Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Un ancien vice-président retourne dans l'opposition pour la présidentielle de 2019 au Nigeria


L'ancien vice-président du Nigeria, Atiku Abubakar, aspirant à la présidence, lors du congrès du parti du Congrès progressiste à Lagos, Nigeria, 10 décembre 2014
L'ancien vice-président du Nigeria, Atiku Abubakar, aspirant à la présidence, lors du congrès du parti du Congrès progressiste à Lagos, Nigeria, 10 décembre 2014

Un ancien vice-président du Nigeria, Atiku Abubakar, a annoncé dimanche qu'il "revenait à la maison", et retournait dans son parti d'origine, aujourd'hui dans l'opposition, un premier pas avant de briguer la magistrature suprême en 2019.

"J'ai quitté le PDP (Parti démocratique populaire, sous lequel il avait été nommé vice-président) il y a quatre ans, car je pensais qu'il n'était pas en adéquation avec mes principes d'égalité, de démocratie et de justice sociale", a-t-il annoncé dans une video en direct diffusée sur sa page Facebook.

M. Abubakar, qui seconda Olusegun Obasanjo à la présidence du pays de 1999 à 2007, avait quitté le parti au pouvoir pour participer à la création de l'APC (All progressives congress) en février 2013, parti qui a porté à la présidence l'actuel chef d'Etat, Muhammadu Buhari, lors de la dernière élection de 2015.

"Aujourd'hui, je reviens à la maison, dans le PDP, car il est clair (...) que l'APC n'a pas résolu les problèmes et qu'il a déçu les Nigérians", a-t-il ajouté, précisant qu'il avait fait le choix d'internet pour s'adresser en priorité à la jeunesse.

"Ces deux dernières années, trois millions de Nigérians ont perdu leur emploi", a-t-il regretté. "Nous avons besoin d'une économie forte, et c'est ce qui nous fait défaut".

Atiku Abubakar, qui vient tout juste de fêter ses 71 ans, ne s'est pas encore déclaré candidat pour la prochaine élection, mais il a accompli dimanche un premier pas pour représenter le PDP à la présidentielle de 2019.

Fin novembre lorsqu'il avait annoncé quitter l'APC, il avait eu des mots très durs à l'encontre de l'actuel parti au pouvoir, le décrivant comme un "parti agonisant": un sous-entendu au président Buhari, 74 ans, qui a passé la majorité de l'année à Londres où il y était soigné pour une maladie inconnue.

Selon la tradition politique du Nigeria, pays profondément divisé entre un nord musulman et un sud chrétien, les partis présentent tour à tour des candidats de ces deux régions.

Le PDP, qui fut représenté par la présidence de Goodluck Jonathan - chrétien du Sud - entre 2010 et 2015, a déjà annoncé que son candidat à la présidence serait originaire du nord cette fois-ci. C'est le cas de M. Abubakar, né dans l'Etat de l'Adamawa.

Un seul cadre du PDP, Peter Ayodele Fayose, gouverneur de l'Etat d'Ekiti (sud-ouest), a jusqu'à présent déclaré son intention de se présenter à la primaire.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG