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Nigeria

Une bousculade fait 31 morts au Nigeria

Des personnes en deuil se consolent en rendant visite à la famille d'une victime d'une bousculade survenue à Mina, en Arabie saoudite, le 26 septembre 2015.

Au moins 31 personnes sont mortes samedi au Nigeria lors d'une bousculade dans une église de l'État de Rivers, dans le sud du pays, a déclaré une porte-parole de la police.

Des centaines de personnes qui s'étaient présentées pour recevoir de la nourriture à l'église tôt samedi ont franchi un portail, provoquant la bousculade, a déclaré Grace Iringe-Koko, porte-parole de la police de l'État de Rivers.

"Les gens étaient là plus tôt et certains se sont impatientés et ont commencé à se précipiter, ce qui a conduit à la bousculade. La police est sur le terrain et surveille la situation tandis que l'enquête se poursuit", a déclaré Mme Iringe-Koko.

L’impact de la guerre en Ukraine sur l'économie nigériane

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En 2020, la Russie y a exporté pour plus d’un milliard de dollars de marchandises. La plus grande exportation étant le blé, évalué à plus de 556 millions de dollars. La guerre en Ukraine affecte-t-elle l'économie? Yushau Aliyu, économiste et analyste des affaires publiques, y répond.

Neuf mois avant la présidentielle, le Nigeria choisit ses candidats

Avant d'être candidat, Bola Tinubu doit d'abord être choisi par sa formation politique, face à 24 autres prétendants.

Depuis des mois, les automobilistes qui traversent le riche quartier d'Ikoyi à Lagos sont accueillis par le visage de Bola Tinubu, dont les affiches de campagne présidentielle sont placardées partout dans la tentaculaire mégalopole nigériane qu'il a jadis dirigée.

Partout ou presque, l'ancien gouverneur, surnommé localement le "Parrain" pour son influence dans son fief, apparaît souriant au-dessus des embouteillages monstre. M. Tinubu espère réaliser en février 2023 son ambition de toujours: être élu président du pays le plus peuplé d'Afrique.

Mais à neuf mois du scrutin, sa place dans la course présidentielle n'est pourtant pas assurée: il doit d'abord être désigné candidat par sa formation politique, face à 24 autres prétendants. Leurs destins seront tranchés à partir de ce week-end à Abuja au cours d'une primaire organisée par le Congrès des progressistes (APC), le parti au pouvoir dont est membre M. Tinubu.

Le principal candidat de l'opposition sera également connu dans les prochains jours alors que le Parti démocratique populaire (PDP) organise à partir de vendredi sa primaire à Abuja. Le choix du candidat à la présidence de l'APC et du PDP fera probablement émerger un favori pour succéder au président Muhammadu Buhari, ex-général de l'armée qui a annoncé quitter le pouvoir après huit ans d'exercice.

Élu décapité au Nigeria: aucun suspect n'a été identifié
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M. Buhari, âgé de 79 ans, termine son deuxième mandat sous le feu des critiques car son pays est toujours en proie à une insurrection jihadiste dans le nord-est et à des bandes criminelles dans le nord-ouest et le centre.

Encore affaibli par la pandémie de coronavirus, le Nigeria – première économie et premier producteur de pétrole d'Afrique – fait désormais face aux conséquences économiques de la guerre en Ukraine, qui a fait grimper les prix du carburant et des denrées alimentaires sur tout le continent. Dans la course à la présidence, tous les regards seront tournés vers M. Buhari pour savoir qui il soutiendra.

APC vs PDP

Du côté de l'APC, M. Tinubu est opposé à son ancien poulain, l'actuel vice-président Yemi Osinbajo, qui vante son expérience de la gestion du gouvernement fédéral. Les deux hommes, qui ont autrefois travaillé ensemble dans le gouvernement de l'État de Lagos, ont sillonné tout le pays pour obtenir le soutien des gouverneurs et des délégués locaux.

"S'il y a bien quelqu'un qui peut être opérationnel immédiatement, c'est moi", a assuré le vice-président Osinbajo au cours d'une récente visite dans l'Etat d'Ogun (sud-ouest).

Rotimi Amaechi, qui a récemment démissionné de son poste de ministre des Transports dans le gouvernement de Buhari, également originaire du Sud, est l'outsider face à ces deux acteurs de premier plan.

Au PDP, l'éternel candidat et ancien vice-président Atiku Abubakar en est déjà à sa sixième tentative de briguer la présidence. En cas d'élection, il a promis une main ferme pour mettre fin à l'insécurité généralisée dans le pays. Face à lui, deux rivaux de premier plan : Bukola Saraki, ancien président du Sénat, et Aminu Tambuwal, actuel gouverneur de l'État de Sokoto et bénéficiant d'un solide soutien dans le Nord du Nigeria, majoritairement musulman. Ezenwo Nyesom Wike, gouverneur de l'État de Rivers, est également candidat.

