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Nigeria

Au moins 43 morts dans des attaques de bandits dans le nord du Nigeria

Quelques personnes devant le palais du sultan et président général du Conseil suprême national pour les affaires islamiques du Nigeria (NSCIA), Muhammadu Saad Abubakar, à Sokoto, nord-ouest du Nigeria, le 23 août 2016.

Au moins 43 personnes ont été tuées dans plusieurs attaques contre des villages de l'Etat de Sokoto, dans le nord du Nigeria, perpétrées au cours du weekend par des bandits, des groupes armés qui sèment la terreur dans les campagnes.

Ces sources ont évoqué une première vague d'attaques contre quatre villages à une cinquantaine de kilomètres de Sokoto, capitale de l'Etat du même nom, dans la nuit de samedi à dimanche, ayant fait 25 morts. Une autre vague d'attaques, plus au nord dans le même Etat, a fait 18 morts.

Dans la première attaque, des hommes armés sont arrivés dans des villages du district de Rabah, ouvrant le feu sur les habitants avant de voler des têtes de bétail.

"25 personnes ont été tuées et beaucoup d'animaux du cheptel ont été dérobés par les assaillants", a rapporté à l'AFP le représentant de la police locale, Ibrahim Kaoje, affirmant que quatre suspects ont été interpellés.

Parallèlement, un groupe de bandits a mené un raid sur le village de Satiru, à la frontière entre le Nigeria et le Niger, faisant 18 morts.

"Nous avons perdu 18 personnes", a expliqué un habitant, Umeh Na-Ta'ala.

"Ils ont ouvert le feu au hasard", a précisé un autre témoin, Abdullahi Dantani.

Le président Muhammadu Buhari a condamné ces attaques lundi matin, se disant "choqué" et "attristé" par "la mort massive de gens dans les attaques de banditisme qui ont eu lieu samedi dans l'Etat de Sokoto."

"Le président Buhari condamne tout acte de violence et de terrorisme contre les Nigérians innocents", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Les Etats de Zamfara, Sokoto, Katsina et Kaduna, au nord d'Abuja, la capitale fédérale, sont le théâtre d'attaques similaires depuis quelques mois.

Dans un communiqué lundi, Human Rights Watch a indiqué qu'"au moins 262 personnes avaient été tuées par des bandits" depuis le début de l'année, rien que dans l'Etat du Zamfara. "Le gouvernement a déployé 1.000 soldats dans l'Etat en réponse", ajoute l'ONG, mais "peu de responsables des violences ont été arrêtés".

Ces gangs criminels, qui ne se revendiquent d'aucune idéologie, mènent régulièrement des raids dans les villages, volant du bétail, brûlant des maisons, pillant de la nourriture et procédant à des enlèvements contre des rançons.

Les communautés rurales ont formé des milices d'autodéfense pour pallier le manque de policiers ou de militaires dans ces zones difficiles d'accès.

Mais ces forces d'autodéfense sont elles-mêmes accusées d'exécutions extrajudiciaires de bandits présumés, ce qui exacerbe les violences.

Le vaste Nigeria est confronté à de multiples défis en matière de sécurité, notamment les attaques du groupe jihadiste Boko Haram et les affrontements intercommunautaires entre éleveurs et agriculteurs qui se disputent les terres dans un pays à la démographie galopante.

Nigeria: le gouverneur de Kano annule la parade annuelle de l'émir

L'émir de Kano, Muhammadu Sanusi II, au palais de Kano, Nigeria, le 18 juillet 2014.

Le gouverneur de l'Etat de Kano, dans le nord du Nigeria, a annulé le défilé à cheval annuel de la ville organisé par le puissant émir local, ont annoncé des responsables, une décision qui tend davantage les relations entre les deux dirigeants.

Après une réunion de sécurité tenue mercredi, le gouverneur Abdullahi Umar Ganduje a annulé le traditionnel défilé à cheval de l'émir Muhammadu Sanusi II, prévu jeudi et organisé pour marquer la fin du ramadan,

Au cours de la parade, la tradition veut que l'émir, à cheval, rende hommage au gouverneur. Le défilé traverse la ville avec les habitants dans les rues battant des tambours, et tirant des coups de feu.

Mais, cette année, selon Abba Anwar, porte-parole du gouverneur, il existait des menaces sécuritaires.

