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États-Unis

Malaise autour de la "tolérance zéro" de Trump sur l’immigration

Le président des États-Unis, Donald Trump, lors du forum des dirigeants de la NRA au Kay Bailey Hutchison Convention Center à Dallas, Texas, 4 mai 2018.

La "tolérance zéro" de l'administration Trump face à l'immigration illégale provoque le malaise et la Maison Blanche s'est vue accusée de violations des droits humains en séparant les enfants de leurs parents arrêtés après avoir passé clandestinement la frontière avec le Mexique.

Des manifestations sont prévues vendredi dans plusieurs dizaines de villes américaines pour protester contre cette mesure, censée décourager les candidats à l'immigration mais considérée comme cruelle et inutile.

"Cela ne représente pas ce que nous sommes, nous Américains, ce n'est pas ce pourquoi nous luttons", a lancé l'élu démocrate Joachin Castro lors d'un rassemblement jeudi soir à San Antonio (Texas). "Ce pays est un phare de la liberté, de la démocratie et surtout du respect des droits de l'Homme".

"On ne devient pas non humain simplement en passant la frontière", a-t-il ajouté.

A Los Angeles, un autre élu démocrate, Jimmy Gomez, a lancé jeudi un vibrant plaidoyer en faveur des migrants. "Ces familles n'essaient pas d'entrer illégalement, elles se présentent à la frontière et demandent de l'aide", a-t-il affirmé.

>> Lire aussi: Les familles qui entrent illégalement aux Etats-Unis seront séparées

Les passages clandestins ont repris depuis quelques mois à la frontière mexicaine après une baisse significative à la suite de l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, qui a fait de la lutte contre l'immigration illégale une priorité.

En avril, près de 51.000 personnes dont plus de 9.500 familles, ont été arrêtées après être entré illégalement aux Etats-Unis, selon la police aux frontières.

Pour stopper le flot, le ministre de la Justice Jeff Sessions a annoncé le 7 mai une "tolérance zéro" pour les clandestins arrêtés, particulièrement les familles, qui seront systématiquement inculpés pour entrer illégale avant même de pouvoir déposer une demande d'asile.

"Si vous faites passer (illégalement, ndlr) un enfant, nous vous poursuivrons. Et cet enfant sera séparé de vous, comme requis par la loi", avait notamment déclaré le ministre.

- "Monnaie d'échange" -

La mesure vise notamment les ressortissants des pays d'Amérique centrale qui déposent des demandes d'asile en raison d'une "peur crédible" pour leur vie. La plupart des candidats viennent du Guatemala, du Salvador et du Honduras, trois pays gangrénés par la violence des groupes criminels.

Les enfants sont placés en famille d'accueil ou chez des proches pendant que leurs parents déposent une demande d'asile. Selon les chiffres officiels, plus de 90% d'entre elles ont été approuvées après un examen qui peut durer plusieurs mois.

Pour sa défense, le président Donald Trump a rendu la précédente administration responsable de ces mesures de détention, ainsi que l'opposition démocrate au Congrès, pourtant dominé par les républicains.

"Mettez la pression sur les démocrates pour mettre fin à la loi horrible séparant les enfants de leurs parents quand ils ont passé la frontière", a-t-il dit dans un tweet la semaine dernière. Il a lié la fin de cette mesure au financement d'un mur à la frontière mexicaine pour stopper les clandestins.

>> Lire aussi: Bataille judiciaire finale sur le décret migratoire de Trump

La loi était en effet déjà en vigueur sous l'administration Obama, mais rarement appliquée. Selon l'éditorialiste du Washington Post Greg Sargent, "le changement n'est pas qu'une nouvelle règle a provoqué la séparation des familles (mais que) l'administration inculpe délibérément plus de familles en sachant parfaitement que plus d'enfants seront séparés de leurs parents".

L'organisation de défense des droits civiques ACLU a quant à elle dénoncé jeudi l'utilisation des familles "comme monnaie d'échange contre un mur à la frontière et d'autres mesures répressives".

Dans le Washington Post trois anciens responsables de la police aux frontières ont fustigé vendredi "une menace qui est en fait un, coup de bluff (et qui) va faire du tort à la sécurité aux frontières", citant le manque de financement, de juges et de lieux de détention adéquats.

Ivanka Trump a également été victime de cette controverse quand elle a posté la semaine dernière sur son compte Twitter une photo d'elle serrant son fils dans les bras.

"N'est-ce pas la meilleure chose que de câliner son petit en sachant exactement où il est, en sécurité dans vos bras ? (...) N'est-ce pas, Ivanka ?", s'est insurgé sur Twitter l'humoriste Patton Oswalt.

