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La série américaine la plus populaire annulée après un tweet raciste de sa star

Roseanne Barr lors de la première de "Roseanne" à Los Angeles le vendredi 23 mars 2018 à Burbank, Californie. (Photo par Jordan Strauss / Invision / AP)

La chaîne américaine ABC a annoncé mardi l'arrêt brutal de "Roseanne", la série la plus populaire des grandes chaînes américaines, tranchant dans le vif après un tweet raciste de la star du programme Roseanne Barr, soutien de Donald Trump et personnage controversé.

Tout est parti d'un message de Roseanne Barr posté dans la nuit de lundi à mardi. La comédienne de 65 ans s'en était prise à l'ancienne conseillère de Barack Obama, Valerie Jarrett: "les Frères musulmans et la Planète des singes ont eu un bébé: vj".

Quelques heures plus tard, Roseanne Barr supprimait ce tweet et écrivait: "Je m'excuse auprès de Valerie Jarrett et de tous les Américains. Je suis désolée d'avoir fait cette mauvaise plaisanterie sur sa politique et son apparence."

"J'aurais dû faire attention", a poursuivi celle qui est scénariste, productrice et actrice de la série "Roseanne", qui évoque l'histoire d'une famille ouvrière américaine peinant à joindre les deux bouts.

Mais ces excuses, suivies par l'annonce par l'actrice de son retrait de Twitter, n'ont pas suffi à éteindre la polémique.

La présidente du divertissement chez ABC, Channing Dungey, qui est noire, a qualifié d'"odieux" et de "répugnant" le message de Roseanne Barr, connue pour son soutien à Donald Trump et indissociable de "sa" série, considérée aux Etats-Unis comme l'une des plus marquantes des années 1980 et 1990, avant son retour en mars après 21 ans d'absence.

Le PDG de Disney lui-même, Bob Iger, très rare sur les réseaux sociaux, a retweeté mardi le message de Channing Dungey, ajoutant au sujet de sa filiale ABC qu'il "n'y avait qu'une seule chose à faire, et c'était celle-là".

"Nous devons en faire un moment de pédagogie", a déclaré Valerie Jarrett à la chaîne MSNBC, qui filmait une émission sur le racisme à laquelle participait celle qui a conseillé Barack Obama durant l'intégralité de ses deux mandats.

L'agence ICM Partners a de son côté annoncé mardi qu'elle ne représenterait plus Roseanne Barr, qui était jusqu'ici sa cliente.

Deux heures avant la décision d'ABC, l'actrice et productrice à succès noire Wanda Sykes avait annoncé quitter la série. Elle avait contribué à l'écriture du scénario de cette dixième saison de "Roseanne", beaucoup plus ouverte sur les minorités que par le passé.

Une personnalité sulfureuse

Lors de la diffusion de cette nouvelle saison, qui s'est achevée le 22 mai, "Roseanne" a été la série la plus regardée de la saison 2017-18 sur les grandes chaînes américaines. Un petit miracle, quand la presque totalité des reprises ou "reboots" de séries anciennes se soldent par des échecs ou des audiences moyennes.

ABC avait annoncé avoir commandé une onzième saison, trois jours seulement après la diffusion du premier épisode de la dixième.

Le président des Etats-Unis avait lui-même appelé celle que tout le monde nomme simplement Roseanne pour la féliciter sur ses audiences après la diffusion du premier épisode de la dixième saison.

Roseanne Barr est connue pour ses opinions conservatrices et a affiché, à plusieurs occasions, son soutien à Donald Trump.

Son compte Twitter est, de longue date, l'occasion pour elle d'afficher ses positions anti-avortement, anti-immigration, anti-démocrates, pro-israéliennes, souvent dans un langage fleuri et avec un goût pour les théories conspirationnistes.

"Vous pouvez sortir (la série) +Roseanne+ du racisme, mais vous ne pouvez pas sortir Roseanne (Barr) du racisme", a tweeté, en réaction, l'acteur américain Don Cheadle.

Plusieurs personnalités et anonymes avaient réclamé à ABC le retrait de la série pour sanctionner le tweet raciste. La décision de la chaîne a été largement saluée, notamment pour sa rapidité.

En revanche, de nombreuses personnalités d'extrême droite, notamment le conspirationniste Alex Jones, ont soutenu publiquement la comédienne, accusant la chaîne de censure. Certains ont même appelé à un boycott de la filiale de Disney.

L'une des principales actrices de la série, Sara Gilbert, a elle assuré que le tweet "ne (reflétait) pas les opinions de notre équipe ou de toute personne associée à la série", se disant, à titre personnel, "déçue" par le message, "c'est le moins que l'on puisse dire".

Pour sa dixième saison, la série avait notamment été saluée pour sa propension à réunir, au sein d'une même famille, des républicains et des démocrates capables d'échanger sans se brouiller.