Muhammadu Sanusi II, est l'une des figures traditionnelles les plus influentes du Nigeria, même s'il ne dispose en théorie d'aucun pouvoir politique.

Mais, au mois de mai, le gouverneur de l'Etat a promulgué une loi, votée par le parlement local, divisant l'émirat de Kano en cinq émirats (Kano, Gaya, Rano, Karaye et Bichi) - amputant ainsi les responsabilités et les ressources de l'émir actuel.

Muhammadu Sanusi II, qui, avant sa nomination comme émir en 2014 était gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, n'hésite pas à remettre en question les traditions, en se prononçant pour la nécessité de réformes sociales et religieuses.

Ses critiques de la polygamie et des familles qui ont trop d'enfants alors qu'elles n'ont pas les moyens de les élever, ont provoqué la colère des religieux musulmans les plus conservateurs.

Pour le gouverneur de l'Etat de Kano, la nouvelle loi doit permettre aux institutions traditionnelles d'être "plus proches du peuple".

Mais les partisans de l'émir de Kano y voient une tentative de réduire son influence.

Série d'attaques de Boko Haram contre l'armée dans le Nort-Est

Une camionnette de police brûlée abandonnée sur le bord d'une route déserte à Damaturu, dans l'État de Yobe, le 7 novembre 2011.

Le groupe jihadiste Boko Haram a multiplié ces derniers jours les attaques contre des bases militaires dans le nord-est du Nigeria, envahissant trois d'entre elles et volant des armes, a-t-on appris lundi de sources sécuritaires.

Des combattants présumés de la faction de Boko Haram affiliée au groupe Etat islamique, l'ISWAP, ont attaqué en tout quatre bases entre vendredi et dimanche, ont indiqué des sources au sein de l'armée et d'une milice.

On ignorait dans l'immédiat le bilan humain de ces attaques survenues dans l'Etat du Borno.

Dimanche, les assaillants ont échoué à s'emparer d'un camp dans la ville de Dikwa.

"Les terroristes ont attaqué des troupes à Dikwa vers 4H00 (03H00 GMT) mais l'attaque a été repoussée sans avoir fait de victimes de notre côté", a déclaré à l'AFP un responsable de l'armée qui a demandé à garder l'anonymat.

Les jihadistes sont venus à bord de 13 camions équipés de mitrailleuses lourdes, a précisé un autre officier.

Dikwa, située à 90 km de Maiduguri, la capitale de l'Etat du Borno, abrite plus de 70.000 déplacés vivant de l'aide humanitaire, dans plusieurs camps.

Précédemment, tard samedi soir, les jihadistes avaient fait irruption dans une base de la ville de Marte, à 40 km de là, chassant les forces armées après des échanges de tirs prolongés, ont indiqué les deux sources militaires.

Ils ont pillé les lieux, emportant les armées abandonnées par les soldats en fuite avant de mettre le feu à la base. Les soldats se sont repliés sur Dikwa.

Sur leur chemin de retour vers le lac Tchad, les insurgés ont mis à sac une autre base, dans le village de Kirenowa, à 30 km de Marte.

"Les soldats de Kirenowa ont été évacués à Dikwa après l'attaque", a indiqué le premier officier.

Les jihadistes ont vraisemblablement lancé ces attaques à partir de leur enclave de la région du lac Tchad, où l'armée nigériane a intensifié ses attaques aériennes contre les camps de l'ISWAP.

Enfin, les forces armées basées dans le village de Dalwa, à 16 km de Maiduguri, ont été délogées après une bataille de six heures contre des combattants de l'ISWAP qui s'est poursuivie jusqu'à dimanche, selon les sources militaires et au sein d'une milice anti-jihadiste.

Les combats ont contraint les habitants de Marte à fuir dimanche à Maiduguri, ont indiqué des habitants.

Des troupes sont cependant revenues à Marte tard dimanche soir, avec des renforts en provenance de Maiduguri.

Depuis juillet 2018, l'ISWAP a attaqué des dizaines de bases militaires, faisant de nombreux morts parmi les soldats.

L'insurrection lancée par Boko Haram il y a une dizaine d'années dans le nord-est du Nigeria et sa répression par l'armée ont fait plus de 27.000 morts et 1,8 million de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Elle a aujourd'hui gagné le Niger, le Tchad et le Cameroun voisins.

Buhari entame son 2e mandat dans la sobriété

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