gouvernement de l'époque Jonathan.

Un Nigerian ouvre Paris Fashion week, réduite à cause du coronavirus

Un mannequin présente une création de la collection automne/hiver 2020 de Michael Kors lors de la semaine de la mode à New York, aux États-Unis, le 12 février 2020. (REUTERS/Idris Solomon)

Le Nigerian Kenneth Ize, l'un des quatre nouveaux stylistes à la conquête de la capitale de la mode internationale, défilera lundi à l'ouverture de Paris Fashion week marquée par l'absence de plusieurs maisons chinoises en raison du nouveau coronavirus.

Après New York, Londres et Milan, Paris clôture les semaines du prêt-à-porter femme automne-hiver avec 70 défilés sur neuf jours, légèrement moins nombreux par rapport aux Fashion weeks précédentes.

Deux marques chinoises du calendrier officiel parisien, Shiatzy Chen et Jarel Zhang qui devaient présenter leurs collections respectivement les 2 et 3 mars ont annulé leur défilés en raisons de la propagation de l'épidémie de Covid-19.

Chanel a de son côté annoncé le report d'un défilé prévu en mai à Pékin, à cause du nouveau coronavirus apparu en décembre en Chine et qui a fait plus de 2.600 morts, en s'appuyant "sur la situation actuelle et en prenant en compte les recommandations des autorités chinoises".

- Aso oke revisité -

Fidèle à sa réputation de capitale de la mode internationale et terre d'accueil de jeunes talents, la semaine parisienne s'ouvre cette saison à quatre nouvelles marques: celles basées en France Coperni et Gauchère, la Japonaise Noir Kei Ninomiya et Nigériane du styliste Kenneth Ize.

La Fédération de la haute couture et de la mode française met par ailleurs en place le showroom Sphere qui rassemble les marques sélectionnées pour leur créativité et leur potentiel du développement pour les accompagner en amont des sessions de vente ainsi que pour le financement, la formation et le soutien logistique.

Soutenu par ce dispositif, le Nigerian Kenneth Ize, finaliste en 2019 du prestigieux prix LVMH et qui a vu défiler pour sa marque Naomi Campbell, devenue cliente, fera son baptême de feu parisien lundi à 19H00.

Coronavirus : entretien avec le docteur Michel Yao (OMS)
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Originaire de Lagos et diplômé de l'Université des arts appliqués de Vienne où il a grandi, il puise dans le patrimoine textile de son pays et utilise Aso oke, tissu créé par le peuple Yoruba d'Afrique de l'Ouest pour des coupes contemporaines.

"Nous ravivons, réinterprétons et donnons un nouveau contexte aux techniques artisanales qui ont promu l'identité ouest-africaine", a-t-il déclaré au New York Times en mai 2019.

- Nouveau créateur pour Kenzo -

Coperni, marque en vogue des Parisiennes, défilera mardi, de façon classique. La saison précédente, Sébastien Meyer et Arnaud Vaillant, le duo à la tête de la maison, avaient dévoilé leur collection dans l'Apple Store des Champs-Élysées, dans une vidéo en expliquant aux invités les tissus et les aspects technologie, chose très rare dans le prêt-à-porter.

Le Japonais Kei Ninomiya, réputé par des formes structurales et influencé par le style conceptuel de Rei Kawakubo, avec qui il a travaillé, défilera samedi. Gauchère, marque de la créatrice allemande Marie-Christine Statz qui fait des vêtements bien coupés et très portables, est attendue le 3 mars, au dernier jour de la Fashion week après Chanel.

Le défilé Kenzo mercredi est particulièrement attendu puisqu'il s'agira de la première collection femmes imaginée par le Portugais Felipe Oliveira Baptista après le départ du duo de créateurs californiens Carol Lim et Humberto Leon.

La maison française Courrèges sera en revanche absente cette fois après le départ de sa créatrice allemande Yolande Zobel.

La longue marche de l’Afrique vers l'autosuffisance alimentaire

Deux agriculteurs éthiopiens collectent du blé dans leur champ à Abay, au nord de la capitale éthiopienne d'Addis-Abeba, le 21 octobre 2009. (REUTERS/Barry Malone)

Au Sénégal, où les premières livraisons de cacahuètes ont été raflées par des importateurs chinois, les producteurs locaux ont bénéficié d’une meilleure offre de prix de la part des négociants asiatiques, tandis que les huiliers du terroir se sont retrouvés à court d’arachide.

Et pour cause. Les acheteurs chinois proposent 300 FCFA par kilo de cacahuètes en coque, tandis que les huileries sénégalaises offrent environ 200 FCFA. Les Chinois sont accusés de concurrence déloyale et il est reproché au gouvernement de faire profiter les commerçants chinois des fruits d'une récolte subventionnée par le contribuable sénégalais.

Les exportations ont doublé en cinq ans pour passer à 200.000 tonnes en 2019. La Chine estime que sa demande favorise le développement agricole local, et affirme, en qualité de premier importateur des cacahuètes sénégalaises, participer à la création de richesses.

