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Reprise des combats entre l'armée et une milice dans l'est de la RDC

  • VOA Afrique

Les FARDC sur la cité de Nyakakoma, le 9 juin 2017. (VOA/Charly Kasereka)

Des combats intenses ont repris dimanche entre les militaires congolais et des miliciens pour le contrôle d'une cité près de Beni, dans le nord de la province du Nord-Kivu (est de la République démocratique du Congo).

Les Forces armées de RDC (FARDC) avaient annoncé samedi en fin de journée avoir repris le contrôle de la localité de Kabasha, à 24 kilomètres au sud de la ville de Beni, après avoir utilisé des armes lourdes contre des miliciens d'un groupe Maï-Maï non identifié.

"Les combats ont repris à Kabasha (dimanche) depuis 15H30 (13H30 GMT) contre des Maï-Maï, dont l'appartenance ethnique n'est toujours pas connue. Nous avons dépêché des troupes en renfort sur place", a déclaré à l'AFP le lieutenant Jules Tshikudi, l'un des porte-parole de l'armée dans cette région, sans préciser le bilan.

"Comme hier (samedi), ce sont les Maï-Maï qui ont attaqué nos positions", alors qu'"un calme apparent" avait régné toute la nuit à Kabasha qui était sous contrôle de l'armée, a-t-il ajouté, indiquant que "certains évadés de la prison de Kangwayi (de Beni) ont été appréhendés, combattant aux côtés des Maï-Maï".

Samedi, une patrouille de la mission de l'ONU en RDC (Monusco) qui se rendait à Kabasha a été "la cible d'une embuscade tendue par des présumés Maï-Maï", a déclaré dimanche à l'AFP le capitaine Adil Asserhir, l'un des porte-parole des Casques bleus en RDC.

"Dans les échanges des tirs, trois Casques bleus ont été blessés et au moins cinq présumés Maï-Maï ont été tués", a indiqué l'officier, la patrouille a pu également "récupérer" des armes et des effets militaires, a-t-il dit.

La majorité des habitants de Kabasha ont quitté les lieux depuis samedi pour éviter d'être pris pour cibles par les belligérants.

Plus de 900 détenus s'étaient évadés après une attaque de la prison centrale de Beni par des inconnus armés. Plusieurs dizaines des membres présumés d'une rébellion musulmane ougandaise (ADF) étaient incarcérés à la prison de Kangwayi ainsi que plusieurs personnes présentées comme des miliciens Maï-Maï.

La ville et le territoire de Beni font l'objet depuis octobre 2014 d'une série de massacres attribués aux Ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF), qui ont causé la mort de plusieurs centaines des personnes.

Les Maï-Maï sont des groupes "d'autodéfense" constitués sur une base essentiellement ethnique. Pendant la deuxième guerre du Congo (1998-2003), nombre de ces groupes ont été armés par le pouvoir pour combattre les envahisseurs ougandais et rwandais. Certains n'ont jamais désarmé.

L'Est congolais, constellé de groupes armés nationaux et étrangers, est déchiré par plus de vingt ans de conflits armés, alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières de la région et des rivalités entre puissances régionales

Avec AFP

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