Avec AFP

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Nouvel abandon d'un candidat démocrate dans la course à la Maison Blanche

Le gouverneur démocrate de Washington, lors du premier débat Premier débat des démocrates, à Miami, le 26 juin 2019

Il n'en reste plus que 22: le candidat à la primaire démocrate Jay Inslee a annoncé mercredi qu'il se retirait de la course à la Maison Blanche.

C'est le troisième abandon dans cette primaire après ceux d'Eric Swalwell et John Hickenlooper.

Jay Inslee, gouverneur progressiste de l'Etat de Washington, au nord-ouest des Etats-Unis, plafonnait à moins de 0,5% dans les sondages pour l'investiture démocrate.

"Cela devient maintenant clair que je ne vais pas être le choix principal, je ne vais pas être président, donc je me retire de la course", a-t-il déclaré lors d'une interview avec la présentatrice Rachel Maddow sur la chaîne MSNBC mercredi soir.

Depuis son entrée dans la course à la Maison Blanche en mars, Jay Inslee, 68 ans, avait fait de l'écologie son cheval de bataille.

"Le changement climatique, c'est le gros morceau et nous devons tout faire pour lutter contre", avait-il déclaré lors d'une interview à l'AFP la semaine dernière dans l'Iowa.

Jay Inslee voulait réduire à zéro les émissions de CO2 d'ici 25 ans, en passant à un parc de nouveaux véhicules -bus et automobiles- 100% électrique d'ici 2030.

Un programme particulièrement ambitieux aux Etats-Unis.

Les démocrates ne sont maintenant plus que 22 à vouloir remplacer le républicain Donald Trump à la Maison Blanche.

Selon les derniers sondages, l'ancien vice-président de Barack Obama, Joe Biden, est en tête avec 28,8% devant le sénateur socialiste Bernie Sanders (16%) et la sénatrice Elizabeth Warren (15,4%).

Avec AFP

Menace de récession, Trump toujours confiant

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Moi, Diego, coiffeur des présidents américains

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Un projet unique pour les 400 ans de l'esclavage

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Trump affirme qu'"aucun président" américain n'a autant aidé Israël que lui

Le président américain Donald Trump rencontre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son épouse Sara en présence de la première dame Melania Trump à la Maison Blanche le 5 mars 2018 à Washington, DC.

Donald Trump a affirmé mercredi qu'"aucun président" des Etats-Unis n'avait fait autant que lui pour Israël, alors qu'il était interrogé sur ses déclarations sur la "grande déloyauté" des électeurs juifs américains votant démocrates, dénoncées par certains comme étant antisémites.

"Je suis responsable de choses formidables pour Israël", a répondu le républicain à un journaliste qui l'interrogeait sur ses propos concernant la "loyauté" des électeurs juifs américains, en précisant dans sa question qu'il s'agissait d'un "célèbre cliché antisémite".

Sans répondre aux accusations d'antisémitisme, Donald Trump a insisté: "Aucun président n'est proche d'en avoir fait autant que moi" pour Israël.

Citant notamment sa reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, ainsi que de la souveraineté israélienne sur la partie du Golan syrien annexée par Israël en 1981, le milliardaire a alors de nouveau accusé des parlementaires dont l'Américano-palestinienne Rashida Tlaib, d'être "antisémites".

"Elles sont anti-Israël", a-t-il ajouté lors d'une longue conférence de presse improvisée devant la Maison Blanche.

"Selon moi, si vous votez pour un démocrate, vous êtes déloyaux envers le peuple juif et très déloyaux envers Israël", a-t-il réitéré. "Les démocrates se sont vraiment éloignés d'Israël. Je ne peux pas comprendre comment ils peuvent faire ça".

Ses déclarations mardi soir sur la "grande déloyauté" des électeurs juifs votant démocrate lui ont valu une volée de critiques de la part d'associations de lutte contre l'antisémitisme et de parlementaires démocrates.

Selon eux, elles rappellent le stéréotype sur la "double allégeance" supposée des juifs, qui ne seraient pas "loyaux" envers le pays où ils vivent.

Le candidat à la Maison Blanche Bernie Sanders a tweeté: "Je suis fier d'être juif et je n'ai aucune inquiétude sur le fait de voter démocrate".

En pleine controverse, Donald Trump a consacré trois tweets mercredi matin à rapporter les propos d'un commentateur de radio conservateur, qui aurait déclaré: "Le président Trump est le meilleur président pour les juifs et pour Israël de l'histoire de l'humanité (...) Et les juifs en Israël l'adorent comme si c'était le roi d'Israël".

"Merci Wayne Allyn Root pour ces mots très gentils", a écrit le président des Etats-Unis.

Le "hashtag" #kingofIsrael ("roi d'Israël") figurait parmi les sujets les plus commentés sur Twitter aux Etats-Unis mercredi après-midi.

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