Quatre huileries, dont la Société Nationale de Commercialisation des Oléagineux (Sonacos), se retrouvent dans une position inédite… à cours de cacahuètes dans le pays des arachides. Par conséquent, près de 2.000 emplois seraient menacés. Déjà, la Sonacos s'est séparée de centaines de saisonniers et a annulé de nombreux recrutements.

Pour le gouvernement, il n'y a pas lieu de s'alarmer. « Il y a un million de producteurs qui sont contents », a déclaré le ministre sénégalais de l'agriculture, Moussa Baldé.

Dans le même temps, le Nigeria se débat sur une autre denrée de première nécessité, le riz, dont le prix a plus que doublé suite à la fermeture des frontières le 20 août dernier pour lutter contre les exportations illicites. Sur le grand marché de Garki à Abuja, le sac de riz est passé de 8.000 à 16.000 nairas, jusqu’à 19.000 dans certains cas, constate le correspondant de VOA Afrique, Gilbert Tamba.

Prix exhorbitant du riz au Nigeria
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En Afrique Centrale, le Gabon, qui importe aussi une grande quantité de riz asiatique, soutient des initiatives privées, comme le projet rizicole du Dr Yonnelle Moukoumbi Déa en banlieue de Libreville. L’objectif consiste à mettre au point des semences adaptées au climat local et résistant à la maladie.

Par ailleurs, l'initiative « Gabonaise des réalisations agricoles et des initiatives des nationaux engagés » (GRAINE), un partenariat public-privé lancé en 2014 pour booster la production locale, a retenu 30 variétés de riz sur 121 testées.

Dans la province du Haut-Katanga en République démocratique du Congo, c'est par le maïs qu'on compte atteindre l'autosuffisance alimentaire. Selon les producteurs locaux, il faut plus de 15.000 hectares pour faire face au déficit alimentaire dans la province, qui importe notamment cette graminée de la Zambie voisine. En octobre 2019, le gouvernement provincial a indiqué vouloir atteindre l’autosuffisance et limiter les importations, ce qui a fait flamber les prix sur les marchés.

Ailleurs en Afrique, certains pays ont recours à la technologie pour combler les lacunes et accroître la productivité agricole.

C'est le cas au Zimbabwe, où les autorités encouragent la pratique de l'insémination artificielle dans l'élevage du bétail. L'objectif visé est de mettre de meilleures races à la disposition des agriculteurs à un coût abordable.

Au Kenya, pionnier du numérique, des investisseurs privés ont recours à la technologie pour offrir des prêts aux petits exploitants en vue d'accroitre leur rendement.

« L’Afrique dispose d’assez de ressources pour passer du statut d’importateur à celui d’exportateur de nourriture », avait déclaré en septembre 2017 la présidente de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra), Agnès Kalibata, lors d'un forum à Abidjan.

Un constat éclairé, qui n’en nécessite pas moins des efforts colossaux pour rendre cette vérité efficiente.

La fièvre Lassa fait plus de 100 morts au Nigeria, 1er cas déclaré à Lagos

L'écologiste James Koninga fait des recherchse sur la fièvre de Lassa dans le village de Jormu, dans le sud-est de la Sierra Leone, le 8 février 2011. (REUTERS/Simon Akam)

Une épidémie de fièvre hémorragique Lassa a fait 103 morts au Nigeria depuis le début de l'année, ont annoncé les autorités sanitaires, qui ont également enregistré le premier cas confirmé à Lagos, mégapole de 20 millions d'habitants.

"Cumulativement de la 1ère à la 7e semaine 2020, 103 décès ont été signalés", a indiqué le Nigeria Center for Disease Control (NCDC) dans ses dernières statistiques sur le virus publiées mercredi.

Le centre national pour la gestion des épidémies a déclaré que 115 nouvelles infections avaient été confirmées la semaine dernière, pour atteindre un total de 586 à travers le pays.

Indépendamment du NCDC, les autorités sanitaires de Lagos, la ville la plus peuplée du Nigeria, ont déclaré qu'une personne infectée avait été diagnostiquée dans la ville le 17 février et qu'elle était actuellement en confinement dans un hôpital.

"Soixante-trois personnes qui auraient pu être en contact avec le patient et qui pourraient avoir été infectées ont été identifiées et font également l'objet d'une surveillance", a fait savoir le gouvernement de l'Etat sur son compte Twitter.

La fièvre de Lassa, endémique au Nigeria, appartient à la même famille que les virus Ebola et Marburg, mais elle est beaucoup moins fulgurante.

La transmission se fait par les excrétions de rongeurs ou par contact direct avec du sang, des urines, des selles ou d'autres liquides biologiques d'une personne malade. Une fois déclarée, la fièvre est suivie d'hémorragies.

Le nombre de cas grimpe généralement vers le début de l'année pendant la saison sèche.

L'an dernier, une épidémie de fièvre de Lassa a tué quelque 170 personnes au Nigeria, mais cette année le nombre d'infections déclarées est plus important.

Le virus tire son nom de la ville de Lassa, dans le nord du Nigeria, où il a été identifié pour la première fois en 1969.

Le coronavirus impacte l’économie du Nigéria

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