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Attaque "terroriste" au Mali : 49 soldats tués

Général Keba Sangaré lors de la revue des troupes, au Mali, le 8 septembre 2019. (VOA/Kassim Traoré)

L'attaque "terroriste" contre un camp militaire vendredi dans la localité malienne d'Indelimane, près de la frontière avec le Niger, a fait 49 morts et une vingtaine de rescapés ont été retrouvés, a annoncé samedi l'armée malienne dans un nouveau bilan.

Un précédent bilan donné vendredi soir par le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Yaya Sangara, sur Twitter, faisait état de 53 soldats et d'un civil tués.

L'attaque a visé un camp militaire à Indelimane, dans la localité d'Ansongo, dans le secteur de Ménaka (nord-est).

"Les FAMa (les Forces armées maliennes) enregistrent 49 morts, trois blessés et des dégâts matériels. Une vingtaine de rescapés ont été récupérés", affirme samedi, sur sa page Facebook, l'armée malienne.

"La situation est sous contrôle des FAMa à Indelimane. Le ratissage est toujours en cours en vue des évaluations", ajoute l'armée.

L'attaque, qualifiée vendredi de "terroriste" par l'armée, n'a pas été revendiquée. Les circonstances n'ont également pas été précisées.

"Nous sommes arrivés ici depuis hier (vendredi) 17H00 GMT (et locales). Nous avons repris nos positions. Les terroristes ont mené une attaque surprise à l'heure du déjeuner. Des véhicules de l'armée ont été détruits, d'autres emportés", a affirmé samedi à l'AFP un officier de l'armée malienne.

L'armée et le gouvernement malien ont annoncé vendredi que des renforts étaient arrivés dans la zone de l'attaque, une des plus meurtrières ayant visé des soldats depuis plusieurs années au Mali.

Quarante soldats avaient été tués dans deux assauts jihadistes le 30 septembre à Boulkessy et le 1er octobre à Mondoro, des localités situées dans le sud du pays, près du Burkina Faso, selon un bilan d'un responsable du ministère de la Défense.

Plusieurs sources estiment que ce bilan officiel de 40 morts a été sous-évalué.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l'armée face à la rébellion à dominante touareg, d'abord alliée à ces groupes, qui l'ont ensuite évincée.

Les jihadistes en ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire, qui se poursuit toujours.

Cependant les violences jihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires ayant fait des centaines de morts.

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