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RDC

RDC: des ONG demandent des sanctions contre un homme d'affaires israélien proche de Kabila

Une vue des installations de Tenke Fungurume Mining dans la province du Lualaba, l'ex-Katanga (sud-est), RDC, 29 janvier 2013.

Des ONG ont demandé aux autorités de la RDC des sanctions contre un homme d'affaires israélien proche de l'ancien président Joseph Kabila et soupçonné de corruption par les Etats-Unis.

Les ONG de la plate-forme "Le Congo n'est pas à vendre" ont demandé au président Félix Tshisekedi "le gel de tout compte en banque appartenant" au milliardaire Dan Gertler, propriétaire de plusieurs concessions minières et de blocs pétroliers en République démocratique du Congo.

En décembre 2017, tous ses comptes bancaires aux États-Unis ont été gelés. Le Département d'Etat le présente comme ayant bâti sa fortune "à travers des transactions minières et pétrolières opaques et corrompues".

Les Etats-Unis l'accusent d'avoir fait perdre à la RDC "1,36 milliard de dollars entre 2010 et 2012", en "sous-évaluant les actifs miniers vendus à des sociétés off-shore" qui lui sont liées.

Les ONG demandent un "audit indépendant" des entités étatiques ayant conclu des contrats avec M. Gertler.

L'ambassadeur américain à Kinshasa Mike Hammer a salué sur Twitter cette initiative, qu'il a qualifiée d'effort "louable" contre "ceux qui agissent contre le bien public congolais".

En visite en RDC il y a 15 jours, l'envoyé spécial américain pour les Grands lacs Peter Pham avait insisté sur le fait que Washington était prêt à aider la RDC à lutter contre la corruption et l'impunité.

Mi-décembre, le gouvernement congolais avait décidé de geler les avoirs d'un homme d'affaires libanais, propriétaire d'une boulangerie industrielle de Kinshasa, en application de sanctions du Trésor américain qui l'accuse de financer le Hezbollah.

M. Gertler est au coeur d'une autre affaire ces jours-ci en RDC.

Peu avant de passer sous sanctions américaines en décembre 2017, il a prêté 128 millions d'euros à la société minière congolaise Gécamines.

La Gécamines a expliqué avoir refusé de rembourser son prêt "en raison des sanctions économiques" contre M. Gertler.

En novembre, le tribunal de commerce de Lubumbashi a reconnu la créance de M. Gertler sur la Gécamines.

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Deux frères jumeaux brûlés vifs: 18 interpellations dans le sud-ouest

La ville de Matadi, en République démocratique du Congo, le 8 novembre 2018. (Photo par Junior D. KANNAH / AFP)

Dix-huit personnes ont été interpellées après le double meurtres de frères jumeaux brûlés vifs dans une localité enclavée du sud-ouest de la République démocratique du Congo, où la famille réclame "justice", selon les autorités provinciales.

"Dix-huit présumés auteurs de meurtres sont aux arrêts et seront jugés", a déclaré à la presse Édouard Samba, ministre provincial de la Justice du Kongo-central (sud-ouest).

A Kinzau Mvuete, les frères Max Nsenga Ntumba et Percé Muamba Ntumba ont été "poursuivis", "battus à mort" et "brûlés vifs" après avoir été accusés d'avoir tenté de voler la moto d'un conducteur qui les transportait dans la nuit du 30 au 31 juillet, a rapporté à l'AFP Masiala Lelo, un responsable administratif du territoire de Kinzau Mvuete.

"Il faut que justice soit faite pour nos deux frères. Ils n'étaient pas des voleurs, ni des inciviques", a déclaré à l'AFP Salvador Munku, frère des défunts.

Selon lui, les deux hommes ont été "enterrés dans une fosse commune à Kinzau Mvuete, sans cercueil ni linceul. Nous sollicitons une autorisation d'exhumation pour un enterrement digne".

Âgés de 28 ans, les deux victimes étaient des rappeurs connus dans la région.

Localité enclavée, Kinzau Mvuete est située à 60 km à l'ouest de Matadi, chef-lieu de la province du Kongo-central (sud-ouest). Des vols de motos et des braquages sont régulièrement rapportés dans cette localité agricole.

Sur les réseaux sociaux, des internautes ont dénoncé un crime xénophobe en raison de l'appartenance des victimes à la communauté Luba (celle du président Félix Tshisekedi), dans la région du Kasaï (centre).

"L'association des notables du Kongo-central condamne cet acte", a déclaré à l'AFP l'un de ses porte-parole, Charlie Mingiedi, a assurant que "les deux frères jumeaux n'ont pas été tués à cause de leur appartenance Luba".

Au moins 19 civils tués dans de nouveaux massacres en Ituri

Un combattant de la Force patriotique de résistance pour la milice de l'Ituri (FRPI) fume, 28 juillet 2006, près de Tchei, dans le sud de l'Ituri. L'ONU fait pression pour une reddition complète de la milice dans la région pour garantir des élections sans heurts. PHOTO AFP / LION

en République démocratique du Congo, dix-neuf civils ont été tués et deux autres blessés dans des attaques simultanées de trois villages en Ituri, dans le nord-est, où l'armée peine à contenir une milice depuis fin 2017.

Les miliciens du groupe Coopérative pour le développement du Congo (Codeco) "ont attaqué trois villages dans un rayon de 3 km, ils ont tué 19 personnes" dimanche, a déclaré Innocent Madukadala, chef de secteur de Banyali Kilo dans la province de l'Ituri. "Certains ont été tués à la machette et d'autres par armes à feu", a-t-il précisé.

Parmi les victimes, "cinq personnes ont été tuées dans le village de Lisey, deux dans celui de Tchulu et 12 à Aloys", a détaillé cette source.

Six militaires ont été dépêchés sur place et sont retournés lundi au chef-lieu du secteur situé à 15 km des villages attaqués, demandant aux populations de quitter momentanément leurs habitations, selon des témoignages.

Un mouvement de déplacement de la population est en cours, selon M. Madukadala.

Depuis décembre 2017, la région aurifère de l'Ituri a renoué avec les violences liées à un conflit pour le contrôle des terres qui oppose les Lendu, majoritairement agriculteurs, et les Hema, éleveurs et commerçants.

La milice Codeco dit défendre les intérêts des membres de la communauté Lendu.

Au premier semestre 2020, au moins 636 personnes ont été tués dans ces violences, d'après un récent rapport du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'homme.

Ces violences s'apparentent à un "crime contre l'humanité", d'après l'ONU pour qui les victimes sont principalement des membres de la communauté Hema qui n'a pas constitué de milices, s'en remettant à l'autorité de l’État.

Entre 1999 et 2003, un conflit entre ces deux groupes avait déjà fait plusieurs dizaines de milliers de victimes jusqu'à l'intervention d'une force européenne.

Les cours ont partiellement repris à Kinshasa et dans les provinces

Des enfants lèvent la main pendant une leçon dans une école de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, le 20 novembre 2006. REUTERS/Finbarr O'Reilly

Les écoliers et étudiants ont en partie repris lundi le chemin des classes, lundi en République démocratique du Congo, après la fin de l'état d'urgence pour lutter contre la pandémie de nouveau coronavirus.

"Le virus n'a pas disparu", a souligné le président Félix Tshisekedi dans une salle de classe de l'Athénée de la Gombe, un grand établissement public dans le nord de Kinshasa, exhortant les élèves au respect des gestes barrières.

Mais les rues de la capitale, comme celles de Kisangani et des autres grandes villes du pays, n'étaient pas envahies d'écoliers en uniforme, comme à l'ordinaire.

La rentrée ne concerne lundi que les élèves des dernières années de primaire et de secondaire, ainsi que ceux en cinquième année à l'université.

Au réputé collège catholique Maëlé de Kisangani, des dispositifs de lavage des mains étaient installés devant chaque salle. Le port du masque était obligatoire dans les classes pour les enseignants et les élèves.

Des vendeurs ambulants de masques se sont d'ailleurs installés à proximité de nombreuses établissement scolaires.

Les écoles et les universités ont été fermées le 24 mars en RDC, sur décision du président Tshisekedi, dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire décrété face à l'épidémie de Covid-19.

La fin de l'état d'urgence a été annoncée le 21 juillet et la reprise partielle des cours programmée pour ce lundi 10 août.

Depuis le début de l'épidémie en mars, 9.489 cas ont été enregistrés dont 224 décès, d'après les chiffres officiels publié lundi.

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