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Au moins 25 soldats maliens et 15 jihadistes tués lors d'intenses combats

Au moins quatorze soldats maliens ont été tués samedi lors d'une attaque contre leur camp militaire dans le noed du Mali, a annoncé l'armée malienne en évoquant une action de "terrorisme", 27 janvier 2018. (Facebook/FAMa)

Au moins 25 soldats maliens ont été tués lors d'intenses combats lundi et mardi pour le contrôle de deux camps militaires attaqués dans le centre du pays en guerre par les jihadistes qui ont eux-mêmes perdu 15 hommes, a indiqué le gouvernement malien.

Il s'agit d'un des coups les plus durs essuyés depuis des mois par l'armée malienne mais aussi par la force des pays du G5 Sahel (Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Tchad et Niger), dont relève l'un des bataillons maliens attaqués lundi.

Une soixantaine de soldats maliens sont par ailleurs portés disparus et l'armée a essuyé de lourdes pertes en matériel, a ajouté le gouvernement dans un communiqué.

L'armée malienne est cependant parvenue à reprendre et conserver le contrôle des positions attaquées, à Boulkessy et, à une centaine de kilomètres de là, à Mondoro, a déclaré le gouvernement.

Le gouvernement a indiqué que les combats se poursuivaient et qu'une opération "d'envergure" des forces maliennes mais aussi burkinabé appuyées par la force française antijihadiste Barkhane était en cours pour neutraliser les assaillants.

Ces hostilités sont une nouvelle illustration de la dégradation continue de la situation sécuritaire dans le pays en proie depuis 2012 aux insurrections indépendantistes, salafistes et jihadistes, et aux violences interethniques meurtrières. De larges pans du territoire échappent au contrôle du pouvoir central malien.

- Frappes aériennes -

Lundi, des éléments appartenant au groupe Ansaroul Islam selon la Force du G5 Sahel ont lancé l'offensive contre le bataillon malien de la force à Boulkessy, près de la frontière avec le Burkina Faso. Ansaroul Islam est accusé de semer la terreur dans le nord du Burkina.

Au même moment, le détachement de l'armée malienne à Mondoro a lui aussi été attaqué.

Les informations en provenance de la zone très difficile d'accès sont rares, mais celles qui en parvenaient faisaient état de violents affrontements et de lourdes pertes - y compris des civils - sur lesquelles les autorités maliennes ont gardé le silence jusqu'à mardi soir.

Les positions de Boulkessy sont tombées entre les mains des assaillants. De lourds moyens, y compris aériens, et des forces spéciales ont été engagées pour les reprendre, a indiqué une source militaire à l'AFP.

Après le déploiement des forces spéciales, les forces maliennes, "malgré les tirs de harcèlement des terroristes, ont pu réoccuper le camp de Boulkessy ce mardi soir", a dit le gouvernement.

Outre les 25 soldats tués, quatre ont été blessés et évacués.

"Du côté des terroristes, au moins 15 (ont été) tués et cinq véhicules détruits par les frappes aériennes", a dit le gouvernement.

Quant à Mondoro, la reprise de contrôle par les forces maliennes y étaient confirmées mardi matin.

Les forces maliennes n'avaient pas connu un tel bain de sang depuis le 17 mars quand une attaque jihadiste contre un camp de l'armée à Dioura (centre) avait fait près de 30 morts.

Les jihadistes ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire, qui se poursuit actuellement.

Cependant, les violences jihadistes ont persisté, puis se sont propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires qui ont fait des centaines de morts.

L'impuissance face à la propagation des violences au Mali et au Sahel faisait dire récemment au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, que la communauté internationale était "en train de perdre du terrain face à la violence et au terrorisme".

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Inhumation à Gao des 30 soldats tués à Tabankor

Inhumation à Gao des 30 soldats tués à Tabankor
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Le bilan de l'attaque à la frontière nigérienne monte à 30 soldats tués

Des soldats du régiment blindé lors 35ème Régiment blindé à Kati, Mali, 4 mai 2018, (Facebook/FaMa).

Trente soldats maliens ont été tués lundi dans une attaque attribuée aux djihadistes dans l'est du Mali, à proximité de la frontière nigérienne, a-t-on appris mardi de source sécuritaire malienne, alors que l'armée avait jusqu'ici fait état d'un bilan de 24 militaires tués.

"Trente corps de soldats tombés au cours d'une mission dans le secteur de Tabankort (région de Ménaka) sont arrivés à Gao (nord) en provenance de Niamey (Niger)" mardi à la mi-journée, a précisé cette source.

Les victimes devaient être enterrées mardi dans un camp militaire de Gao, grande ville du nord du Mali, en présence du ministre de la Défense, Ibrahima Dahirou Dembélé, selon la source sécuritaire malienne.

Les recherches de soldats "dispersés" lors de l'attaque se poursuivent, a-t-elle ajouté.

Les forces maliennes et nigériennes menaient une opération conjointe lundi contre les djihadistes quand une patrouille a été attaquée dans cette zone frontalière, selon l'armée malienne.

Les "terroristes" (les djihadistes dans le vocabulaire de l'armée malienne) ont eux-mêmes perdu 17 hommes, tués dans les combats, et une centaine de "suspects" ont été capturés et étaient aux mains des forces nigériennes, avait dit lundi l'armée malienne sur les réseaux sociaux.

Cette nouvelle attaque meurtrière est intervenue alors que l'armée française annonçait la mort ou la capture d'une trentaine de djihadistes en novembre, lors d'une vaste opération conjointe avec les forces burkinabè, maliennes et nigériennes aux confins du Burkina Faso et du Mali et lors d'une autre opération des seuls commandos français dans l'est du Mali samedi.

