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Au moins 13 morts et une cinquantaine de blessés dans un double attentat au Nigeria


Des passants regardent le taxi qui a explosé dans un attentat-suicide à Maiduguri, le 23 octobre 2017.

​​Un double attentat-suicide dans un marché samedi matin dans le nord-est du Nigeria a fait au moins 13 morts selon la police, 18 selon des sources locales.

Ce double attentat a eu lieu dans le marché de Biu (185 kilomètres au sud de Maiduguri, la capitale de l'état du Borno), à proximité d'une gare routière vers 11h30 samedi, période de grande affluence.

"Deux femmes kamikazes se sont infiltrées dans la ville (...) où elles ont déclenché leur ceinture explosive", a rapporté Victor Isuku, porte-parole de la police pour l'Etat du Borno.

"Au total 13 personnes ont été tuées (le chiffre excluant les kamikazes), et 53 souffrent de blessures variables", a-t-il ajouté dans sa déclaration.

Le représentant des milices civiles locales, Ibrahim Saidu Maniya, avance quant à lui un bilan de 18 morts et 36 blessés.

Boko Haram n'a pas l'habitude de revendiquer ses attentats, mais la faction dirigée par Abubakar Shekau utilise de nombreuses femmes et adolescent(e)s kamikazes pour perpétrer des attaques.

"Les explosions ont été si violentes qu'on les a entendues à travers toute la ville", raconte Ahmad Babagana, habitant de Biu contacté par l'AFP, qui a perdu un ami dans ce double attentat.

"J'ai entendu une grosse explosion et j'ai vu de la fumée noire qui émanait du marché", a témoigné un autre résident, Zakari Tiko.

"Les secours sont toujours sur place et d'après ce que l'on a vu, le bilan devrait être lourd", explique M. Tiko.

Ces huit dernières années, la grande ville de Biu a été la cible récurrente d'attentats et d'attaques de la faction de Boko Haram, dirigée par Abubakar Shekau. En août 2015, un attentat-suicide avait fait au moins 50 morts et plus de 50 blessés, dans le marché d'un village proche.

Quelques mois auparavant, en février, une explosion, toujours dans un marché, avait fait 15 morts et 21 blessés.

Le président nigérian Muhammadu Buhari avait affirmé en décembre 2015 que Boko Haram était "techniquement battu" face à la reprise de l'armée nigériane.

La semaine dernière, soit deux ans plus tard, les attaques se poursuivent mais le président a affirmé que ce ne sont que les "derniers coups de pieds d'un cheval mourant".

Depuis son apparition il y a huit ans, Boko Haram, qui lance des attaques et commet des attentats-suicides au Nigeria et dans les pays voisins comme le Cameroun, le Niger et le Tchad, a provoqué la mort d'au moins 20.000 personnes.

Avec AFP

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