Avec AFP

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Nouvel abandon d'un candidat démocrate dans la course à la Maison Blanche

Le gouverneur démocrate de Washington, lors du premier débat Premier débat des démocrates, à Miami, le 26 juin 2019

Il n'en reste plus que 22: le candidat à la primaire démocrate Jay Inslee a annoncé mercredi qu'il se retirait de la course à la Maison Blanche.

C'est le troisième abandon dans cette primaire après ceux d'Eric Swalwell et John Hickenlooper.

Jay Inslee, gouverneur progressiste de l'Etat de Washington, au nord-ouest des Etats-Unis, plafonnait à moins de 0,5% dans les sondages pour l'investiture démocrate.

"Cela devient maintenant clair que je ne vais pas être le choix principal, je ne vais pas être président, donc je me retire de la course", a-t-il déclaré lors d'une interview avec la présentatrice Rachel Maddow sur la chaîne MSNBC mercredi soir.

Depuis son entrée dans la course à la Maison Blanche en mars, Jay Inslee, 68 ans, avait fait de l'écologie son cheval de bataille.

"Le changement climatique, c'est le gros morceau et nous devons tout faire pour lutter contre", avait-il déclaré lors d'une interview à l'AFP la semaine dernière dans l'Iowa.

Jay Inslee voulait réduire à zéro les émissions de CO2 d'ici 25 ans, en passant à un parc de nouveaux véhicules -bus et automobiles- 100% électrique d'ici 2030.

Un programme particulièrement ambitieux aux Etats-Unis.

Les démocrates ne sont maintenant plus que 22 à vouloir remplacer le républicain Donald Trump à la Maison Blanche.

Selon les derniers sondages, l'ancien vice-président de Barack Obama, Joe Biden, est en tête avec 28,8% devant le sénateur socialiste Bernie Sanders (16%) et la sénatrice Elizabeth Warren (15,4%).

Avec AFP

Menace de récession, Trump toujours confiant

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Moi, Diego, coiffeur des présidents américains

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Un projet unique pour les 400 ans de l'esclavage

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Trump affirme qu'"aucun président" américain n'a autant aidé Israël que lui

Le président américain Donald Trump rencontre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son épouse Sara en présence de la première dame Melania Trump à la Maison Blanche le 5 mars 2018 à Washington, DC.

Donald Trump a affirmé mercredi qu'"aucun président" des Etats-Unis n'avait fait autant que lui pour Israël, alors qu'il était interrogé sur ses déclarations sur la "grande déloyauté" des électeurs juifs américains votant démocrates, dénoncées par certains comme étant antisémites.

"Je suis responsable de choses formidables pour Israël", a répondu le républicain à un journaliste qui l'interrogeait sur ses propos concernant la "loyauté" des électeurs juifs américains, en précisant dans sa question qu'il s'agissait d'un "célèbre cliché antisémite".

Sans répondre aux accusations d'antisémitisme, Donald Trump a insisté: "Aucun président n'est proche d'en avoir fait autant que moi" pour Israël.

Citant notamment sa reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, ainsi que de la souveraineté israélienne sur la partie du Golan syrien annexée par Israël en 1981, le milliardaire a alors de nouveau accusé des parlementaires dont l'Américano-palestinienne Rashida Tlaib, d'être "antisémites".

"Elles sont anti-Israël", a-t-il ajouté lors d'une longue conférence de presse improvisée devant la Maison Blanche.

"Selon moi, si vous votez pour un démocrate, vous êtes déloyaux envers le peuple juif et très déloyaux envers Israël", a-t-il réitéré. "Les démocrates se sont vraiment éloignés d'Israël. Je ne peux pas comprendre comment ils peuvent faire ça".

Ses déclarations mardi soir sur la "grande déloyauté" des électeurs juifs votant démocrate lui ont valu une volée de critiques de la part d'associations de lutte contre l'antisémitisme et de parlementaires démocrates.

Selon eux, elles rappellent le stéréotype sur la "double allégeance" supposée des juifs, qui ne seraient pas "loyaux" envers le pays où ils vivent.

Le candidat à la Maison Blanche Bernie Sanders a tweeté: "Je suis fier d'être juif et je n'ai aucune inquiétude sur le fait de voter démocrate".

En pleine controverse, Donald Trump a consacré trois tweets mercredi matin à rapporter les propos d'un commentateur de radio conservateur, qui aurait déclaré: "Le président Trump est le meilleur président pour les juifs et pour Israël de l'histoire de l'humanité (...) Et les juifs en Israël l'adorent comme si c'était le roi d'Israël".

"Merci Wayne Allyn Root pour ces mots très gentils", a écrit le président des Etats-Unis.

Le "hashtag" #kingofIsrael ("roi d'Israël") figurait parmi les sujets les plus commentés sur Twitter aux Etats-Unis mercredi après-midi.

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