Un soldat français a été gravement blessé en opération samedi, a-t-elle dit.

L'attaque de lundi constitue un coup dur de plus pour l'armée malienne après la mort d'une centaine de soldats dans deux attaques djihadistes en un mois cet automne dans les mêmes confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso.

C'est aussi une illustration supplémentaire de la dégradation continue de la sécurité qui alarme la communauté internationale dans cette région et plus largement au Sahel.

Depuis leur apparition dans le nord du Mali en 2012, les violences djihadistes se sont propagées vers le centre du pays et au Burkina et au Niger voisins, malgré la présence des forces françaises (Barkhane), régionales (force conjointe du G5 Sahel comprenant le Mali, le Burkina, le Niger, la Mauritanie et le Tchad) ou de l'ONU (Minusma).

24 soldats tués, 29 autres blessés

24 soldats tués, 29 autres blessés
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24 soldats et 17 jihadistes tués dans des combats

Des soldats maliens à Mopti, Mali, le 22 janvier 2013.

Sept soldats maliens ont été tués lundi lors de combats avec des djihadistes près du Niger, dans une zone frontalière sous tension, a indiqué l'armée malienne sur Twitter.

Une nouvelle attaque attribuée aux jihadistes a coûté la vie à 24 soldats maliens lundi dans l'est du Mali, a indiqué l'armée malienne alors même que la France annonçait de lourdes pertes infligées à ces jihadistes en novembre.

Les "terroristes" (les djihadistes dans le vocabulaire de l'armée malienne) ont eux-mêmes perdu 17 hommes, tués dans les combats de lundi, et une centaine de "suspects" ont été capturés, a dit l'armée malienne sur les réseaux sociaux.

Auparavant, l'armée française avait annoncé la mort ou la capture d'une trentaine de djihadistes en novembre, lors d'une vaste opération conjointe avec les forces burkinabè, maliennes et nigériennes aux confins du Burkina Faso et du Mali et lors d'une autre opération des seuls commandos français dans l'est du Mali samedi. Un soldat français a été gravement blessé en opération samedi, a-t-elle dit.

L'attaque de lundi constitue un coup dur de plus pour l'armée malienne après la mort d'une centaine de soldats dans deux attaques djihadistes en un mois cet automne dans les mêmes confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso. C'est aussi une illustration supplémentaire de la dégradation continue de la sécurité qui alarme la communauté internationale dans cette région et plus largement au Sahel.

Depuis leur apparition dans le nord du Mali en 2012, les violences djihadistes se sont propagées vers le centre du pays et au Burkina et au Niger voisins, malgré la présence des forces françaises (Barkhane), régionales (force conjointe du G5 Sahel comprenant le Mali, le Burkina, le Niger, la Mauritanie et le Tchad) ou de l'ONU (Minusma).

D'aucuns doutent de l'efficacité des armées nationales et de ces forces étrangères face à cette propagation.

Le même jour, le Premier ministre français Edouard Philippe a appelé depuis le Sénégal, frontalier du Mali, à ne laisser "aucune chance, aucune prise" aux jihadistes du Sahel.

Les présidents mauritanien et sénégalais Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et Macky Sall ont réclamé de concert, lors du même forum international consacré à la sécurité près de Dakar, un mandat renforcé pour les forces combattant au Sahel.

- L'idée d'une commandement unique ? -

Entre les forces maliennes et étrangères, "pas moins de 30.000 hommes (se trouvent) sur un terrain qui est pris en otage par une bande d'individus. Y a un problème. Pourquoi nous ne sommes pas capables de régler ce problème ?" a demandé le président sénégalais, dont le pays participe à la Minusma. Il a envisagé le placement des forces étrangères sous un commandement unique.

Les forces maliennes et nigériennes menaient une opération conjointe lundi contre les djihadistes quand une patrouille a été attaquée à Tabankort, a dit l'armée malienne.

Les forces maliennes "déplorent 24 morts, 29 blessés et des dégâts matériels. Côté ennemi l'on dénombre 17 terroristes tués, une centaine de suspects appréhendés", a-t-elle rapporté.

Les prisonniers sont aux mains des forces nigériennes, a-t-elle dit. Dans un précédent communiqué, l'armée malienne a indiqué avoir reçu le soutien de la force française antijihadiste Barkhane dans la contre-offensive contre les jihadistes.

La version des faits livrée par l'armée malienne peut difficilement être recoupée. Les zones en question sont quasiment inaccessibles sans s'exposer gravement. Tabankort est une zone connue pour le trafic de drogue. La violence au Mali est aussi multiforme, alimentée par de nombreux trafics.

Auparavant, l'état-major français avait indiqué que 24 jihadistes avaient été tués ou capturés lors de l'opération appelée Bourgou 4 et impliquant des armées de la région et la force Barkhane pendant deux semaines en novembre aux confins du Burkina et du Mali.

Par ailleurs samedi, au petit matin, les commandos de Barkhane soutenus par des hélicoptères Tigre ont "mis hors de combat cinq terroristes" lors de l'attaque d'un campement dans la région d'Indelimane, "dans la zone d'évolution de l'État islamique au grand Sahara (EIGS)", a dit l'état-major dans un autre communiqué.

"Un des commandos a été grièvement blessé" et évacué, puis rapatrié, dit le communiqué sans plus de précision sur ses blessures.

Des manifestations se multiplient à Bamako pour soutenir l’armée malienne

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