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RDC

L'ONG ACAJ appelle à enquêter sur le patrimoine de l'ex-président Kabila

Joseph Kabila à Kinshasa le 24 janvier 2019.

Une organisation congolaise a appelé les autorités judiciaires de la République démocratique du Congo à enquêter sur le patrimoine de l'ancien président Joseph Kabila et des anciens ministres, a indiqué mercredi à l'AFP cette ONG.

L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) "a appelé mardi le procureur de la Cour constitutionnelle à enquêter sur les patrimoines de l’ancien président de la République, Joseph Kabila et ses anciens Premiers ministres", écrit son président Georges Kapiamba dans un message transmis à l'AFP.

La même demande a été adressée au procureur de la Cour de cassation pour qu’il en fasse autant contre les anciens vice-premiers ministres, ministres, vice-ministres et "n’hésite pas à les contraindre par tous les moyens de droit et/ou à les poursuivre en cas d’obstruction, rébellion et autres infractions", ajoute-t-il.

D’après l'ACAJ, "plusieurs d’entre eux ne les ont jamais déclarés à la fin de leur mandat". "Ils ne veulent pas le faire pour dissimuler leur enrichissement illicite et ne pas payer d’impôts conséquents au fisc", ajoute l'ONG.

La loi congolaise impose au chef de l’État et aux membres du gouvernement de déposer au greffe de la Cour constitutionnelle leur déclaration écrite de patrimoine familial au début et à la fin de leurs mandats respectifs.

Cette déclaration de patrimoine familial détaille leurs biens meubles et immeubles, actions ou parts sociales, obligations, comptes en banque, terrains non bâtis, forêts, plantations et terres agricoles, mines et tous autres immeubles, avec indication des titres pertinents.

Lundi, le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, investi le 6 septembre, a déposé la déclaration écrite de son patrimoine au greffe de la Cour constitutionnelle.

D'après le dernier compte rendu du Conseil des ministres tenu vendredi à Kinshasa, M. Ilunga Ilunkamba avait rappelé aux membres du gouvernement l'obligation de déclarer leurs avoirs au plus tard le 6 octobre 2019.

Le président Joseph Kabila a dirigé la RDC du 26 janvier 2001 au 24 janvier 2019.

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L'armée congolaise affirme avoir retrouvé le corps d'un Casque bleu

Des casques bleus en patrouille, non loin de la ville de Goma (Archives)

L'armée congolaise a affirmé mercredi avoir retrouvé le corps d'un Casque bleu de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) près de Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo.

"Les Forces armées de la République démocratique du Congo ont partagé ces informations avec nous et nous allons suivre ce dossier conformément à nos procédures", a indiqué de son côté un porte-parole de la mission de l'ONu (Monusco).

L'armée congolaise affirme avoir retrouvé le corps une date non précisée dans la région de Beni, où elle a annoncé le 30 octobre des opérations contre les groupes armés, en particulier les Forces démocratiques alliées (ADF).

Les Casques bleus ont annoncé depuis lundi qu'ils s'étaient joints à ses opérations, avec leurs éléments de la brigade d'intervention dans la région (Afrique du Sud, Tanzanie, Malawi).

"Dans un camp des ADF conquis par l'armée, nous avons retrouvé les restes d'un Casque bleu tombé au champ d'honneur", a déclaré le général Léon-Richard Kasonga, porte-parole de l'armée congolaise, lors d'une conférence de presse. "On a ramassé sa carte militaire (...) Je ne pourrais pas m'avancer sur sa nationalité. L'ONU elle-même se chargera de la donner".

Côté ONU, on indique que "le pays d'origine et la famille doivent être officiellement informés et l'identification va prendre du temps".

"Donc on ne va rien confirmer avant longtemps".

D'origine ougandaise, les ADF sont accusées du massacre de plus de 100 civils dans la région de Beni, en représailles des opérations militaires congolaises.

Ces massacres ont provoqué des émeutes d'habitants contre les autorités et les Casques bleus, accusés de ne rien faire.

Des sources de la société civile ont accusé les ADF d'avoir tué onze personnes, neuf hommes et deux femmes, dans la nuit de lundi à mardi dans le village d'Orototo, dans le territoire de Beni.

"Nous avons enterré les 11 cadavres aujourd'hui en brousse vers 11H00", a déclaré à l'AFP David Muwaz, président de la société civile de la chefferie de Batalinga.

L'armée congolais n'a pas voulu confirmer.

Au total les ADF sont acccusées du massacre de plus de 1.000 civils dans la région de Beni depuis 2014.

Quinze casques bleus tanzaniens ont été tués par les ADF en décembre 2017 dans l'attaque de leur base en territoire de Beni. En décembre 2018, sept autres Casques bleus ont été tués dans une embuscade tendue par des ADF.

Avec AFP

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