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Mali

L'attaque de Boulkessy a fait 40 morts, la plus meurtrière depuis 5 ans

Le ministre de la Défense avec les forces spéciales du pays à Boulkessy, le 7 octobre 2019. (VOA/FAMA)

Le bilan, revu de l'attaque du camp Fort 11 des forces armées maliennes de Boulkessy, est de 40 morts, une dizaine de blessés, de nombreux disparus et une trentaine de personnes retrouvées.

Les autorités maliennes, la population et les parents des soldats tombés sont entre prières et condamnations de cette attaque, la plus meurtrière de ces 5 dernières années.

Attaquées le 30 septembre dernier, c'est seulement le 3 octobre que les forces armées maliennes Fama ont pu récupérer le camp fort 11 de Boulkessy.

Le bilan de la double attaque de Boulkessi passe à 40 morts
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"Le bilan est de 38 morts et 16 blessés à la date du 4 octobre, et 17 parachutistes sont toujours engagés sur le Fort 11 à Boulkessy", a déclaré le colonel major Oumar Diarra, commandant du théâtre des opérations du centre. Lundi ce bilan a été revu à la hausse, après la découverte de deux nouveaux corps.

Le ministre de la défense, Ibrahim Dahirou Dembélé, parle aux soldats à Boulkessy, le 7 octobre 2019. (VOA/FAMA)
Le ministre de la défense, Ibrahim Dahirou Dembélé, parle aux soldats à Boulkessy, le 7 octobre 2019. (VOA/FAMA)


"Il y a huit blessés qui sont à l'infirmerie à Sévaré, les blessés qu'on a vu à Boulkessy vont rentrer bientôt chez eux", confie le ministre de la Défense, Ibrahim Dahirou Dembélé, présent aux côtés des soldats maliens. Il a participé au combat de libération du Fort 11 à Boulkessy.

Après la double attaque contre les camps des Fama à Mondoro et Boulkessy, les partis politiques et les associations ont condamné ces attaques.

"Le Haut conseil islamique condamne cette attaque, il observe que la répétition de telles attaques et leur grande similitude constituent des preuves que le gouvernement du Mali a obligation d'améliorer sa politique d'anticipation et de prévention afin de réduire au maximum ces réactions à posteriori", a dit Mamadou Diamoutany, secrétaire-général du Haut conseil islamique du Mali.

Le président IBK ne veut pas désespérer et souhaite le renforcement de la capacité de riposte des forces en présence, surtout de la Minusma et du G5 Sahel.

Dimanche matin, au camp Para de Djicoroni, le Premier ministre malien a participé à la cérémonie de prière en hommage aux soldats tombés à Boulkessy. Dr Boubou Cissé a prié aux côtés des parents et camarades des soldats tués.

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Le chef de l'opposition Soumaïla Cissé serait entre les mains de jihadistes

Le chef de file de l'opposition au Mali, Soumaïla Cissé, en campagne à Mopti pour l'élection présidentielle de juillet 2018. (Photo: Twitter/ Soumaïla Cissé)

Le chef de l'opposition au Mali, Soumaïla Cissé, enlevé mercredi alors qu'il faisait campagne dans son fief du nord du pays pour les législatives de dimanche, est "vraisemblablement" aux mains d'un groupe jihadiste affilié à Al-Qaïda, ont indiqué samedi un élu du centre du pays et une source sécuritaire.

"A l'heure actuelle, d'après nos informations, le chef de l'opposition a été vraisemblablement enlevé par des jihadistes du centre du Mali se revendiquant d'Amadou Koufa", a déclaré à l'AFP une source sécuritaire malienne.

Amadou Koufa est un prédicateur peul qui dirige la katiba du Macina, apparue dans le centre du Mali en 2015 et qui constitue l'une des branches du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance jihadiste du Sahel affiliée à Al-Qaïda.

L'élu de Niafounké, dans la région de Tombouctou, âgé de 70 ans, et les six membres de sa délégation enlevés en même temps que lui "ont probablement changé de zone et sont loin du lieu du rapt", selon la même source.

"Selon les dernières informations, notre président (Soumaïla Cissé) est entre les mains de la katiba du Macina", a dit à l'AFP un élu du centre proche du chef de l'opposition.

"Non seulement nous avons des indices certains par nos propres sources, mais également par les enregistrements diffusés par les jihadistes", a-t-il ajouté.

Jeudi et vendredi, dans des enregistrements qui ont beaucoup circulé sur les réseaux sociaux en langues peule et sonrhai, parlées dans le centre et le nord du Mali, des hommes se présentant comme des fidèles d'Amadou Koufa, ont revendiqué le rapt, a constaté un correspondant de l'AFP.

Le parti de M. Cissé a installé à Bamako une cellule de crise pour suivre les événements. Le Premier ministre Boubou Cissé et deux de ses prédécesseurs, Moussa Mara et Soumeylou Boubeye Maïga, ont notamment rendu visite à cette cellule de crise.

Le parti de M. Cissé, l'Union pour la République et la Démocratie (URD), a appelé samedi à une "participation massive" aux législatives de dimanche, malgré l'enlèvement de son chef. "Nous devons faire en sorte que le parti sorte encore plus grandi de cette épreuve", a affirmé sa direction dans un communiqué.

Scrutin malien maintenu malgré la pandémie de COVID-19
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