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L'armée malienne engage de "gros moyens" pour reprendre des positions aux jihadistes

Opération conjointe des forces armées maliennes et de Barkhane menée fin juin dans le Gourma au Mali, photo publiée le 6 juillet 2018. (Twitter/Etat-Major armées)

Un bataillon de l'armée malienne sous commandement du G5 Sahel tentait mardi "avec de gros moyens" de reprendre des positions tombées sous le contrôle de jihadistes, qui ont mené lundi une double attaque contre des camps militaires dans le centre du pays, ont indiqué des sources concordantes.

Situé à proximité de la frontière avec le Burkina Faso, la position de Boulkessy du bataillon malien de la Force conjointe du G5 Sahel a été attaquée lundi à l'aube par des "éléments présumés du groupe terroriste Ansaroul Islam", accusé de semer la terreur dans le nord du Burkina, selon le secrétariat de cette force encore embryonnaire créée par les pays du G5 Sahel (Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Tchad et Niger).

Les assaillants, qui disposaient de véhicules équipés d'armes lourdes, a attaqué pratiquement au même moment le détachement de l'armée malienne à Mondoro, à une centaine de kilomètres de Boulkessy.

Plus de 24 heures après cette double attaque, l'armée malienne n'avait toujours pas annoncé de bilan officiel. Selon des sources locales contactées par l'AFP, deux civils ont été tués par balle à Boulkessy.

"Les forces spéciales sont sur la zone depuis hier (lundi). Les combats se poursuivent, ils ont pu récupérer une dizaine de militaires de la compagnie attaquée", a déclaré à l'AFP une source militaire à propos de la situation à Boulkessy. "L'aviation appuie les forces terrestres", a ajouté cette source, en précisant que des renforts étaient partis de Mondoro.

"Actuellement, nous avons déployé de gros moyens pour reprendre deux des positions de notre bataillon sous commandement G5, à Boulkessy, tombées aux mains des terroristes", selon une autre source militaire.

Un élu d'une localité voisine a indiqué avoir aperçu "un hélicoptère de l'armée malienne allant vers Boulkessy".

Le sort de plusieurs soldats restait mardi "incertain", ont déclaré plusieurs sources militaires. "Nous n'avons pas encore de leurs nouvelles. Les militaires maliens se sont repliés. Il n'y a pas eu de combat et les présumés jihadistes sont repartis avec un important lot de matériels militaires et roulant", a expliqué une source administrative malienne.

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Le Premier ministre malien dit que le calendrier d'un retour des civils sera tenu

Le chef de la coalition M5-RFP Choguel Kokalla Maiga (C) prononce un discours devant la foule sur la place de l'indépendance de Bamako le 4 juin 2021.

Le Premier ministre de transition malien Choguel Kokalla Maïga a assuré lundi que les élections censées ramener les civils au pouvoir auraient lieu comme prévu en février-mars 2022.

"Le chronogramme des élections générales a déjà été publié en avril. Ce chronogramme sera maintenu", a-t-il dit dans des propos tenus devant le Conseil national de transition (CNT) et publiés par ses services sur les réseaux sociaux.

Le doute persiste quant à la faculté des autorités à tenir les échéances dans les sept mois qui leur restent, tant les obstacles à surmonter sont considérables dans ce pays en pleine tourmente depuis des années. La propagation jihadiste et les violences de toutes sortes vont de pair avec de graves crises politique et sociale. Le Mali reste sur deux coups d'Etat militaires en un an.

Les colonels qui ont renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta en août 2020 se sont engagés à rendre le pouvoir aux civils dans un délai de 18 mois. Le premier gouvernement de transition qu'ils ont installé avait fixé en avril au 27 février 2022 les premiers tours d'une présidentielle et de législatives, et aux 13 et 20 mars respectivement d'éventuels seconds tours.

Les militaires restent les maîtres du pouvoir dans l'actuelle période transitoire. Le colonel Assimi Goïta, chef de la junte, a fait écarter le 24 mai le président et le Premier ministre de transition avant de se faire déclarer président et de nommer un nouveau chef de gouvernement en la personne de M. Maïga.

Celui-ci répondait lundi aux questions des membres du Conseil national de transition, mis en place par les militaires et faisant office d'organe législatif, après leur avoir présenté vendredi le plan d'action de son gouvernement.

"La Turquie cherche de nouveaux alliés diplomatiques en Afrique", estime l'analyste Seidik Aba

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Libération de deux Mauritaniens kidnappés le 18 juillet au Mali

umugabo washakaga guhitana Koloneli Asimi Goita Perezida w'inzibacyuho wa Mali aryamye mu ikamyoneti nyuma yo gutabwa muri yombi

Deux Mauritaniens enlevés au Mali le 18 juillet en compagnie de trois ressortissants chinois ont été libérés mardi, a indiqué une source proche du gouvernement mauritanien.

Les cinq hommes avaient été enlevés lors d'une attaque contre un site de construction d'une route à quelque 55 km de la ville de Kwala, dans le sud-ouest du Mali, non loin de la frontière mauritanienne, selon l'armée malienne.

Les deux Mauritaniens "ont été libérés cet après-midi par leurs ravisseurs et se trouvent désormais aux mains des autorités mauritaniennes", a dit à l'AFP un responsable du ministère mauritanien de la Communication, confirmant une information de l'Agence mauritanienne d'information (AMI, officielle).

"Ils se trouvent à Vassala, sur la frontière sud-est avec le Mali. Ils sont en bonne santé", a ajouté cette source, qui n'était pas en mesure de donner de détails sur les circonstance de leur libération ou sur l'identité des ravisseurs.

Ce responsable ayant requis l'anonymat et l'AMI n'ont pas non plus donné d'indications sur le sort des trois ressortissants chinois enlevés en même temps qu'eux.

L'agence de presse mauritanienne Al-Akhbar avait rapporté que les assaillants, arrivés à moto, avaient incendié des réservoirs de carburant avant de s'enfuir avec les otages. Des équipements de chantier avaient également été détruits, avait indiqué l'armée malienne, sans plus de détails.

Les rapts, à la fois de Maliens et de ressortissants étrangers, sont monnaie courante dans le pays, foyer de violences jihadistes, intercommunautaires ou crapuleuses qui ensanglantent cette partie du Sahel depuis des années.

Cinq catholiques maliens avaient été kidnappés le 21 juin après leur départ de Ségué, une localité située sur le plateau dogon (centre) peuplé en grande partie de catholiques. Quatre d'entre eux avaient été libérés deux jours plus tard et le cinquième à la mi-juillet.

Le journaliste français Olivier Dubois, enlevé dans le nord du Mali le 8 avril, est pour sa part toujours aux mains de ses ravisseurs.

Tentative d’assassinat d’Assimi Goïta : l’auteur présumé est mort

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