Du Nord ou du Sud ?

Depuis la fin des dictatures militaires et le retour de la démocratie en 1999, le Nigeria a organisé six élections nationales qui ont souvent été entachées de plaintes pour fraude, de problèmes logistiques, de violences et de contestations judiciaires. En 2019, Atiku Abubakar, qui s'était incliné face à Buhari, réélu, avait contesté les résultats devant la justice pour des allégations de fraude.

Pour tenter de concilier ce pays extrêmement divisé entre un Nord musulman et un Sud chrétien, le Nigeria pratique le "zoning", un accord interne au sein de l'APC et du PDP qui prévoit une alternance entre des candidats originaires du nord et du sud entre deux élections. Cet accord vise à maintenir l'équilibre au Nigeria qui compte plus de 250 groupes ethniques et où les tensions intercommunautaires sont fréquentes.

Après les deux mandats de Buhari, issu du Nord, "il y a une élite (au sein de l'APC) qui consent à 'zoner' le pouvoir au Sud" même si certains pourraient pousser pour le Nord, explique Tunde Ajileye, analyste au cabinet de conseil nigérian SBM Intelligence. "Buhari aime se voir comme une personne juste, il est convaincu qu'au nom de l'équité, le pouvoir devrait aller vers le Sud."

Mais si Tinubu, Osinbajo et Amaechi sont originaires du Sud, le président actuel du Sénat, Ahmed Lawan, issu du Nord, a récemment annoncé sa candidature, soulevant des questions sur le soutien des puissants bastions de l'APC dans le Nord.

Une attaque jihadiste fait 30 morts dans le nord-est du Nigeria

ARCHIVES - Des soldats nigérians patrouillent le 12 octobre 2019, après que des hommes armés soupçonnés d'appartenir au groupe État islamique d'Afrique de l'Ouest ont fait un raid sur un village, tuant un soldat et trois résidents.

Trente personnes ont été tuées dans le nord-est du Nigeria dans une attaque menée par des jihadistes en représailles contre un raid de l'armée, a-t-on appris mardi auprès de deux responsables de milices.

Cette attaque a été menée samedi dans le village de Mudu, dans l'Etat de Borno près de la frontière avec le Tchad par des jihadistes de l'organisation Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap), a-t-on indiqué de même source.

Elle n'a été connue que mardi en raison de la mauvaise qualité du réseau de communications, les jihadistes ayant détruit plusieurs relais de télécommunications dans la région.

Les 30 victimes étaient "des ferrailleurs qui se trouvaient dans la région à la recherche de véhicules calcinés, qui sont nombreux dans les villages du nord de Borno en raison des attaques terroristes", a déclaré à l'AFP Babakura Kolo, chef d'une milice dans la capitale régionale Maiduguri.

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Les hommes tués dans l'attaque étaient venus à pied depuis des camps pour personnes déplacées de la ville de Rann, à 80 km de là.

Selon un autre chef de milice, Umar Ari, l'Iswap a accusé les ferrailleurs d'avoir renseigné l'armée sur leurs positions dans la région.

"Les trente hommes ont eu la malchance de se trouver dans le secteur au moment où les terroristes pleuraient la mort de leurs deux commandants tués dans une opération militaire", a expliqué M. Ari à l'AFP.

Ces dernières semaines, l'armée nigériane a mené avec succès des raids terrestres et aériens contre l'ISWAP et les combattants rivaux de Boko Haram, tuant plusieurs commandants jihadistes.

L'ISWAP s'est séparé de Boko Haram en 2016, et s'est progressivement hissé au rang de groupe jihadiste le plus puissant de la région.

Les deux groupes s'en prennent de plus en plus souvent aux civils, notamment aux bûcherons, aux agriculteurs et aux éleveurs, qu'ils accusent de les espionner.

Les violences jihadistes ont fait plus de 40.000 morts et obligé quelque 2,2 millions de personnes à quitter leurs foyers dans le nord-est du Nigeria depuis 2009, selon l'ONU.

La plupart des personnes déplacées vivent dans des camps et dépendent de l'aide alimentaire fournie par les organisations humanitaires. Beaucoup d'entre elles se voient obligées d'abattre des arbres dans cette région aride pour obtenir du bois de chauffage, et de récupérer des ferrailles qu'elles vendent pour acheter de la nourriture.

Les violences jihadistes au Nigeria se sont étendues au Niger, au Tchad et au Cameroun voisins. Pour les combattre, les armées des quatre pays, ainsi que celle du Bénin, ont réactivé en 2015 une Force multinationale mixte (FMM), créée en 1994 mais très peu opérationnelle depuis.

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